L’hémoglobine dégradée désigne l’hémoglobine qui a subi des transformations après la mort des globules rouges ou lors de certaines conditions physiopathologiques. Ces dégradations peuvent entraîner la formation de sous-produits spécifiques, et se produisent sous différentes formes :
- Métémoglobine : Quand le fer de l’hème est oxydé de Fe²⁺ (ferreux) à Fe³⁺ (ferrique), l’hémoglobine devient incapable de lier l’oxygène, formant ainsi de la métémoglobine. Cela peut se produire naturellement en petites quantités ou suite à des agents oxydants.
- Hémosidérine : Lorsque les globules rouges sont détruits, le fer libéré est stocké dans les tissus sous forme d’hémosidérine, une forme de fer stocké qui s’accumule notamment dans les cellules en cas de saignements répétés.
- Bilirubine : Produit final de la dégradation de l’hème, la bilirubine est générée dans le foie après la destruction de l’hémoglobine. Elle est ensuite excrétée par le foie dans la bile. Les taux de bilirubine sont souvent analysés pour diagnostiquer des troubles hépatiques ou hémolytiques.
- Hématine et hémozoïne : Ces dégradations de l’hémoglobine sont observées lors d’infections parasitaires, comme le paludisme. Les parasites dégradent l’hémoglobine pour en tirer des nutriments, produisant ces composés spécifiques.
Ces formes dégradées peuvent fournir des informations précieuses en médecine légale et en biologie pour retracer des processus comme le vieillissement des taches de sang, des infections ou des conditions oxydatives qui affectent la circulation de l’oxygène dans le sang.