André van Cauwenberghe (1913-2008) est un ingénieur et chercheur français, spécialisé en chimie ( Ancien élève de l’Ecole nationale supérieure de chimie de Paris, docteur ès Sciences ) connu pour son implication dans les études scientifiques sur le Suaire de Turin.
Avec une formation en sciences exactes, il a activement participé aux débats techniques et analytiques concernant les analyses et la conservation du linceul. Catholique de tradition, il a été le président-fondateur du Centre international d’étude sur le linceul de Turin.( CIELT )
Biographie
Protocole sur la Datation au Carbone 14 :
Désireux d’intéresser au Saint Suaire les milieux scientifiques dont il est issu, André Van Cauwenberghe tente, dès 1983, de constituer un comité scientifique français avec deux amis : le professeur Jacques Benard, membre de l’Académie des sciences et président de la Fondation de la maison de la chimie, ainsi que le professeur Lazlo Mester.
Accompagné de frère Bruno Bonnet-Eymard, André van Cauwenberghe prend contact, à Lyon, avec Jacques Evin, spécialiste français du carbone 14. Tous trois suivent l’affaire jusqu’à ce que la décision de dater le Linceul soit acceptée par le Saint-Siège.
Centre international d’étude sur le linceul de Turin ( CIELT )
André van Cauwenberghe fonda, en 1989, le Centre international d’étude sur le linceul de Turin au sein duquel il voua les trente dernières années de sa vie à faire connaître le Saint Suaire et surtout son authenticité qu’il considérait comme un signe de contradiction pour le XX° siècle incroyant, sceptique et agnostique.
André van Cauwenberghe a joué un rôle déterminant dans la création du Centre International d’Études sur le Linceul de Turin (CIELT), association fondée en réaction aux résultats controversés de la datation au carbone 14 publiés par Nature en 1989, qui dataient le Linceul entre 1260 et 1390. Dès 1983, van Cauwenberghe, physicien et fervent défenseur de l’authenticité du Linceul, a suivi l’émergence du protocole sur la datation du Saint suaire au carbone 14.
Il a commencé à structurer un comité scientifique français avec Jacques Benard, président de la Fondation de la maison de la chimie, et Lazlo Mester. Après les résultats de la datation au carbone 14 en 1988, van Cauwenberghe s’allie avec Jacques Evin, spécialiste du carbone 14, et Dorothy Crispino, sindonologue américaine, pour organiser un symposium international à Paris en septembre 1989.
symposium international à Paris en septembre 1989.
Lors de ce premier symposium, une trentaine de scientifiques de divers domaines se réunissent pour discuter des divergences et des faiblesses des analyses de datation. Cet événement lance la dynamique de coordination scientifique qui aboutit à la fondation du CIELT en novembre 1989.
En 1990, il fonda la Revue internationale du linceul de Turin, publication mensuelle dont il assura la direction de 75 numéros jusqu’en 1996, date à laquelle le nouveau président (depuis 1994) Daniel Raffard de Brienne la transforma en revue trimestrielle.
En tant que président du CIELT, van Cauwenberghe dirige le deuxième symposium à Rome en 1993, suivi d’un autre à Paris en 1995, réunissant un millier de participants, et d’un troisième à Nice en 1997, orienté sur les travaux historiques et scientifiques. Sous son impulsion, le CIELT devient un acteur majeur dans les études sur le Linceul de Turin, organisant également un quatrième symposium à Paris en 2002 et un colloque scientifique en 2023.
Contributions :
Vérification du protocole de datation au carbone 14 de 1988 :
Van Cauwenberghe a collaboré avec d’autres experts en textiles, notamment Franco Testore, dans le cadre du premier Symposium Scientifique International du CIELT en 1989.
Le problème de précision méthodologique et de rigueur du protocole de datation au carbone 14 est devenue source de controverse, notamment autour de la pesée et des dimensions des échantillons prélevés en 1988.
Le problème des échantillons :
La correspondance entre Franco Testore, responsable de la pesée des échantillons du Saint Suaire, et André van Cauwenberghe, révèle une rectification de Testore concernant des données techniques présentées initialement lors du symposium de Paris en septembre 1989. Testore a demandé que la page 3 de son rapport initialement transmis au CIELT soit remplacée par une version corrigée, clarifiant des détails sur la composition des échantillons. Cette correction de Testore expliquerait pourquoi l’échantillon reçu par le laboratoire de Tucson, dirigé par Douglas Donahue, était en deux parties, soit 39,6 mg et 14,1 mg, pour atteindre le poids requis de 53,7 mg.
Pour le frère Bonnet-Eymard, ces différences auraient une explication très différentes le conduisant à l’hypothèse d’une fraude par substitution d’échantillon le 21 avril 1988.
( voir Problème des pesées dans les déclarations de Franco Testore )
( voir Thèses du frère Bonnet-Eymard )
Bibliographie :
- Testore, F. A. (1989). Le Saint Suaire. Examen et prélèvement effectués le 21 avril 1988. In Actes du Ier Symposium Scientifique International du CIELT : Le Saint Suaire de Turin, Examen scientifique. Paris : CIELT. page 45 – 46
- C.I.E.L.T ( 1989 ) Actes du Ier Symposium Scientifique International du CIELT Ier Symposium Scientifique International du CIELT, Paris, 1989
- Van Cauwenberghe, A. (1991). A tentative account of comparative iconography (V. Harper, Trans.). Shroud News, (63).
- Bonnet-Eymard, B. (1996). Enquête au sujet de la datation au carbone 14: La mystification du British Museum démasquée. Paris: Contre-Réforme Catholique.
- Van Cauwenberghe, A. (1998), Les origines du CIELT. Les jalons d’une approche scientifique du Linceul de Turin en France dans la RILT, n° 8-9, printemps-été 1998, p. 2-15.
- Centre International d’Études sur le Linceul de Turin. (2024 ). Les origines du CIELT. Linceul de Turin. Retrieved from https://linceuldeturin.com/article-test-2/
- Centre International d’Études sur le Linceul de Turin. (n.d.). Les fondateurs du CIELT : Du comité scientifique du Ier symposium scientifique international de Paris sur le Linceul de Turin (1989) aux membres fondateurs du Centre international d’études sur le Linceul de Turin (1990). Linceul de Turin. Retrieved from https://linceuldeturin.com/les-fondateurs-du-cielt/