Gino Zaninotto

Gino Zaninotto est un érudit italien spécialisé en lettres classiques, avec une expertise notable dans les langues orientales anciennes comme l’hébreu, l’arabe et le persan. Il a été un des fondateurs du Centre Romain de Sindonologie, et il a occupé le poste de vice-président jusqu’en 1985. En tant que membre actif de l’association Collegamento pro Sindone, Zaninotto a écrit de nombreux articles pour leur bulletin, explorant des questions relatives à la sindonologie, notamment autour des crucifixions romaines.



Contribution sur le Saint Suaire :

Parmi ses contributions notables figurent des études sur la flagellation et la crucifixion dans le théâtre latin, ainsi que l’exploration des rituels funéraires pour les criminels exécutés, en lien avec les pratiques juives et romaines.

Zaninotto a également apporté une contribution significative à l’étude des textes anciens en identifiant le Codex Vossianus Latinus Q 69, un manuscrit du Xe siècle contenant des récits du VIIIe siècle. Ce texte, découvert dans les archives du Vatican en 1993, comprend des descriptions d’une image du Christ non seulement faciale, mais de tout le corps. Ce manuscrit, le Codex Vossianus mentionne un rapport syrien du VIIIe siècle affirmant que Jésus aurait laissé l’empreinte de tout son corps sur un linge conservé dans l’église d’Édesse, en Turquie — une référence incontestable au Suaire. Cette découverte a permis à Zaninotto de proposer que cette image pourrait être liée au Mandylion d’Édesse, qui selon lui, pourrait représenter une version du Suaire de Turin comme l’avait déjà affirmé Ian Wilson

Son intérêt pour les crucifixions l’a aussi mené à explorer les représentations iconographiques associées aux pratiques de la passion du Christ. Lors du Congrès de Trani en 1984, Zaninotto a présenté une reconstitution des crucifixions du Ier siècle.

Il a aussi documenté que le transfert du Mandylion à Constantinople en 944 s’était accompagné d’inspections méticuleuses. Son article détaille que les autorités byzantines ont observé des traces de sueur et de sang sur l’image, ce qui les a conduites à dissimuler la relique jugée non conforme aux croyances sur le Mandylion dont l’empreinte ne pouvait être d’origine si prosaïque.

Bibliographie sélective :

  • G. Zaninotto, (1982) La tecnica della crocifissione romana, Quaderni di Studi Sindonici Emmaus 3, Roma 1982.
  • Scavone, D. C. (1989). The Shroud of Turin in Constantinople: The Documentary Evidence. Dans Daidalikon; Studies in Memory of Raymond V. Schroder, S. J. Wauconda (Ill.): Bolchazy-Carducci.
  • Zaninotto, G. (1993). The Codex Vossianus Latinus Q 69 and the Shroud of Turin. Découvert à la Bibliothèque Vaticane.
  • Zaninotto, G. (1993). L’immagine edessena: Nuova conferma del Codex Vos. Lat. Q69. Shroud Spectrum International, (42), 25.
  • Scavone, D. C. (1999). Joseph of Arimathea, the Holy Grail, and the Edessa Icon. Arthuriana, 9(4), 3–31. ( republié dans Collegamento Pro Sindone, Octobre 2002 )

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.