Barta Gil, César

Cesare Gil Barta – 2009

César Barta Gil est un physicien espagnol, diplômé de l’Université Complutense de Madrid, avec une spécialisation en sciences physiques.

Il est actuellement chef de projet chez Iberespacio, où il est impliqué dans l’industrie aérospatiale, notamment dans la gestion des vols de la fusée européenne Ariane. Barta Gil a également une solide expérience dans les domaines de la recherche nucléaire et électronique.

Contributions sur le Saint Suaire :


En parallèle de sa carrière, il est activement engagé dans la recherche et la divulgation scientifique sur le Suaire de Turin, un domaine où il est largement reconnu en tant qu’expert​.

Membre du Centre Espagnol de Sindonologie, Barta Gil consacre une partie de son temps à l’étude des reliques, comme le Suaire de Turin et le Suaire d’Oviedo. Il donne fréquemment des conférences et écrit pour des publications spécialisées, contribuant à faire avancer les connaissances sur le Suaire grâce à une approche scientifique rigoureuse et accessible​

1. Travail sur les copies espagnoles du Saint Suaire :

En 2012, avec son collègue Alfonso V. Carrascosa, expert sur l’analyse de la composition biologique et chimique des tissus et des reliques, César Barta Gil a mené une enquête scientifique très importantes sur les copies espagnoles sur Saint Suaire, notamment pour la discussion sur les théories de la fraude médiévale et les théories de l’empreinte.

La recherche novatrice de César Barta et Alfonso V. Carrascosa explore les différences fondamentales entre le Saint Suaire de Turin et ses copies espagnoles et portugaises, dont la plupart remontent au XVIe siècle et ont été produites par des artistes dans l’intention de représenter cette relique sacrée. Les auteurs examinent en profondeur ces copies pour déterminer si elles peuvent soutenir l’hypothèse selon laquelle le Suaire de Turin pourrait être un travail humain.
Les copies de cette relique, produites principalement après le XVe siècle, fournissent une base de comparaison. Les copies étudiées, dont certaines se trouvent en Espagne et au Portugal, offrent des indices sur les techniques artistiques et les limites de l’époque, avec des œuvres montrant la trace de pigments à base de métaux lourds, mais manquant des qualités uniques du Suaire.

L’article est soutenu par des recherches de laboratoire approfondies, incluant des analyses de pigments et des techniques d’imagerie, qui confirment la présence de matériaux ajoutés aux copies, mais pas dans le Suaire de Turin lui-même.

Analyse des Copies

Barta et Carrascosa soulignent plusieurs caractéristiques clés du Suaire de Turin qui ne se retrouvent pas dans les copies :

  1. Négativité et Absence de Contours : Contrairement aux copies, l’image du Suaire ne possède pas de contours nets et apparaît en négatif, une caractéristique difficile à reproduire. Les copies ont des contours évidents et montrent souvent une image positive.
  2. Transparence : Lorsqu’on observe le Suaire de Turin à contre-jour, les ombres correspondent seulement aux taches de sang. Les copies, en revanche, laissent apparaître la silhouette entière car elles sont peintes avec des pigments ajoutés.
  3. Absence d’Image sur l’Envers : Le Suaire de Turin montre des traces de sang mais pas d’image à travers la toile, contrairement aux copies, où l’image est visible sur les deux faces lorsque la reproduction du Saint Suaire s’est attachée à reproduire les caractéristiques visibles présentes sur la relique originale. Ce qui indique une technique de peinture traversant le tissu pour les copies et non pour le Saint Suaire étudié par le STURP en 1978. Cette remarque est utile pour la discussion sur les théories de l’empreinte
Étude Spécifique des Copies de Noalejo

Les copies les plus remarquables sont les deux copies de Noalejo, datées de 1527, soit cinq ans avant l’incendie de Chambéry de 1532. Elles contiennent des détails peints tels que des trous disposés en forme de « L », en référence aux trous observés sur le Suaire d’origine. Ces copies, bien que plus fidèles, montrent tout de même les limitations d’une création humaine, notamment par l’usage de pigments identifiés comme de l’étain, du plomb, du fer et d’autres éléments lourds lors des analyses en microscopie électronique.
Voir notamment : Noalejo I & Noalejo II

Conclusion et Implications

L’étude de Barta et Carrascosa démontre que malgré les tentatives de reproduction, les copies ne peuvent imiter la complexité de l’image originale du Suaire de Turin. Les propriétés physiques uniques du Suaire, notamment son image négative et sa transparence, semblent incompatibles avec une technique de peinture ou tout autre procédé artistique traditionnel. Barta et Carrascosa concluent que le Suaire ne pourrait pas être une œuvre peinte et que les tentatives d’imitation démontrent davantage les limites des méthodes de l’époque plutôt que la faisabilité d’une reproduction authentique.

Cette étude renforce la position des chercheurs qui estiment que le Suaire ne pourrait pas être le fruit d’une intervention humaine.

2) L’icône de Beyrouth et le Suaire de Turin

Dans une recherche plus récente en 2018 développée avec Pedro Sabe and José Manuel Orenga, « L’icône de Beyrouth et le Suaire de Turin » explore l’hypothèse que l’icône de Beyrouth, conservée dans la ville puis transférée à Constantinople, pourrait être le Suaire de Turin, en lieu et place du Mandylion d’Edesse. Selon les auteurs, l’icône représentait un portrait grandeur nature du Christ portant les traces des blessures de la Passion. Ils postulent que ce tissu aurait été transféré à la porte Chalkê à Constantinople, avant de disparaître lors du sac de la ville par les croisés en 1204.

Par ailleurs, les pollens identifiés sur le Suaire de Turin dès 1973 par Max Frei, en particulier le Prunus spartioides, renforcent l’hypothèse de son passage par Beyrouth. En effet, ce pollen est spécifique à la région entre le Liban et la Syrie et pourrait établir une trace de passage du Suaire en ces lieux. L’icône de Beyrouth, mentionnée lors du Concile de Nicée II, aurait représenté le Christ de « taille réelle », avec des traces de la Passion, et aurait été déplacée à Constantinople par l’empereur Jean Ier Tzimiskès en 975. On peut s’interroger pour savoir si l’icône de Beyrouth n’était pas déjà une copie du Saint Suaire car les traces documentaires autour du Mandylion semblent plus anciennes.
Les auteurs évoquent la présence d’une relique du sang de Christ à Venise qui pourrait être analysée pour prouver ou infirmer ce lien avec le Suaire de Turin. Mais cette possibilité reste encore non réalisée, et tant que des analyses scientifiques ne sont pas effectuées, ces spéculations très documentées demeurent hypothétiques. L’article s’appuie sur des documents de l’époque, mais il y a peu de preuves directes confirmant que cet artefact et le Suaire de Turin soient identiques

Publications autour du Saint Suaire

Curriculum :

Equipo de Investigación del Centro Español de Sindonología (EDICES). (2013). El equipo de investigación (EDICES). Récupéré de https://www.linteum.com/ces-el-edices.php

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