Alan & Mary Whanger

Stephen Jones.

Alan D. Whanger ( 1930-2017), psychiatre de formation et professeur émérite de psychiatrie à l’Université de Duke, est surtout reconnu pour ses recherches approfondies et ses contributions significatives dans l’étude du Suaire de Turin, un sujet qui a capté son intérêt en 1977 après avoir découvert un livre de Thomas Humber. ( Stephen Jones, 2017 )

Whanger et son épouse Mary ont été parmi les premiers à appliquer des méthodes scientifiques pour explorer les images faciales et les marques botaniques sur le Suaire. Ils ont servi au sein de leur communauté protestante méthodiste.

1. Développement de la technique de superposition d’images polarisées (1981)

Alan D. Whanger, psychiatre de formation et professeur émérite de psychiatrie à Duke, a découvert un intérêt pour le Suaire en 1977. Sa première contribution significative remonte à 1981, lorsqu’il a développé la technique de « superposition d’images polarisées ». Cette méthode consiste à comparer des images du Suaire de Turin avec d’autres représentations de Jésus, telles que l’icône du Christ Pantocrator du monastère Sainte-Catherine au Sinaï.

Christ Pantocrator – monastère Sainte-Catherine au Sinaï ( wikipedia)

Comme l’explique le spécialiste du Saint Suaire Stephen Jones ( 2017 ) :

Whanger, A.D. & Whanger, M., 1985 – Applied Optics

Whanger a eu l’idée de projeter les deux images (l’icône ou la pièce et le visage du Suaire) à travers des filtres polarisants perpendiculaires l’un à l’autre. Comme l’explique Whanger :

« Les filtres polarisants sont des filtres cristallins qui restituent les rayons lumineux essentiellement dans un seul plan. Lorsque les filtres polarisants ont leurs axes à angle droit, presque toute la lumière est bloquée. En tournant l’un des filtres au même angle que l’autre, une partie importante de la lumière passe. En regardant les images projetées sur un écran  lenticulaire à travers un troisième filtre polarisant qui est tourné, on peut voir d’abord une image puis l’autre de manière hautement contrôlée afin que des observations précises puissent être faites sur des points individuels pour déterminer la similitude ou la dissemblance «  [ Stephen Jones ( 2017 ) ]

Fondation du Council for Study of the Shroud of Turin (CSST)
Whanger a co-fondé le Council for Study of the Shroud of Turin (CSST) en 1994 avec son épouse Mary Whanger et Philip E. Dayvault pour approfondir la recherche et sensibiliser le public aux découvertes sur le Suaire.

Philip E. Dayvault

Le CSST a notamment permis l’acquisition de matériel de recherche avancé, tel qu’un microscope Olympus AX-70 pour examiner la collection d’images prises par Max Frei, une source importante de données au sujet des pollens provenant du Suaire.

2. Publication du livre The Shroud of Turin: An Adventure of Discovery (1998)
Whanger et sa femme Mary ont rassemblé leurs découvertes et analyses dans leur ouvrage The Shroud of Turin: An Adventure of Discovery, publié en 1998.

Le livre présente leurs découvertes sur le Suaire, y compris leurs comparaisons avec des pièces de monnaie et des œuvres d’art byzantin. Cette publication constitue une étape importante dans la reconnaissance de leur approche scientifique et visuelle du Suaire.

3. Contribution à la conférence internationale sur le Suaire de Turin (1999)


Lors de la conférence de 1999 à Richmond, en Virginie, Whanger a présenté The Real Date of the Shroud: The Visual Evidence, où il expose des preuves visuelles suggérant une datation plus ancienne du Suaire.

Richmond, 1999 – Shroud.com

Sa présentation se base sur les nombreux points de congruence observés et vise à établir la possible authenticité du Suaire comme relique historique.

4. Étude botanique avec Avinoam Danin et Flora of the Shroud of Turin (1999)


En collaboration avec le botaniste israélien Avinoam Danin et l’expert en palynologie Uri Baruch, Whanger a analysé les grains de pollen et les images botaniques présentes sur le Suaire. Leur étude, publiée en 1999, indique que les plantes et pollens identifiés sont spécifiques à la région de la Terre Sainte, soutenant l’idée que le Suaire pourrait avoir une origine géographique autour de Jérusalem.

5. Publication de Aspects of the Shroud in Botany and Related Art (2008)


Dans le cadre d’une conférence internationale en 2008, les Whanger ont fait une présentation intitulée Aspects of the Shroud in Botany and Related Art, où ils explorent plus en profondeur les éléments botaniques du Suaire et leur relation avec l’iconographie chrétienne. Ils soutiennent l’idée que la présence de certaines plantes sur le Suaire renforce son lien potentiel avec la Terre Sainte.

Bibliographie APA

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.