Comment s’est déroulée la prise de vue photographique
du Saint Suaire lors de l’inspection privée du 16 juin 1969
Giovanni Battiste Judica Cordiglia :
Comment s’est déroulée la prise de vue photographique
du Saint Suaire lors de l’inspection privée du 16 juin 1969
Giovanni Battiste Judica Cordiglia :
Première partie
Avant de traiter des différentes phases de la prise de vues du Très Saint Suaire de Turin, il convient de préciser certains points que nous jugeons utiles afin de souligner le soin particulier et la précision que nous avons adoptés dans l’accomplissement de la tâche qui nous a été confiée.
Tous les accorgements que nous avons jugé opportun d’adopter, ainsi que le matériel technique que nous avons utilisé, ont été choisis afin d’obtenir un bon résultat, tant pour produire des documents valables pour l’étude que pour notre propre satisfaction professionnelle.
Tout ce qui a été accompli, dans le peu de temps dont nous disposions, a été soigneusement consigné : pellicules utilisées, temps d’exposition, distances, éclairage, développement, etc., afin de pouvoir reconstituer ultérieurement, dans tous ses détails, la mécanique qui a présidé à notre travail.
Un soin particulier a été apporté à reproduire avec la plus grande fidélité possible ce que le Saint Linceul présente, sans déformations, altérations ou retouches qui auraient pu faire apparaître ce que l’on ne voit pas ou atténuer ce qui se distingue à peine.
Les plaques et les copies sont originales, sans manipulations, sauf les contrôles propres aux autres tirages photographiques, qui relèvent de la technique de laboratoire utilisée — je le répète — seulement sur les copies et non sur les originaux. En effet, dans certains cas, le laboratoire a intentionnellement accentué le contraste, agrandi des détails, mais tout cela afin d’éclaircir ce qui pouvait paraître peu visible.
Si, à l’avenir, plus ou moins prochainement, de nouvelles images sont prises et que des différences apparaissent, elles seront indubitablement dues soit au hasard soit à une technique meilleure, puisque, au-delà de toute exécution froide, demeure profond le respect pour cette vénérable relique.
Pour accomplir notre travail, fut aménagée une « salle de pose » directement à l’intérieur du Palais Royal, puisqu’il n’aurait pas été possible de transporter le Saint Linceul dans notre studio.
Un cadre rectangulaire en bois, de dimensions appropriées aux mesures du Linceul, fut réalisé, de manière que le Très Saint Suaire fût maintenu verticalement par rapport au sol (90°), suspendu par son côté le plus long.
Sur ce cadre, et sur les deux côtés les plus longs, furent fixées des barres de bois, elles-mêmes attachées aux montants au moyen de petites pièces métalliques, de sorte que le Linceul fût déployé et tendu pour corriger les nombreuses plis constatés lors de l’ouverture de l’urne et encore présents dans le tissu.
Le cadre en bois fut ensuite pourvu de supports appropriés reposant sur deux solides chevalets métalliques qui le maintenaient en l’air ; de cette manière, par la seule force de la gravité, l’ensemble cadre-Linceul se trouvait parfaitement vertical par rapport au sol.
Une fois installé, plus rien ne fut touché jusqu’à la fermeture du Linceul dans l’urne.
La mise en place du Linceul eut lieu vers 13 h 30 le 16 juin 1969, après que nous eûmes commencé les premières prises de vues. Le Très Saint Suaire se trouvait à environ un mètre et demi du sol et était disposé de façon à pouvoir être photographié dans tous ses détails.
La Chapelle, transformée pour l’occasion en « salle de pose », présentait, au fond, derrière le cadre déjà décrit, un grand drap noir qui permit de faire ressortir les détails du Linceul. À cette fin, deux grandes ouvertures furent obscurcies afin d’empêcher la lumière du jour d’entrer, ce qui aurait constitué une source notable de perturbation durant les prises de vues délicates, notamment pour celles en couleur, pour lesquelles — on le sait — il faut éviter la lumière dite « mixte », c’est-à-dire la combinaison de lumière naturelle et de lumière artificielle.
Latéralement, de grands écrans blancs s’avançaient vers l’entrée de la Chapelle, afin que notre lumière fût plus diffuse et qu’il ne se produise pas de reflets incontrôlés dus principalement aux ornements dorés recouvrant certaines parties.
Nos appareils, placés face au Très Saint Suaire, pouvaient être déplacés latéralement et d’avant en arrière avec une extrême aisance.
Au moment de l’ouverture de l’urne, au centre de la Chapelle se trouvait une grande table sur laquelle fut étendu le Très Saint Suaire ; table qui, par la suite, pour les prises de vues photographiques, fut déplacée à l’arrière du Linceul.
Au pied du Linceul, nous avons placé la base d’un double mètre, afin que, dans toutes les images en plein champ longitudinal, on dispose d’une mesure exacte — point important pour les reproductions à l’échelle.
Appareils de prise de vues
— Une chambre de studio type Studio 7, à plaques, format 10,7 × 12,7 cm, de la firme Ditta Lupo, de Turin.

— Un objectif Schneider-Kreuznach, Symmar I : 5,6 de 150 mm (format normal pour 10,7 × 12,7 cm).

— Un objectif Schneider-Kreuznach, Symmar I : 5,6 de 210 mm (téléobjectif pour 10,5 × 12,7 cm).

— Un appareil Mamiya Professional C 220 avec objectif Mamiya-Sekor 1:2,8 de 80 mm, format 6 × 6 cm, mise au point réflex.

— Un posemètre Lunasix 3 de Gossen (Angleterre), permettant des mesures précises de la lumière solaire et lunaire, avec les dispositifs additionnels correspondants.

— Appareil photo Exacta avec objectif Meritar 2,9 : 50 mm, 24 × 36 mm.

Matériel photosensible
Le matériel photosensible principalement utilisé, tant pour le noir et blanc que pour la couleur, fut celui de la firme Kodak ; pour certaines épreuves, on utilisa également celui d’Agfa-Gevaert, afin de constater lequel convenait le mieux à l’exécution du travail : nous préciserons au fur et à mesure les détails techniques.
Sources d’illumination
Nous avons utilisé des lampes Osram Nitraphot à 3200° Kelvin, qui ont donné d’excellents résultats et se sont révélées optimales. Nous disposions d’environ 8 000 watts répartis en projecteurs, paraboles et caissons à lumière diffuse en mousseline blanche, etc.
Nous ne pouvions pas effectuer de nombreuses épreuves, compte tenu du temps dont nous disposions ; il fallait donc utiliser des appareils et des matériaux connus, déjà éprouvés, et dont l’expérience nous avait appris à utiliser. Les accessoires indispensables ne manquaient pas, tels quefiltres pour la couleur et le noir et blanc, pare-lumière, etc.
[ Déroulé des prises de vue ]
Selon le programme que nous nous étions fixé, nous avons commencé à suivre notre plan de travail et à effectuer des prises de vues, réalisant quelques images en noir et blanc, en couleur, en ultraviolet et en infrarouge, selon ce que la technique et l’expérience pouvaient suggérer.
Après cette première phase d’orientation, nous sommes rentrés au studio pour développer les films et tirer les premières épreuves. Pour le développement couleur, des négatifs et des inversibles, nous avons préféré nous adresser à notre laboratoire habituel, que nous connaissons depuis des années et qui bénéficie de la plus grande estime, en accord avec ses responsables, notamment pour le traitement du matériel. À cet effet, l’un des responsables s’est personnellement chargé du développement.
Sur la base des résultats obtenus lors des premières expériences, nous avons établi la position idéale des lampes et les temps de pose, selon une procédure standard tant pour le noir et blanc que pour la couleur, afin d’obtenir des résultats fiables, d’autant plus que nous savions que les dernières plaques ne pourraient être examinées qu’une fois le Très Saint Suaire replacé dans l’urne.
La position standard concernait les prises de vues en champ longitudinal et par secteurs. En substance, on procédait d’abord à la prise de vue générale du Linceul, puis à celle des détails, après avoir idéalement divisé la toile en cinq parties, appelées précisément « secteurs ».
La première plaque en noir et blanc fut prête vers le soir et nous avons eu la surprise de constater que l’image obtenue n’apparaissait pas « incisive » comme les images d’Enrie, mais beaucoup plus faible. Elle semblait en partie délavée, comme si les plaques avaient été sous-exposées, bien que plusieurs [ temps ] d’expositions aient été réalisées
Toutefois, nous constatâmes que c’était le sujet lui-même qui trompait, puisque les négatifs apparaissaient en effet en partie correctement exposés.
Habitués à observer les images d’Enrie, on pouvait cependant remarquer une différence déconcertante dans la reproduction des détails. Nous pensâmes aussitôt que ce dernier avait contretypé l’image afin d’accentuer le contraste ; ce ne fut toutefois qu’une hypothèse, puisque puisqu’on pouvait certes penser qu’à une distance de quarante ans, avec les progrès extraordinaires de la technique, les résultats ne pouvaient pas être inférieurs …
À ce moment-là, le temps ne nous permettait pas de nous perdre en hypothèses et, après avoir constaté la correcte exposition et le traitement adéquat, nous remîmes la question à plus tard ; toutefois, pour plus de simplicité, puisque nous sommes sur ce sujet, nous l’aborderons immédiatement.
Au laboratoire, nous avons placé le négatif original en contact avec une pellicule orthocromatique à haut contraste (3 M Lith Ortho S-Film) et avons réalisé un premier positif transparent ; à partir de celui-ci, par un procédé analogue, nous avons obtenu un nouveau négatif présentant une accentuation évidente des contrastes. Tiré sur papier sensible, il révélait enfin la figure, riche de détails et imposante.
Dans ce cas, comme dans les tirages ultérieurs que nous avons effectués, il faut préciser le procédé utilisé, en rappelant que ces copies provenaient directement du négatif original, et que c’est précisément ce qui explique la différence.
Nous avons également effectué des prises de vue en ultraviolet et en infrarouge, bien que les premières aient déjà fourni une quantité suffisante de détails. Pour les prises en infrarouge, il ne fut pas possible de se procurer des plaques ; nous avons donc utilisé uniquement de la pellicule 35 mm, avec un appareil Exacta.
Très satisfaisante, en revanche — contrairement à nos attentes — fut la copie en couleur, et nous avons procédé sans tarder aux différentes séries de prises de vue.
Compte tenu du temps de travail plus long, nous avons commencé les prises de vue en couleur, que nous illustrerons ensuite en détail, série par série, en indiquant comment nous avons exposé et développé les plaques.
Prises de vue en couleur (négatif)
Pellicule : Kodak Ektacolor L Professional, Film Type L (Long Exposure).

Éclairage : 2 réflecteurs à caisson (2 000 W chacun) disposés à 45° par rapport au Linceul ; écran diffuseur en mousseline blanche ; lampe de 500 W au centre pour équilibrage lumineux. Exposition contrôlée à l’aide d’un carton gris neutre Kodak.
Exposition :
Diaphragme : 22 — temps : 1’’ + filtre Kodak Wratten 80 A. 1
Diaphragme : 16 — temps 1’’ + filtre Kodak Wratten 80 A
(sensibilité, pour exposition de 1’’, équivalente à 84 ASA — Kodak = 80 — valeur déterminée expérimentalement).
Procédé de développement : Process C-22.
(Prise de vue en champ longitudinal)
(Prises par secteurs)
— Comme pour la prise en champ longitudinal.
Éclairage : 2 + 2 lampes de 500 W disposées verticalement à 45° par rapport au Linceul, à environ 2 m de distance ; appareil à environ 3 m.
(Détail du visage)
— Comme pour les prises par secteurs.
(Détails divers)
Appareil de prise de vue : Mamiya C 220.
Pellicule : Rollo 6 × 9 Ektacolor S Professional (Short Exposure).
Éclairage : 1 + 1 lampe de 500 W à 45°, à 70 cm du Linceul ; écran diffuseur ; appareil à distance variable de 1 m à 0,50 m (selon l’échelle).
Temps de pose : diaphragmes supérieurs à 8 et temps non inférieurs à 1/10 s + filtre Kodak Wratten 80 A.
Développement : Kodak Process C-22.
(non destiné à la recherche, mais à la divulgation).
Prises de vue en couleur inversible
Pellicule : Kodak Ektachrome — Type B.

Éclairage : 2 réflecteurs à caisson (2 000 W chacun) disposés à 45° par rapport au Linceul ; écran diffuseur en mousseline blanche ; lampe de 500 W au centre pour équilibrage lumineux. Exposition contrôlée à l’aide d’un carton gris neutre Kodak.
Exposition :
Diaphragme : 11 — temps 1/2’’
Diaphragme : 22 — temps 1/2’’
(sensibilité pour exposition 1/2’’ : 32 ASA).
Procédé de développement : Kodak Process E-3.
(Prise de vue en champ longitudinal)
Pellicule : idem. [ Kodak Ektachrome — Type B. ]
Éclairage : n. 1 + 1 lampe de 500 W chacune à 70 cm du sujet ; distance appareil–sujet : 70 cm.
Exposition : idem. [ Diaphragme : 11 — temps 1/2’’ – Diaphragme : 22 — temps 1/2’’
(sensibilité pour exposition 1/2’’ : 32 ASA). ]
Procédé de développement : idem. [ Kodak Process E-3. ]
(Prises par secteurs)
Procédé analogue pour les prises par secteurs.
[[ Pellicule : idem. [ Kodak Ektachrome — Type B. ]
Éclairage : n. 1 + 1 lampe de 500 W chacune à 70 cm du sujet ; distance appareil–sujet : 70 cm.
Exposition : idem. [ Diaphragme : 11 — temps 1/2’’ – Diaphragme : 22 — temps 1/2’’
(sensibilité pour exposition 1/2’’ : 32 ASA). ]
Procédé de développement : idem. [ Kodak Process E-3. ] ]]
(Détail du visage)
Pellicule : Kodak Ektachrome B — rouleau 6 × 9.
Appareil : Mamiya C 220 Professional.
Éclairage : n. 1 + 1 lampe de 500 W à 45° par rapport au Linceul, placées à 70 cm du sujet ; écran diffuseur blanc ; appareil à distance variable entre 50 et 100 cm.
(Détails divers)
Prises en noir et blanc négatif
Pellicule : Agfapan IP 21 (sensibilité moyenne), plaques 10,2 × 12,7 cm. 2

Exposition :
Diaphragme 22 — temps 1’’
Diaphragme 22 — temps 1/5’’
Éclairage : analogue à celui utilisé pour les prises en couleur.
Procédé de développement : Agfa Refinal à 20 °C, temps 10’.
Appareil : Studio 7.
(Prise en champ longitudinal)
D’autres prises ont été réalisées avec la pellicule Kodak Plus-X Pan ; sensibilité : 125 ASA. 3

Caractéristiques de prise identiques, mais développement différent :
Procédé de développement : Microdol-X à 20 °C — temps 10’.
D’autres prises ont été effectuées avec pellicule Agfapan IP 15 (basse sensibilité), avec caractéristiques analogues pour l’éclairage et le développement, mais avec les paramètres suivants :
Exposition : Diaphragme 22 — temps 3’’ ; 6’’ ; 9’’.
(Prises par secteurs)
Pour ces prises, n’ont pas été adoptés les mêmes temps d’exposition ni les caractéristiques générales des précédentes, avec des résultats différents : certains bons, d’autres rares mais néanmoins intéressants.
(Détail du visage)
Analogue aux prises précédentes.
(Détails divers)
Effectuées avec Mamiya C 220 Professional à diverses distances et avec des temps variés, sur pellicule Kodak Plus-X Pan.
Prises en ultraviolet par réflexion (sans filtre)
(Prise en champ longitudinal)
Les caractéristiques générales sont analogues à celles du noir et blanc, avec les différences suivantes :
Éclairage : 3 lampes pour ultraviolet (Philips).
Exposition : Diaphragme 11 — Temps 2’’. (Prise en champ longitudinal)
NB : D’autres essais avaient été effectués précédemment pour obtenir les données ci-dessus, avec d’autres diaphragmes et temps de pose.
(Prises par secteurs)
Matériel et équipement analogues, avec les différences suivantes :
Éclairage : 2 lampes ultraviolet Philips à 45° et à 1 m de distance du Linceul.
Exposition : Diaphragme 11 — Temps 15’’ et 30’’.
(Détail du visage)
Mêmes caractéristiques que les précédentes, avec ces différences :
Éclairage :
Distance lampe–Linceul : cm 58 (2)
Distance appareil–Linceul : cm 72
Exposition : Diaphragme 11 — Temps 15’’./
Prises en lumière de Wood avec filtre Kodak Wratten 2 B [ fluorescence ]
(Prise en champ longitudinal)
Pellicule : Kodak Plus-X Pan — ASA 125 (pellicules planes) + [filtres Wratten 2B ]. 5
Éclairage : identique au précédent.
Exposition : Diaphragme 5,6 — Temps 15’’.
Procédé de développement : Microdol à 20 °C — Temps 10’.
(Prises par secteurs)
Éclairage : n. 2 lampes ultraviolet (Philips).
Exposition : Diaphragme 5,6 — Temps 10’’.
(Détail du visage)
Éclairage :
Distance lampe–Linceul : cm 58.
Distance appareil–Linceul : cm 72.
Exposition : Diaphragme 5,6 — Temps 10’’.
Prises en infrarouge
Pellicule : IR 135 — format 24 mm × 36 mm — 6

Appareil : Exacta.
Éclairage : n. 2 [OSRAM ] Nitra phot à 100 cm de distance du Linceul et disposés à 45° par rapport à celui-ci. 7

Exposition : Diaphragme 16 — Temps 5’’ — Filtre Kodak Wratten 87. 8
Procédé de développement : Microdol X — 20 °C — Temps 10’.
[Conclusion ]
Comme déjà indiqué précédemment, ces prises peuvent être considérées, en conclusion, comme une bonne épreuve générale en vue d’autres prises qui pourront être effectuées à l’avenir.
Malgré le temps très limité dont nous disposions, nous pensons et croyons avoir accompli un premier bon travail, ayant cherché à examiner un peu tous les types de systèmes de prise de vue et l’utilisation du matériel que la technique photographique mettait à notre disposition.
Si un jour nous étions encore appelés à accomplir une nouvelle mission, nous en serions profondément heureux ; et si cela n’advenait pas, nous souhaitons que les données et la précieuse expérience que nous avons pu recueillir puissent être utiles à celui qui nous succédera.
Gian Battista Judica Cordiglia
( ? 1976 ? )
— Notes —- filtre pour corriger la dominante chaude – pas d’usage en fluorescence [↩]
- Plaque photographique Agfapan Gevaert IsoPan 21 constituée d’une émulsion au gélatino-bromure d’argent sur plaque de verre (format notamment 10,2 × 12,7 cm). Panchromatique, elle est sensible à l’ensemble du spectre visible (bleu, vert et rouge [↩]
- Film photographique Kodak Plus-X Pan d’une sensibilité d’environ 125 ASA, à émulsion panchromatique au gélatino-bromure d’argent, sensible à l’ensemble du spectre visible (bleu, vert et rouge) [↩]
- NB : l’image enregistrée est principalement la réflexion du rayonnement UV, pas la fluorescence. S.B.[↩]
- Le filtre Kodak Wratten 2B sert à bloquer les UV et laisser passer la lumière visible (surtout bleu).
Son rôle est essentiel : enregistrer uniquement la fluorescence du tissu et empêcher que les UV réfléchis atteignent la pellicule. On n’enregistre que l’émission fluorescente [↩]
- Le Rollei Infrared 135-36 est un film noir et blanc hyperpanchromatique dont la sensibilité nominale est de 200 à 400 ISO. Il s’agit ici d’un film photographique infrarouge au format 135 (35 mm), dont l’émulsion est rendue sensible non seulement à la lumière visible mais aussi au rayonnement infrarouge proche (environ 700–900 nm). Utilisée avec un filtre infrarouge (par exemple le filtre Kodak Wratten 87), elle permet d’enregistrer uniquement l’infrarouge réfléchi par l’objet photographié [↩]
- Lampe Osram Nitraphot BR 500 W à incandescence au tungstène, utilisée en photographie pour son spectre lumineux continu, comprenant principalement la lumière visible (environ 400–700 nm) et une émission importante dans l’infrarouge (au-delà de 700 nm), avec une émission très faible en ultraviolet ; température de couleur d’environ 3200 K. [↩]
- Filtre Kodak Wratten 87 : filtre infrarouge profond utilisé en photographie scientifique. Il bloque presque entièrement la lumière visible et ne laisse passer que le rayonnement infrarouge (au-delà d’environ 800 nm). Placé devant l’objectif, il permet d’enregistrer uniquement l’infrarouge réfléchi par l’objet photographié. Dans l’étude du Saint Suaire, ce type de filtre servait à observer la réponse du lin dans le domaine infrarouge et à comparer le comportement optique du tissu, de l’image corporelle et des taches de sang. [↩]


