Arthur  Forgeais

Arthur Forgeais
médaillon en marbre réalisé par Constantin La Barbera (XIXᵉ siècle), conservé au Musée Carnavalet (inv. S811).
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Un érudit entre numismatique, antiquités et curiosités religieuses

Arthur Forgeais est une figure représentative de l’érudition française du XIXᵉ siècle, à la croisée de la numismatique, de l’antiquariat et de l’histoire des objets symboliques et dévotionnels. Actif dans les cercles savants parisiens, il appartient à cette génération qui, après la Révolution, tente de reconstituer, classer et interpréter les vestiges matériels du passé, souvent avec une curiosité encyclopédique plus qu’avec une méthode critique moderne.

Œuvres et contributions majeures

Son nom reste principalement attaché à des travaux de catalogage et d’interprétation :

  • Études numismatiques et antiquaires : Forgeais publie des descriptions détaillées de monnaies, médailles commémoratives, objets votifs et pièces singulières liées à l’histoire religieuse et politique.
  • Intérêt pour les reliques et leurs représentations : il s’intéresse aux objets liés à la dévotion chrétienne (médailles, images, souvenirs de pèlerinage), cherchant à retracer leur diffusion et leur signification.
  • Méthode : descriptive, comparative, parfois spéculative ; Forgeais s’inscrit dans une tradition savante antérieure à la stricte critique historico-scientifique qui s’imposera à la fin du siècle.

LL’intérêt d’Arthur Forgeais pour l’étude du Saint Suaire

’intérêt d’Arthur Forgeais pour l’étude du Saint Suaire tient moins à une démonstration historique achevée qu’à la conservation et à la description précise d’un témoignage matériel rare : une effigie de pèlerinage en plomb, interprétée comme liée au Suaire de Besançon.

Forgeais, A. (1865). – p 105.

Son analyse, menée dans le contexte intellectuel des années 1860, privilégie naturellement les traditions comtoises alors dominantes et le cadre explicatif fourni par Jean-Jacques Chifflet, au

La datation de 1357 proposée par Forgeais, fondée sur une lecture des armoiries (Vergy et Charny notamment) demeure fragile et ouverte à discussion ; en réalité, l’objet peut être plus solidement encadré entre 1357, date des premières ostensions documentées du suaire de Lirey, et 1453, année où Marguerite de Charny aurait transmis le Saint Suaire au Duc Louis I er de Savoie.

Référence :

— Notes —
  1. La Barbera, C. [XIXᵉ siècle]. Portrait d’Arthur Forgeais (1822–1878) [Médaillon en marbre]. Musée Carnavalet – Histoire de Paris.[↩]

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