La copie fut conservée dans la cathédrale Saint-Étienne de Besançon avant que la Révolution française ne conduise à sa destruction en 1794. Il existe des débats historiques pour savoir si le Saint Suaire a été réellement détruit en 1794.
Il existe des débats historiques pour comprendre si cette copie du Saint Suaire pourrait témoigner de la présence du Saint Suaire entre 1204 et 1357 autour de Besançon.

Le Saint Suaire de Besançon (Paris 2015).
Description
La copie de Besançon, de taille similaire à l’original, reproduisait l’image du corps entier de Jésus, avec les marques emblématiques de la crucifixion et les traces de sang. Elle était souvent décrite comme moins détaillée que l’original, mais les fidèles et pèlerins la considéraient comme sacrée en raison de son lien présumé avec l’original.

Elle portait les marques distinctives de trous en forme de “L”, similaires à ceux de l’original, mais sans les marques de brûlures de l’incendie de Chambéry en 1532, ce qui témoigne d’une copie antérieure à cet événement.

Histoire
Dom François Chamard en 1902, dansLe linceul du Christ. étude critique et historique soutenait les affirmations selon lesquelles Otto de la Roche aurait reçu le Suaire comme récompense pour ses services auprès de Boniface et l’aurait envoyé en 1206 à son père, Pons de la Roche, qui l’aurait confié à la garde d’Amédée de Tramelay, archevêque de Besançon. Ces théories manquent de fondements documentaires et pourraient être spéculatives.
La copie du Saint Suaire de Besançon, bien que distincte de celle conservée à Turin, tient une place notable dans l’histoire religieuse et artistique de la ville. Cette relique médiévale, copie du Saint Suaire de Lirey-Turin, s’est retrouvée au centre d’enjeux de légitimité entre Besançon et Chambéry. Vers le XVIe siècle, elle fut perçue comme une véritable relique de la Passion de Jésus, attirant de nombreux pèlerins, malgré le transfert du Saint Suaire à Turin en 1578.
La destruction des copies du Suaire de Besançon par Pierre d’Argent ( 1608 )
Le procès de Pierre d’Argent (né vers 1510, mort après 1608), engagé par le chapitre de Besançon entre le 28 mai et le 20 août 1608, vise à contrôler la diffusion de copies grandeur nature du suaire, jugées dangereuses pour l’unicité de la relique.
Bien que ce peintre ait réalisé des reproductions autorisées entre 1573 et 1592, il continua à produire et diffuser des exemplaires similaires, suscitant la crainte d’une confusion entre copies et original.
Le 28 mai puis le 4 juin 1608, le chapitre interdit toute nouvelle production, ordonne la restitution des copies sous peine d’excommunication et impose leur suppression matérielle.
Entre le 12 juin et le 20 août 1608, les copies sont récupérées, lavées, déchirées et détruites, afin qu’il n’en subsiste aucune trace ni même apparence.

Coindre, G. (1900). Ostension du Saint Suaire, au clocher neuf [Dessin]. Dans Mon vieux Besançon : dessins pour l’imprimerie. Bibliothèque municipale de Besançon, cote 13831-72.
Recherches :
Nous sommes en train de numériser une reproduction trouvé dans l’ouvrage de 1975 La Sindone, Editions Dino. Cette reproduction semble être une copie du Suaire de Besançon ou même peut être le suaire de Besançon.
Sources :
- Archives du Doubs. Délibérations du grand chapitre métropolitain de Besançon . Reg. Z. fos 280 vº, 281 rº, 282 rº et v°, 288 et 289 vº
- Gauthier, J. (1884). Notes iconographiques sur le Saint-Suaire de Besançon. Besançon, France : Imprimerie Dodivers et Cie. (Ouvrage numérisé par Google). p 38-42.
- Vignon, P. (1902) Le Linceul du Christ, Ed. Masson, 1902 pp. 147, 149, 150
- La Sindone ( 1975 ) – Dino Editore, 1975 –> copie Suaire de Besançon ?
- Fossati L., S.D.B., (1994) « Il sudario di Besançon » – 1994 – Collegamento pro Sindone, Mai / Juin, p. 3-16. ( TRADUIT )
- Latendresse, M. ( 2015 ) – Le Saint Suaire de Besançon – Books On Demand (February 26, 2015)
- Marino, J. ( 2022 ) Was the “Painted” Cloth Mentioned in the d’Arcis Memorandum of c. 1389 the So-Called Shroud of Besançon? Academia.edu –