Gabriel Vial

21 avril 1988 – Franco Testore – Gabriel Vial – Giovanni Riggi

Gabriel Vial (1916 – 2005) est un expert français en textiles anciens, reconnu pour ses contributions significatives à l’étude du Saint Suaire de Turin. Ancien secrétaire général technique du Centre International d’Étude des Textiles Anciens (CIETA) à Lyon, il a joué un rôle clé dans l’analyse du tissu du Suaire.

Parcours et expertise :

Naissance et formation : Gabriel Vial est né le 27 juillet 1916. Issu d’une famille modeste, il a commencé son apprentissage dans une entreprise textile à Lyon après une mésaventure liée à sa passion pour la philatélie. Très tôt, il a montré des dispositions intellectuelles remarquables, ce qui lui a permis de gravir les échelons dans le secteur textile. ( Alonso, 2005)

Enseignement : Professeur à l’École du Tissage du Cours Général Giraud, il a enseigné les techniques de tissage et a acquis une reconnaissance internationale pour ses travaux, notamment sur les tapisseries historiques, comme celle de Bayeux. ( Alonso, 2005)

Gabriel Vial – (Koudinoff, D., 2010)

Carrière : Sa carrière est fortement liée au Centre International d’Étude des Textiles Anciens (CIETA) de Lyon, où il a travaillé pendant cinquante ans, occupant notamment le poste de secrétaire technique dès 1955. Il s’est spécialisé dans l’analyse des tissus et la formation des étudiants. ( Alonso, 2005)

Contribution au Saint Suaire :

La Chape de Saint Louis d’Anjou :

Chappe de Saint Louis d’Anjou.

Gabriel Vial a joué un rôle essentiel dans la sélection et la préparation des échantillons de contrôle pour la datation au carbone 14 en 1988, en particulier pour un échantillon provenant de la chape de Saint-Louis d’Anjou. En collaboration avec Jacques Evin et l’abbé Boyer, il a participé à la recherche d’un tissu en lin d’origine bien documentée. Face à la difficulté de trouver un tel matériau, ils ont obtenu l’autorisation de prélever des fibres sur la Chappe de Saint Louis d’Anjou conservée à Saint-Maximin, grâce à l’intervention de M. Prévot Marcillacy, Conservateur en Chef des Monuments de France.

Le matin du 21 avril 1988, Gabriel Vial et Jacques Evin ont transporté ces fibres à Turin pour les intégrer comme échantillon de contrôle dans l’opération de datation. Cependant, selon Jacques Evin, en raison d’un manque de coordination (M. Riggi n’avait pas été informé de cet échantillon), ce dernier a dû être conditionné séparément des autres dans une enveloppe à part, plutôt que dans les flacons prévus pour l’opération en double aveugle. ( Jacques Evin, 1989 )

Contrôle des prélèvements sur le Saint Suaire :

Le 21 avril 1988, lors des prélèvements d’échantillons pour la datation au carbone 14 du Suaire, Gabriel Vial était présent en tant qu’expert en textile. Il a confirmé que l’échantillon avait été découpé directement dans le Suaire par Giovanni Riggi, sans aucune trace de réparation ou de renforcement de la trame, assurant ainsi l’authenticité de l’échantillon prélevé.

21 avril 1988 – Luigi Gonella, Michael Tite, Franco Testore – Gabriel Vial – Giovanni Riggi

Etude technique du Saint Suaire :

Gabriel Vial a également étudié en détail le tissage du Suaire, identifiant un motif de chevrons en arêtes de poisson, tissé selon la méthode « à un bout et torsion en Z », avec un point de type « 3 lie 1 ». Cette analyse a confirmé celle de Gilbert Raes et a permis de situer l’origine du tissu en Orient, selon une méthode archaïque de tissage.

Les travaux de Gabriel Vial ont été présentés lors de divers symposiums internationaux, notamment les symposiums organisés par le Centre International d’Études sur le Linceul de Turin (CIELT) à Paris en 1989 et à Rome en 1993, où il a partagé ses conclusions sur le tissage et l’origine du tissu du Suaire.

Référence :

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