Le Saint-Suaire de Campillo de Aragón est conservé dans l’église paroissiale de San Juan Bautista à Campillo de Aragón, en Espagne. La chapelle du Saint-Suaire y est ouverte trois fois par an, notamment pendant la Semaine Sainte, pour permettre la vénération de cette relique.

Le Saint-Suaire de Campillo de Aragón est une copie du Suaire de Turin réalisée au XVIe siècle.
description
La pièce mesure 4,50 mètres de longueur et 1 mètre de largeur, des dimensions similaires à celles de l’original. 1.
On peut s’interroger sur les dimensions du cadre car la copie pourrait être légèrement rognée sur les bords dans cette présentation.
Cette copie du Saint-Suaire est un tissu qui reproduit fidèlement les détails du linceul original,
Les artistes qui ont fabriqué cette copie ont minutieusement reproduit les détails du Suaire de Turin
- les marques en forme de triangles, laissées par l’incendie de 1532 à Chambéry et réparées par les Sœurs Clarisses de Chambéry
- Les traces de sang, les plaies sur le corps reproduisent, elles aussi, fidèlement les détail des traces de blessure du linceul original.
Elle est composée de taffetas, probablement en lin de haute qualité, bien que des analyses supplémentaires soient prévues pour confirmer la nature exacte de la matière cellulosique.
Ce Saint-Suaire est l’une des copies les mieux conservées d’Espagne.
La copie est conservée enroulée dans un coffre en chêne, tapissé de satin. Le couvercle est divisée en deux parties représentant le corps de Jésus.
Elle a été protégée dans un retable depuis son arrivée à Campillo, ce qui a permis de la préserver au mieux. La conservation dans ce meuble a limitée son exposition à la lumière et à la photo-oxydation, et elle n’a été exposée publiquement que deux fois par an, le Vendredi Saint et le 14 septembre, jour de la Sainte Croix.

Histoire

L’histoire de cette relique unique remonte à 1652 lorsque Fray Lucas Bueno Nuño (1599-1668), originaire de Campillo de Aragón, évêque de Malte et Grand Prieur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, reçut cette relique en cadeau des ducs de Savoie 2 et l’envoya dans sa ville natale, enroulé dans deux tiges d’ébène et à l’intérieur d’un coffre en chêne encore conservé.
Vers 1675, grâce aux dons des habitants, une chapelle et un retable furent construits dans l’église paroissiale de San Juan Bautista pour abriter la relique.
Analyses scientifiques
Les analyses scientifiques de cette copie du Saint-Suaire sont en cours. Une étude approfondie du textile est menée pour déterminer s’il s’agit de lin ou de coton, bien que la composition cellulosique initiale penche vers du lin de haute qualité.
Les techniques d’analyse employées comprennent des examens microscopiques et des tests en laboratoire pour identifier précisément les fibres.
Une première intervention de restauration avait été menée entre 2007 et 2008 par l’Institut du patrimoine culturel d’Espagne. À l’époque, l’accent avait été mis sur la protection contre les termites, qui avaient endommagé certaines parties de la toile.
La restauration de 2024, dirigée par Ana Isabel García Martín, vise à éradiquer complètement les termites tout en consolidant la structure du textile. Ce processus inclut des techniques de restauration similaires à celles employées pour le Suaire de Turin, notamment l’utilisation de produits non invasifs.


Références :
- Marinelli, E., & Marinelli, M. (2010). The copies of the Shroud. Proceedings of the International Workshop on the Scientific Approach to the Acheiropoietos Images.
- Région de la Communauté de Calatayud. (2022, 14 avril). Le Saint-Suaire de Campillo de Aragón.
- Aguilar, C. (2024, 7 juin). « La Sábana Santa de Campillo est hizo en el siglo XVI y es de las mejor conservadas de España ». [ Ana Isabel García Martín] – Journal de Teruel
- Zorraquin, J. (2024, 23 juin ). Points de soie pour retrouver la splendeur du Saint-Suaire de Campillo . Héraut d’Aragon
- Aragon Noticias (2023, 6 avril). El deterioro del retablo de la iglesia de Campillo de Aragón impide exponer la copia de la Sábana Santa. ( vidéo )
- d’autres mesures indiquent 4,38 m par 1,03 m notamment Marinelli, E., & Marinelli, M. 2010[↩]
- est-ce alors Charles-Emmanuel II, né à Turin le 20 juin 1634, mort à Turin le 12 juin 1675, est duc de Savoie et prince de Piémont de 1638 à 1675. Il est le fils de Victor-Amédée Ier, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Christine de France.[↩]