ASSIST


L’Association of Scientists and Scholars International for the Shroud of Turin (ASSIST) est dédiée à l’étude scientifique continue du Suaire de Turin. Fondée le 7 avril 1983, elle se composait de chercheurs actifs dans diverses disciplines (anthropologie, archéologie, botanique, chimie, physique, etc.) et de bénévoles impliqués dans le traitement de données, de traduction et de soutiens financiers pour le financement des recherches sans prendre de position officielle sur l’authenticité du Suaire.

Les participants à cette initiative furent Dr. Frederick T. Zugibe, médecin et président d’ASSIST; Paul C. Maloney, vice-président et directeur des projets généraux d’ASSIST; Dr. Walter C. McCrone, chimiste et expert en microscopie; Dr. Alan D. Whanger, spécialiste en superposition polaroïd; Dr. Jeanette Cardamone, chimiste textile; Fr. Albert R. Dreisbach, Jr., et Daniel C. Scavone,

Examens des échantillons de Max Frei

Lors de la réunion organisée le 23 juillet 1988 par l’Association of Scientists and Scholars International for the Shroud of Turin (ASSIST), des experts ont examiné les échantillons de Max Frei. Parmi les participants se trouvaient des figures de premier plan comme Dr. Benjamin Stone, directeur du département de botanique de l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie, ainsi que Dr. Alan Adler et Dr. Walter McCrone, qui se sont concentrés sur l’analyse chimique et structurelle des particules observées.

Madame Gertrud Frei-Sulzer et son fils Ulrich examinent la collection de rubans de Max Frei provenant du Suaire, en compagnie de M. Paul C. Maloney (à droite) Photo Dr Alan D. Whanger

Paul Maloney, vice-président d’ASSIST, a supervisé la session, donnant accès aux échantillons récemment acquis de l’épouse de Max Frei, Gertrud Frei-Sulzer. Avec des équipements de microscopie et la documentation photographique de Barrie Schwortz (STURP), les chercheurs ont analysé en profondeur la collection de Frei.
Avec la participation de Dr. Walter McCrone et Dr. Alan Adler, les échantillons ont été observés et analysés sous un microscope, avec des particules telles que des fibres de lin et de coton, des pollens, et des fibres brûlées détectées. La présence inattendue de débris floraux (anthères, filaments, etc.) a suscité l’hypothèse que des fleurs auraient été déposées sur le Suaire, théorie appuyée par le palynologue américain Dr. A. Orville Dahl.

Dr Walter Mc Crone examinant les échantillons de Max Frei – 1988 – Photo Dr Alan D. Whanger

Les analyses ont révélé que 27 des 28 échantillons semblaient provenir directement du Suaire, soutenant l’hypothèse selon laquelle des fleurs avaient pu être posées sur le tissu à un moment donné. Ce qui confirmait les observations de M. Oswald Scheuermann

Dans son article intitulé « Walter C. McCrone and the Max Frei Sticky Tapes of 1978 », Paul C. Maloney fournit un contexte détaillé concernant les opinions controversées de Walter C. McCrone sur les échantillons de rubans adhésifs de pollen prélevés par Max Frei sur le Suaire de Turin en 1978. McCrone, assisté de scientifiques comme le Dr Alan Adler et le Dr Stone, a étudié ces échantillons au microscope mais a trouvé peu de grains de pollen, ce qui l’a amené à douter des affirmations de Frei.

McCrone, en désaccord avec les conclusions de Frei, soutenait que celui-ci avait exagéré ou falsifié le nombre de pollens observés, notant que certaines espèces identifiées par Frei nécessitaient une pollinisation par les insectes plutôt que par le vent, ce qui, selon lui, rendait leur présence sur le Suaire peu plausible.

Cependant, Paul Maloney défend le travail de Frei en expliquant que les méthodes de McCrone, utilisant un faible niveau de grossissement, auraient pu lui faire manquer les détails plus fins que Frei prétendait avoir observés. En utilisant une approche différente avec un grossissement plus élevé, Maloney affirme avoir pu identifier plus de 300 grains de pollen sur un seul ruban.

Maloney avance que Frei, qui était avant tout expert médico-légal et non palynologue, a peut-être abordé cette analyse sous un angle différent et défend la rigueur de son travail.

Ses recherches, renforcées par les contributions du palynologue Dr. A. Orville Dahl, suggèrent que certains pollens et débris végétaux auraient pu être déposés lors de rites religieux, ce qui rendrait plausible leur présence sur le Suaire.

Cet article met ainsi en évidence la complexité des méthodes d’analyse des preuves polliniques du Suaire et souligne de façon très diplomatique l’influence des biais méthodologiques et interprétatifs dans les débats scientifiques entourant cette relique.

Sources :

L’ensemble des numéros de la revue !
Au sujet de l’examen des échantillons de Max Frei en 1988 :

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.