Giovanni Tamburelli (Novara, 23 juin 1923 – Turin, 22 janvier 1990) était un ingénieur italien reconnu pour ses recherches sur le Suaire de Turin.

Diplômé en ingénierie électronique du Politecnico di Torino en 1949, il s’est ensuite spécialisé à l’Institut Galileo Ferraris. Professeur de Communications Électriques au Département d’Informatique de l’Université de Turin, Giovanni Tamburelli a déposé plusieurs brevets innovants dans le domaine des télécommunications et du traitement des signaux numériques.
Inventions de Tamburelli :
Parmi ses inventions, le brevet n°4597088 (1986) décrit un égaliseur permettant de corriger les interférences précurseurs et post-coureurs grâce à un système à deux branches parallèles. Le brevet n°4504958 (1985) propose un égaliseur capable de supprimer les distorsions des signaux numériques en combinant des filtres linéaires et non linéaires. Le brevet n°4288872 (1981) détaille un dispositif utilisant des branches complémentaires pour compenser les distorsions à différents niveaux. Le brevet n°4283788 (1981) présente un système d’égalisation intégrant des filtres prédictifs pour corriger les interférences dans les trains de pulsations numériques. Le brevet n°4211929 (1980) décrit un système de transmission optique convertissant des signaux binaires en signaux lumineux multivalents. Le brevet n°4170758 (1979) propose un procédé pour éliminer les interférences post-coureurs grâce à une boucle de rétroaction. Enfin, le brevet n°4029903 (1977) présente un récepteur pour signaux PSK capable de corriger les distorsions intracanaux et intercanaux par détection cohérente. Ces innovations ont grandement contribué à l’amélioration des systèmes de télécommunications et de traitement des signaux.
Travaux pionniers sur le Suaire de Turin
En Mai 1978, il participe à une conférence organisée par le Rotary Club de Turin en prévision de l’ostension du Saint Suaire (Balossino, N. 2015, p 12). Au cours de cette conférence, les premières études tridimensionnelles réalisées par John Jackson et Eric Jumper à l’aide du processeur d’images VP8, développé par la NASA (Balossino, 2010 ; Tamburelli, 1981).

Tamburelli, bien que fasciné, estime que les détails révélés par leurs images tridimensionnelles sont inférieurs à ceux observables sur les photographies originales d’Enrie (1931). Il décide alors de constituer un groupe de recherche au sein du CSELT(Centro Studi e Laboratori Telecomunicazioni) sous la direction de son collaborateur Giuseppe Garibotto, pour améliorer l’analyse des images. Grâce à la collaboration du Centre International de Sindonologie, Tamburelli obtient les négatifs d’Enrie et les convertit en format numérique avec l’aide du professeur Claudio Egidi du Politecnico de Turin. (Balossino, N. 2015, p 13). Il cherche à produire des images tridimensionnelles du Suaire avec des techniques plus avancées, surpassant en clarté les premières représentations tridimensionnelles créées par John Jackson et Eric Jumper.


Les recherches menées par Tamburelli avaient deux objectifs principaux :
- Validation de la tridimensionnalité native de l’image du Suaire : Contrairement aux images conventionnelles, celles du Suaire contiennent une information tridimensionnelle intégrée, confirmant qu’il ne s’agit ni d’une peinture ni d’une création humaine ordinaire. ( en confirmation des démarches entreprises par John Jackson et Eric Jumper )
- Restitution du visage « naturel » de l’Homme du Suaire : En appliquant des filtres informatiques, Tamburelli a pu retirer virtuellement les marques de torture visibles sur le visage, offrant une représentation plus épurée.

Tamburelli et Garibotto ont présenté leurs travaux à la Conférence de Turin de 1978, le 7 et 8 Octobre 1978 : ( cf . Tamburelli, G., & Garibotto, G. 1978).
Photographies extraites de l’article de Nello Balossino : Balossino, N. (2015). Tamburelli e la ricerca informatica sulla Sindone.
Impact scientifique et confirmations
Les images négatives de Giuseppe Enrie ont été utilisé et les travaux de Tamburelli ont confirmé de manière indépendante les découvertes initiales de Jackson et Jumper. Tamburelli a partagé ses travaux lors des principaux congrès sur le Suaire, notamment à la Conférence de Bologne en 1989 et au Symposium de Paris organisé par le CIELT la même année.

En analysant la structure tridimensionnelle de l’image, il a établi que cette dernière ne pouvait être obtenue par des moyens picturaux classiques, approuvant les bases d’hypothèses selon lesquelles l’image aurait été générée par un phénomène inédit, potentiellement lié à une irradiation selon lui (Tamburelli, 1983).
Contributions posthumes et héritage
À la mort de Giovanni Tamburelli en 1990, ses travaux ont été repris par Nello Balossino, professeur associé en informatique à l’Université de Turin. Balossino a poursuivi l’utilisation de l’informatique pour analyser et approfondir les propriétés tridimensionnelles du Suaire, tout en apportant des contributions majeures à la validation des empreintes numismatiques (Jones, 2021).
Distinctions
Giovanni Tamburelli a reçu en 1979 le prix « Turinois de l’année » pour ses contributions scientifiques au Suaire de Turin. (Rex Morgan, 1991)
Références :
- Tamburelli, G., & Garibotto, G. (1978). Nuovi sviluppi nell’elaborazione dell’immagine sindonica. Atti del Congresso Internazionale di Sindonologia, Torino, La Sindone et la Scienza. Congresso Internazionale di Sindonologia. Bilanci e programmi. page 173–184, 354–362.
- Tamburelli, G. (1979). The Shroud after the three-dimensional processing. L’Osservatore Romano.
- Tamburelli, G. (1981). Some Results in the Processing of the Holy Shroud of Turin. IEEE Transactions on Pattern Analysis and Machine Intelligence, 3(6), 670–676.
- Tamburelli, G. (1983). Study of the Shroud using an electronic calculator. L’Elettrotecnica, 12.
- Tamburelli, G., & Balossino, N. (1987). Ulteriori sviluppi nella elaborazione elettronica del volto sindonico. Atti del IV Congresso Nazionale di Studi sulla Sindone, Siracusa.
- Tamburelli, G., & Balossino, N. (1990). La datazione della Sindone e l’impronta della monetina. Atti del V Convegno Nazionale di Studi sulla Sindone, Cagliari.
- Morgan, R. (1991). Giovanni Tamburelli – In Memoriam. Shroud News, (63), 3-4.
- British Society for the Turin Shroud (BSTS). (n.d.). IN MEMORIAM Giovanni Tamburelli 23 June 1923 — 22 January 1990. Shroud Spectrum International, Issue 34.
- Justia Patents. (n.d.). Patents by Inventor Giovanni Tamburelli.
- Balossino, N. (1998). L’image du Linceul. Médiaspaul.
- D. Raffard De Brienne, (1998) Dictionary of the Shroud , Leumann (TO), Elledici
- Balossino, N. (2010). Sindone: Immagini per la conoscenza. Effatà Editrice.
- Balossino, N. (2015). Tamburelli e la ricerca informatica sulla Sindone. Dans Aggiornamento sulle principali tematiche sulla Sindone di Torino : Incontro Centri di Sindonologia per la festa liturgica della S. Sindone, 2 Maggio 2015 (p. 11).
- Jones, S. (2021, août). Balossino, Nello #13. The Shroud of Turin Encyclopedia.
- Wikipedia contributors. (n.d.). Giovanni Tamburelli (ingegnere). Retrieved November 22, 2024, from https://it.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Tamburelli_(ingegnere)



