chape de saint Louis d’Anjou

La Chape de Saint Louis d’Anjou -Vue d’ensemble

La chape de saint Louis d’Anjou :

Cette chape provençale, également connue sous le nom de chape de saint Louis d’Anjou, est un précieux vêtement liturgique datant de la fin du XIIIᵉ siècle (1296-1297). Il s’agit d’un vêtement liturgique ample, semblable à un manteau sans manches, généralement fermé par une attache à l’avant, porté par les prêtres ou les diacres lors de cérémonies solennelles.


Conservée à la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, elle est considérée comme un chef-d’œuvre de l’opus anglicanum, une technique de broderie anglaise renommée pour sa finesse et sa richesse.

Cette chape est ornée de scènes bibliques et de figures de saints, réalisées avec des fils d’or et de soie, illustrant l’excellence de l’art textile médiéval. Elle est associée à saint Louis d’Anjou, évêque de Toulouse, et reflète l’importance de la Provence au sein de la chrétienté médiévale.


Datation du Saint Suaire au Carbone 14 :



En 1988, lors des analyses controversées au carbone 14 visant à dater le Saint Suaire, le Dr Michael Tite du British Museum a sollicité Jacques Evin, alors directeur du Centre de Datation par le Radiocarbone de Lyon, pour fournir des échantillons de lin médiéval. Ces échantillons, sélectionnés pour leur tissage très similaire à celui du Suaire et donc indiscernables à l’œil nu, incluaient notamment un fragment provenant de la chape de Saint Louis d’Anjou. Ces références ont servi à calibrer les résultats obtenus lors des tests. Hélas, certaines irrégularités dans le protocole, notamment le retard de Jacques Evin pour fournir les échantillons ont suscité des polémiques.

voir Jacques Evin

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