En médecine légale et criminelle, un fragment de tissu imprégné de sang (fibrille) ne permet pas de réaliser un hémogramme complet comme celui effectué avec un échantillon de sang frais. L’hémogramme nécessite en effet du sang entier pour analyser le nombre et l’état des cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) dans leur forme intacte.
Les possibilités pour l’analyse de sang :
Lorsqu’il s’agit de fragments de tissu imprégnés de sang ou de très petites quantités de sang séché, on utilise d’autres approches :
- Spectrométrie et analyses chimiques : Des techniques de spectrométrie, de chromatographie ou de tests chimiques peuvent être employées pour détecter des composants spécifiques du sang (comme l’hémoglobine dégradée ou d’autres protéines spécifiques) et pour confirmer la présence de sang humain, mais elles ne remplacent pas les résultats quantitatifs et cellulaires d’un hémogramme.
- Tests immunologiques : Des tests comme la recherche de groupes sanguins ou de certains marqueurs de protéines peuvent être réalisés. Cela peut parfois aider à confirmer la nature humaine du sang, déterminer le groupe sanguin, ou rechercher d’autres informations pertinentes, mais sans la précision d’un hémogramme.
- Analyses ADN ( plus récent ) : Le sang séché ou un fragment de tissu contenant du sang peut être utilisé pour extraire et analyser l’ADN. Cette méthode permet d’identifier une personne (par exemple, pour des tests de filiation ou de comparaison avec des profils génétiques criminels), mais elle ne fournit pas d’information sur les paramètres sanguins de l’hémogramme. Cependant, l’analyse de l’ADN a été introduite dans les laboratoires de médecine légale à la fin des années 1980. Cette période marque le début de l’utilisation commerciale de cette technologie pour l’identification des individus et la résolution d’affaires criminelles.