Anastasio Ballestrero fait publier ce communiqué de presse le 15 Octobre 1988, soit 3 jours après la conférence de presse tenue le 13 octobre 1988 en compagnie du Pr. Luigi Gonella à Turin, et celle tenu le même jour au British Museum par Robert Hedges, Michael Tite, Edward Hall.

Version italienne :
L’ OSSERVATORE ROMANO
page n° 2 – 16 ottobre 1988
COMUNICATO STAMPA
Con dispaccio pervenuto al Custode Pontificio della S. Sindone il 28 settembre 1988, i laboratori dell’Università dell’Arizona, dell’Università di Oxford e del Politecnico di Zurigo, che hanno effettuato le misure di datazione al radiocarbonio del tessuto della S. Sindone, tramite il Dott. Tite del British Museum, coordinatore del progetto, hanno finalmente comunicato il risultato delle loro operazioni.Tale documento precisa che l’intervallo di data calibrata assegnato al tessuto sindonico con livello di confidenza del 95% è tra il 1260 ed il 1390 d.C. Le informazioni più precise e dettagliate su questo risultato saranno pubblicate da parte dei laboratori e del Dott. Tite in una rivista scientifica con un testo in via di elaborazione.
Per parte sua, il Prof. Bray dell’Istituto di Metrologia «G. Colonnetti» di Torino, incaricato della revisione della relazione riassuntiva presentata dal Dott. Tite, ha confermato la compatibilità dei risultati ottenuti dai tre laboratori, la cui certezza rientra nei limiti previsti dal metodo adottato.
Dopo averne informato la Santa Sede, proprietaria della S. Sindone, la Chiesa ha reso noto quanto comunicato.
Nel rimettere alla scienza la valutazione di questi risultati, la Chiesa ribadisce il suo rispetto e la sua venerazione per questa veneranda icona di Cristo, che rimane oggetto di devozione del culto dei fedeli in coerenza con l’atteggiamento da sempre espresso nei riguardi della Sacra Sindone, nella quale il valore dell’immagine è preminente rispetto all’eventuale valore di reperto storico — atteggiamento che fa cadere le gratuite insinuazioni sul carattere teologico avanzate in ambito di una ricerca che era stata prospettata come unicamente e rigorosamente scientifica.
Nello stesso tempo i problemi dell’origine dell’immagine e della sua conservazione restano ancora in gran parte insoluti ed esigeranno ulteriori ricerche ed ulteriori studi, verso i quali la Chiesa manifesterà la stessa apertura, ispirata dall’amore per la verità, che ha mostrato permettendo la datazione al radiocarbonio non appena è stato sottoposto un ragionevole programma operativo in proposito.
Il fatto spiacevole che molte notizie relative a questa ricerca scientifica siano state anticipate sulla stampa, soprattutto di lingua inglese, è motivo di un mio personale rincrescimento perché ha favorito anche l’insinuazione non certo serena che la Chiesa avesse paura della scienza tentando di nasconderne i risultati, accusa in palese contraddizione con l’atteggiamento che la Chiesa, anche in questa circostanza, ha portato avanti con tutta fermezza. »
Anastasio Ballestrero, Torino 15 Ottobre 1988
Version française
( traduction S. Bourgois )
« L’OSSERVATORE ROMANO
page n° 2 – 16 octobre 1988
COMMUNIQUÉ DE PRESSE »Par un communiqué parvenu au Gardien Pontifical du Saint Suaire le 28 septembre 1988, les laboratoires de l’Université de l’Arizona, de l’Université d’Oxford et de l’École Polytechnique de Zurich, qui ont effectué les mesures de datation au radiocarbone du tissu du Saint Suaire, ont finalement communiqué les résultats de leurs opérations, par l’intermédiaire du Dr. Tite du British Museum, coordinateur du projet.
Ce document précise que l’intervalle de datation calibrée assigné au tissu avec un niveau de confiance de 95% se situe entre 1260 et 1390 apr. J.-C. Les informations plus précises et détaillées à ce sujet seront publiées par les laboratoires et le Dr. Tite dans une revue scientifique, avec un texte en cours de préparation.
De son côté, le Prof. Bray de l’Institut de Métrologie «G. Colonnetti» de Turin, chargé de la révision du rapport présenté par le Dr. Tite, a confirmé la compatibilité des résultats obtenus par les trois laboratoires, dont la certitude est conforme aux limites prévues par la méthode adoptée.
Après en avoir informé le Saint-Siège, propriétaire du Saint Suaire, l’Église a communiqué les résultats obtenus.
En confiant à la science l’évaluation de ces résultats, l’Église réaffirme son respect et sa vénération pour cette vénérable icône du Christ, qui reste un objet de dévotion pour le culte des fidèles en cohérence avec l’attitude toujours exprimée à l’égard du Saint Suaire, dans lequel la valeur de l’image prime sur la valeur éventuelle d’un artefact historique — une attitude qui fait tomber les insinuations gratuites sur le caractère théologique avancées dans le cadre d’une recherche qui avait été présentée comme uniquement et rigoureusement scientifique.
Dans le même temps, les problèmes liés à l’origine de l’image et à sa conservation restent en grande partie non résolus et nécessiteront des recherches et études supplémentaires, auxquelles l’Église manifestera la même ouverture, inspirée par l’amour de la vérité, qu’elle a démontré en permettant la datation au radiocarbone dès qu’un programme opérationnel raisonnable a été présenté à cet effet.
Le fait déplorable que de nombreuses informations relatives à cette recherche scientifique aient été divulguées dans la presse, notamment dans la presse anglophone, est pour moi une source de regret personnel, car cela a également favorisé l’insinuation, loin d’être sereine, que l’Église avait peur de la science et tentait de cacher ses résultats, une accusation en contradiction flagrante avec l’attitude que l’Église a toujours adoptée, même dans cette circonstance, avec toute la fermeté requise. »
Anastasio Ballestrero, Turin 15 Octobre 1988.