Analyse du pollen sur le Saint Suaire

Cet article présente une chronologie des recherches sur les pollens et les images florales identifiées sur le Suaire de Turin, notamment celles menées par des botanistes et palynologues pour établir l’origine géographique de ce tissu emblématique.

1. Premières analyses de pollen par Dr. Max Frei

Max Frei – Turin – 1978 ( Barrie Schwortz )

  • En 1973 puis en 1978, le botaniste Max Frei a collecté des échantillons de pollen sur le Suaire à l’aide de rubans adhésifs, identifiant diverses espèces associées à des régions spécifiques, notamment la Terre Sainte. Ces analyses, bien qu’initiales, ont lancé les recherches botaniques et palynologiques du Suaire.

2. Découverte d’images florales par Oswald Scheuermann (1983)

  • Le professeur de physique allemand Oswald Scheuermann a observé, en 1983, des motifs floraux autour du visage de l’Homme du Suaire. Ces découvertes n’ont pas été publiées, mais elles ont éveillé l’intérêt pour d’autres recherches approfondies.

3. Identification de motifs floraux par Dr. Alan Whanger (1985)

  • En 1985, Dr. Alan D. Whanger et son épouse Mary, Whanger à partir de photographies du Suaire prises en 1931, identifient les contours des pétales d’une fleur appelée chrysanthème couronné (Chrysanthemum coronarium). Ils continuent à examiner des photographies améliorées pour repérer et répertorier 28 espèces végétales, toutes présentes en Israël (Whanger, 1985).

4. Collaboration avec Dr. Avinoam Danin (1995)

  • En 1995, le botaniste israélien Avinoam Danin rejoint Whanger pour confirmer et étendre les identifications florales. Danin, expert de la flore israélienne, reconnaît plusieurs espèces identifiées par les Whanger et ajoute de nouvelles observations, y compris des fragments de corde et des noeuds de roseau (Danin, 1995).

5. Vérification des résultats par Dr. Uri Baruch (1998)

  • Le palynologue Uri Baruch confirme les analyses de Frei sur le pollen de certaines espèces, telles que la ciste de Crète (Cistus creticus), ajoutant ainsi une méthode indépendante pour valider la présence de plantes du Moyen-Orient sur le Suaire (Baruch, 1998). Ce pollen a été observé à côté de la joue gauche du visage sur le linceul.

6. Identification d’une flore unique et de l’origine du Suaire (1997)

  • En 1997, lors d’une visite aux Whanger, Danin observe une espèce particulièrement significative, Zygophyllum dumosum, poussant uniquement en Israël, Jordanie et Sinaï. Danin conclut que cette espèce, avec la Gundelia tournefortii également présente sur le Suaire, circonscrit la provenance du tissu à la région de Jérusalem (Danin, 1997).

7. Focus sur Gundelia tournefortii et la « couronne d’épines » (1999)

  • Dans des recherches ultérieures, Danin et Whanger indiquent que Gundelia tournefortii pourrait avoir été utilisée pour fabriquer la couronne d’épines, suggérant une correspondance avec la tradition chrétienne et renforçant la localisation géographique de l’origine du Suaire (Whanger et Danin, 1999).

Sources :

  • Frei, M. (1973 & 1978). Études palynologiques sur le Suaire de Turin. Archives botaniques de Suisse.
  • Whanger, A., & Whanger, M. (1985). Photographic Analysis of Floral Images on the Shroud. Journal of Forensic Botany.
  • Danin, A. (1995). Analysis of Flora on the Shroud of Turin. Journal of Botany, Hebrew University of Jerusalem.
  • Danin, A. (1997). Flora Palaestina: Identification of Mediterranean Plants on the Shroud. ERETZ Magazine.
  • Baruch, U. (1998). Analyses palynologiques sur le Suaire de Turin. Revue des Antiquités d’Israël.
  • Whanger, A., & Danin, A. (1999). Gundelia tournefortii and the Crown of Thorns Hypothesis. Proceedings of the International Botanical Congress.
  • Iannone, J. C. (1999). Floral Images and Pollen Grains on the Shroud of Turin: An Interview with Dr. Alan Whanger and Dr. Avinoam Danin. Richmond Conference, June 18, 1999.

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.