Alfonso V. Carrascosa

Alfonso V. Carrascosa est un chercheur en microbiologie et un scientifique associé au Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC), travaillant à l’Institut de Recherche en Sciences de l’Alimentation (CIAL) à Madrid, qui collabore avec l’Université Autonome de Madrid (UAM). Il détient un doctorat en sciences biologiques de l’Université Complutense de Madrid et a initialement orienté ses recherches vers la microbiologie des aliments. Il est également membre du Musée National des Sciences Naturelles, une division du CSIC.

Il a publié plusieurs ouvrages sur l’impact positif de l’Église catholique sur le développement scientifique en Espagne, dont le livre Iglesia Católica y Ciencia en la España del Siglo XX (2019), où il explore l’influence catholique sur la science espagnole contemporaine. Carrascosa est également actif dans la divulgation scientifique, participant régulièrement à des conférences et collaborant avec des médias et des plateformes en ligne sur des sujets liés à la microbiologie et à l’histoire des sciences

Travail sur les copies espagnoles du Saint Suaire :

En 2012, avec son collègue César Barta expert sur l’analyse de la composition biologique et chimique des tissus et des reliques, Alfonso V. Carrascosa a mené une enquête scientifique très importantes sur les copies espagnoles sur Saint Suaire, notamment pour la discussion sur les théories de la fraude médiévale et les théories de l’empreinte.

La recherche novatrice de César Barta et Alfonso V. Carrascosa explore les différences fondamentales entre le Saint Suaire de Turin et ses copies espagnoles et portugaises, dont la plupart remontent au XVIe siècle et ont été produites par des artistes dans l’intention de représenter cette relique sacrée. Les auteurs examinent en profondeur ces copies pour déterminer si elles peuvent soutenir l’hypothèse selon laquelle le Suaire de Turin pourrait être un travail humain.


Les copies de cette relique, produites principalement après le XVe siècle, fournissent une base de comparaison. Les copies étudiées, dont certaines se trouvent en Espagne et au Portugal, offrent des indices sur les techniques artistiques et les limites de l’époque, avec des œuvres montrant la trace de pigments à base de métaux lourds, mais manquant des qualités uniques du Suaire.

L’article est soutenu par des recherches de laboratoire approfondies, incluant des analyses de pigments et des techniques d’imagerie, qui confirment la présence de matériaux ajoutés aux copies, mais pas dans le Suaire de Turin lui-même.

Analyse des Copies

Barta et Carrascosa soulignent plusieurs caractéristiques clés du Suaire de Turin qui ne se retrouvent pas dans les copies :

  1. Négativité et Absence de Contours : Contrairement aux copies, l’image du Suaire ne possède pas de contours nets et apparaît en négatif, une caractéristique difficile à reproduire. Les copies ont des contours évidents et montrent souvent une image positive.
  2. Transparence : Lorsqu’on observe le Suaire de Turin à contre-jour, les ombres correspondent seulement aux taches de sang. Les copies, en revanche, laissent apparaître la silhouette entière car elles sont peintes avec des pigments ajoutés.
  3. Absence d’Image sur l’Envers : Le Suaire de Turin montre des traces de sang mais pas d’image à travers la toile, contrairement aux copies, où l’image est visible sur les deux faces lorsque la reproduction du Saint Suaire s’est attachée à reproduire les caractéristiques visibles présentes sur la relique originale. Ce qui indique une technique de peinture traversant le tissu pour les copies et non pour le Saint Suaire étudié par le STURP en 1978. Cette remarque est utile pour la discussion sur les théories de l’empreinte
Étude Spécifique des Copies de Noalejo

Les copies les plus remarquables sont les deux copies de Noalejo, datées de 1527, soit cinq ans avant l’incendie de Chambéry de 1532. Elles contiennent des détails peints tels que des trous disposés en forme de « L », en référence aux trous observés sur le Suaire d’origine. Ces copies, bien que plus fidèles, montrent tout de même les limitations d’une création humaine, notamment par l’usage de pigments identifiés comme de l’étain, du plomb, du fer et d’autres éléments lourds lors des analyses en microscopie électronique.


Voir notamment : Noalejo I & Noalejo II

Conclusion et Implications

L’étude de Barta et Carrascosa démontre que malgré les tentatives de reproduction, les copies ne peuvent imiter la complexité de l’image originale du Suaire de Turin. Les propriétés physiques uniques du Suaire, notamment son image négative et sa transparence, semblent incompatibles avec une technique de peinture ou tout autre procédé artistique traditionnel. Barta et Carrascosa concluent que le Suaire ne pourrait pas être une œuvre peinte et que les tentatives d’imitation démontrent davantage les limites des méthodes de l’époque plutôt que la faisabilité d’une reproduction authentique.

Cette étude renforce la position des chercheurs qui estiment que le Suaire ne pourrait pas être le fruit d’une intervention humaine.


Références :

Publications autour du Saint Suaire

Sindonologie :

Barta, C., & Carrascosa, A. V. (2012). The Shroud of Turin and its ancient copies. Scientific Research and Essays, 7(29), 2526-2544. https://doi.org/10.5897/SRE12.384

Microbiologie :

Voici une bibliographie en APA concernant Alfonso V. Carrascosa, centrée sur ses contributions à la microbiologie et la relation entre science et foi :

  1. Carrascosa, A. V. (2005). Microbiología del vino. CSIC.
  2. Carrascosa, A. V. (2011). Molecular wine microbiology. Elsevier.
  3. Carrascosa, A. V. (2011). Los microbios que comemos. CSIC.

Histoire des sciences, histoire religieuse :

  1. Carrascosa, A. V. (2015). Jose Ibáñez Martín y la ciencia. El Consejo Superior de Investigaciones Científicas. Editorial Bendita María.
  2. Carrascosa, A. V. (2019). Iglesia Católica y Ciencia en la España del Siglo XX. Editorial Bendita María.

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