Histoire du patriarcat de Jérusalem de l’an 325 à l’an 800

L’histoire du patriarcat de Jérusalem entre 325 et 800 constitue un élément important pour comprendre dans quel contexte une éventuelle relique textile liée à la Passion du Christ aurait pu être conservée, reproduite puis transmise à l’Occident.

C’est aussi un point d’analyse fondamentale dans l’étude des traditions et faits documentés liés au Suaire de Compiègne et au Suaire de Cadouin.

Il faut toutefois distinguer deux questions : l’histoire documentée du patriarcat et l’hypothèse concernant le Saint Suaire. A ce jour, aucune source actuellement identifiée ne permet d’établir que le Saint Suaire de Turin ait été conservé par le patriarcat de Jérusalem durant cette période. En revanche, les sources montrent que Jérusalem, où fut érigé le Saint Sépulchre au lieu présumé du tombeau de Jésus de Nazareth, devient progressivement un centre majeur de conservation et de vénération des Lieux saints et de leurs reliques, puis qu’à la fin du VIIIe siècle le patriarcat entretient effectivement des relations avec Charlemagne, mais aussi avec le reste de la chrétienté.

Par ailleurs, il semble intéressant de mettre en parallèle l’histoire chrétienne de Jérusalem et celle d’Edessa.

Carte des Lieux Cités :

🟣 Césarée (325) — métropole dont dépend encore Jérusalem · 🔵 Jérusalem (325-800) — Saint-Sépulcre, patriarcat, reliques et sudarium Domini · 🟢 Chalcédoine (451) — reconnaissance du patriarcat de Jérusalem · 🟡 Bethléem (Ve-VIe siècles) — grand centre de pèlerinage · 🟠 Mar Saba (Ve-VIIIe siècles) — continuité du monachisme palestinien · 🔴 Jourdain (vers 560-570) — tradition d’un linge funéraire du Christ · 🟤 Rome (800) — couronnement impérial de Charlemagne · ⚫ Aix-la-Chapelle (799-800) — destination occidentale des présents et reliques venus de Jérusalem.

325 : JÉRUSALEM, SIÈGE PRESTIGIEUX MAIS ENCORE SUBORDONNÉ

Au début du IVe siècle, l’évêque de Jérusalem ne possède pas encore le statut de patriarche. Il demeure canoniquement dépendant du siège métropolitain de Césarée de Palestine.

Le concile de Nicée de 325 reconnaît cependant à l’évêque de Jérusalem une dignité particulière en raison du caractère sacré de la ville, tout en maintenant les droits de Césarée. 1

Cette évolution intervient précisément au moment où l’empereur Constantin entreprend la monumentalisation chrétienne de Jérusalem. Le complexe du Saint-Sépulcre, construit sur les lieux identifiés comme ceux du Golgotha et du tombeau du Christ, devient au IVe siècle l’un des principaux centres de pèlerinage de la chrétienté.

Jérusalem acquiert ainsi progressivement une fonction particulière : son évêque et son clergé deviennent les gardiens des lieux matériels associés à la Passion et à la Résurrection du Christ.

451 : LA CONSTITUTION DU PATRIARCAT DE JÉRUSALEM

Cette évolution aboutit au concile de Chalcédoine de 451. À l’issue d’un long conflit de juridiction avec Antioche, le siège de Jérusalem obtient une juridiction propre sur les provinces palestiniennes et devient un véritable patriarcat. 2

À partir du Ve siècle, le patriarcat se trouve ainsi à la tête d’un vaste environnement ecclésiastique comprenant sanctuaires, églises, monastères et communautés religieuses établis autour des Lieux saints.

Pour l’histoire des reliques, cette évolution est fondamentale : Jérusalem n’est plus seulement un lieu de mémoire biblique ; elle constitue désormais un centre institutionnel organisé autour des lieux mêmes auxquels sont rattachées la Passion, la sépulture et la Résurrection du Christ.

Ve-VIe SIÈCLES : PÈLERINAGES ET RELIQUES DE LA PASSION

Durant les Ve et VIe siècles, les pèlerinages vers Jérusalem connaissent un développement considérable. Les pèlerins visitent notamment le Saint-Sépulcre, le Golgotha, le mont des Oliviers et Bethléem, tandis que diverses reliques liées au Christ et à sa Passion font l’objet de traditions et de vénérations.

C’est dans ce contexte qu’apparaissent également des témoignages concernant des linges attribués à la sépulture du Christ.

Vers 560-570, l’Anonyme de Plaisance rapporte ainsi qu’on disait conserver près du Jourdain un linge ayant été placé sur la tête de Jésus :

In ipso loco dicitur esse sudarium quod fuit super caput Jesu.

« En ce lieu, dit-on, se trouve le suaire qui fut sur la tête de Jésus. » 3

Un témoignage encore plus intéressant apparaît environ un siècle plus tard.

VERS 670 : ARCULF ET LE SUDARIUM DOMINI

Vers 670, l’évêque gaulois Arculf séjourne plusieurs mois à Jérusalem. Son récit est recueilli par Adomnán d’Iona dans le De locis sanctis.

Arculf affirme avoir vu à Jérusalem un sudarium Domini présenté comme le linge qui avait été placé dans le tombeau sur la tête du Christ. 4

Là encore, il serait abusif d’identifier automatiquement ce linge au Saint Suaire de Turin. Le texte ne décrit notamment pas la double image d’un corps humain.

Il démontre néanmoins qu’au VIIe siècle une relique textile directement associée au tombeau du Christ était effectivement vénérée par les chrétiens de Jérusalem.

Cette donnée est importante pour notre hypothèse : elle établit l’existence d’un environnement religieux dans lequel des textiles attribués à la sépulture du Christ pouvaient être conservés, exposés, transmis et entourés de traditions.

614 : LA PRISE DE JÉRUSALEM PAR LES PERSES

Cette continuité connaît une rupture majeure en 614, lorsque les armées sassanides de Khosro II prennent Jérusalem.

Une partie importante des sanctuaires chrétiens est pillée ou détruite. Le patriarche Zacharie est emmené en captivité avec une partie de la population et, surtout, les Perses s’emparent de la Vraie Croix. 5

Cet épisode démontre surtout que les reliques conservées à Jérusalem pouvaient être déplacées, saisies, dispersées puis éventuellement restituées au gré des bouleversements politiques.

Il introduit donc une difficulté majeure pour toute tentative de reconstruire la localisation continue d’une relique entre l’Antiquité tardive et l’époque carolingienne.

628-630 : RESTAURATION DES SANCTUAIRES ET RETOUR DE LA VRAIE CROIX

Après les victoires de l’empereur Héraclius sur les Sassanides, Jérusalem revient temporairement sous domination byzantine. La Vraie Croix est récupérée et solennellement replacée à Jérusalem.

Cette période correspond à une restauration des sanctuaires et des institutions chrétiennes endommagés lors de la conquête perse.

Pour notre question, cette période pourrait théoriquement avoir donné lieu à la réorganisation, au déplacement ou éventuellement à la reproduction de certaines reliques. Mais il faut être très prudent : aucune source connue ne permet actuellement d’associer à cette restauration une copie du Saint Suaire.

638 : LA CONQUÊTE MUSULMANE

Une nouvelle rupture intervient quelques années plus tard.

Sous le patriarche Sophrone, Jérusalem passe vers 637-638 sous domination musulmane.

La conquête ne provoque cependant pas la disparition du patriarcat. Les chrétiens continuent à disposer de leurs institutions religieuses et le Saint-Sépulcre demeure un sanctuaire chrétien.

Ce point est essentiel : la conquête politique de Jérusalem ne signifie donc pas une rupture complète dans la conservation des traditions et du patrimoine chrétien.

Le patriarcat entre simplement dans une nouvelle situation : il devient une institution chrétienne fonctionnant à l’intérieur du califat.

VIIe-VIIIe SIÈCLES : CONTINUITÉ DES SANCTUAIRES ET DES RÉSEAUX CHRÉTIENS

Sous les Omeyyades puis, à partir de 750, sous les Abbassides, le patriarcat continue d’exister et les grands monastères palestiniens, notamment Mar Saba, restent d’importants centres religieux et intellectuels.

Les pèlerinages ne disparaissent pas davantage. Le cas d’Arculf, qui visite Jérusalem vers 670 sous domination musulmane, en fournit une illustration particulièrement intéressante : un évêque occidental peut encore séjourner plusieurs mois dans la ville, visiter ses sanctuaires et observer les reliques que lui présentent les communautés chrétiennes. 6

Cette continuité permet d’envisager qu’un objet religieux conservé avant 638 ait pu continuer à circuler dans les milieux ecclésiastiques ou monastiques après la conquête. Elle ne permet naturellement pas d’affirmer qu’un tel objet était le Saint Suaire.

799-800 : LE PATRIARCAT DE JÉRUSALEM ET CHARLEMAGNE

À la fin du VIIIe siècle apparaît enfin l’élément le plus important pour notre enquête : le patriarcat de Jérusalem entre directement en relation avec Charlemagne.

Les Annales regni Francorum rapportent qu’en 799, un moine venu de Jérusalem apporte au roi franc une bénédiction et des reliques provenant du Saint-Sépulcre, envoyées par le patriarche de Jérusalem. 7

Charlemagne envoie en retour son prêtre Zacharie à Jérusalem.

En 800, celui-ci revient accompagné de deux moines orientaux. Les Annales précisent qu’ils apportent :

claves sepulchri Dominici ac loci calvariae, claves etiam civitatis et montis cum vexillo.

C’est-à-dire les clés du sépulcre du Seigneur et du Calvaire, les clés de la cité et de la montagne, ainsi qu’un vexillum. 8

Ces échanges interviennent précisément autour du couronnement impérial de Charlemagne à Rome, le 25 décembre 800. Leur signification exacte demeure discutée : il serait notamment excessif d’en déduire automatiquement l’existence d’un véritable « protectorat » carolingien sur Jérusalem. Ils témoignent néanmoins de relations suffisamment développées pour permettre la circulation d’ambassadeurs, de moines, de présents et de reliques entre les Lieux saints et la cour franque. 9

CE QUE L’HISTOIRE DU PATRIARCAT PERMET D’ÉTABLIR

L’histoire du patriarcat entre 325 et 800 fait ainsi apparaître une remarquable continuité malgré plusieurs ruptures politiques majeures :

  • 325 — Jérusalem reçoit une préséance ecclésiastique particulière.
  • 451 — Jérusalem devient un patriarcat indépendant, institutionnellement associé à la garde des Lieux saints.
  • Ve-VIe siècles — développement considérable des sanctuaires, pèlerinages et traditions relatives aux reliques.
  • 614 — conquête perse, destruction de sanctuaires, déplacement du patriarche et de la Vraie Croix.
  • vers 630 — restauration byzantine et retour de la Croix.
  • 637-638 — conquête musulmane, mais maintien des institutions chrétiennes et du Saint-Sépulcre.
  • vers 670 — Arculf peut encore visiter Jérusalem et y voir un linge présenté comme le sudarium Domini.
  • 799-800 — le patriarcat envoie effectivement à Charlemagne des reliques du Saint-Sépulcre et différents objets symboliques des Lieux saints.

Cette histoire ne démontre évidemment pas que le Saint Suaire de Turin se trouvait à Jérusalem, ni qu’une copie en fut réalisée puis offerte à Charlemagne.

Elle permet en revanche d’établir un contexte historique beaucoup plus précis : Jérusalem possédait depuis l’Antiquité tardive une institution ecclésiastique organisée autour des Lieux saints ; des textiles attribués à la sépulture du Christ y sont mentionnés par les sources ; cette tradition survit aux bouleversements politiques des VIIe et VIIIe siècles ; enfin, vers 799-800, le patriarcat dispose effectivement d’un réseau permettant d’envoyer jusqu’à Charlemagne des reliques provenant du Saint-Sépulcre.

10

Dans l’hypothèse où une copie ancienne d’un linge considéré comme celui de la sépulture du Christ aurait existé dans l’environnement du patriarcat avant l’an 800, les relations établies entre le patriarcat de Jérusalem et Charlemagne fournissent donc un canal de transmission historiquement attesté par lequel un tel objet aurait pu atteindre la cour carolingienne.

C’est probablement le point le plus solide à retenir : l’hypothèse d’une copie reste spéculative ; le réseau susceptible d’avoir permis sa transmission, lui, est historiquement documenté.

Bibliographie chronologique

  • Antoninus Placentinus. (1898). Itinerarium Antonini Placentini. Dans P. Geyer (Éd.), Itinera Hierosolymitana saeculi IIII-VIII (Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum, vol. 39). Vienne : F. Tempsky. (Œuvre originale rédigée vers 570).
  • Adomnán d’Iona. (1958). Adamnán’s De locis sanctis (D. Meehan, Éd. et trad.). Dublin : Dublin Institute for Advanced Studies. (Œuvre originale rédigée à la fin du VIIe siècle d’après le récit d’Arculf).
  • Kurze, F. (Éd.). (1895). Annales regni Francorum inde ab a. 741 usque ad a. 829, qui dicuntur Annales Laurissenses maiores et Einhardi. Hannover : Hahn. (Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Germanicarum in usum scholarum, 6).
  • Fortescue, A. (1910). Jerusalem (A.D. 71-1099). Dans The Catholic Encyclopedia (Vol. 8). New York : Robert Appleton Company.
  • Runciman, S. (1935). Charlemagne and Palestine. The English Historical Review, 50(200), 606-619.
  • Meehan, D. (Éd. & Trad.). (1958). Adamnán’s De locis sanctis. Dublin : Dublin Institute for Advanced Studies.
  • Graboïs, A. (1981). Charlemagne, Rome and Jerusalem. Revue belge de philologie et d’histoire, 59(4), 792-809.
  • Price, R., & Gaddis, M. (Éds. & Trads.). (2005). The Acts of the Council of Chalcedon (3 vols.). Liverpool : Liverpool University Press.
  • Anthony, S. W., & Shoemaker, S. J. (2024). The Capture of Jerusalem by the Persians in 614 CE by Strategius of Mar Saba. Chicago : Institute for the Study of Ancient Cultures, University of Chicago.
-- Notes --
  1. Le canon 7 de Nicée constitue une étape essentielle : Jérusalem obtient une préséance honorifique sans devenir pour autant un siège métropolitain indépendant. Cette situation institutionnelle particulière s’explique par le prestige exceptionnel que les lieux associés à la vie, à la Passion et à la Résurrection du Christ confèrent progressivement à la ville. Council of Nicaea, canon 7 ; Fortescue, 1910.[↩]
  2. L’élévation de Jérusalem résulte notamment des ambitions de l’évêque Juvénal de Jérusalem. À Chalcédoine, un accord avec Maxime d’Antioche reconnaît finalement à Jérusalem la juridiction sur les trois provinces de Palestine. Jérusalem prend ainsi place parmi les grands sièges patriarcaux de la chrétienté. Price, R., & Gaddis, M. [Eds.]. [2005]. The Acts of the Council of Chalcedon, vol. 2, notamment la septième session, pp. 244-249.[↩]
  3. Ce témoignage ne permet pas d’identifier ce sudarium au Saint Suaire de Turin : le texte parle explicitement d’un linge placé sur la tête de Jésus et ne décrit aucune empreinte corporelle. Son intérêt réside dans l’attestation, dès le VIe siècle, d’une tradition palestinienne concernant la conservation matérielle d’un linge funéraire attribué au Christ. Antoninus Placentinus, vers 570 ; Geyer, 1898.[↩]
  4. Adomnán précise qu’Arculf avait séjourné neuf mois à Jérusalem et parcouru quotidiennement les Lieux saints. Le récit relatif au sudarium est présenté comme provenant non seulement de l’observation d’Arculf, mais également d’une tradition rapportée par les chrétiens de Jérusalem. Adomnán d’Iona, De locis sanctis, I, 9 ; Meehan, 1958.[↩]
  5. La prise de Jérusalem de 614 constitue un épisode particulièrement important pour l’histoire matérielle des reliques. Le récit attribué à Strategius de Mar Saba décrit la capture de la ville, la déportation du patriarche et l’enlèvement de la Vraie Croix. Les traditions relatives au nombre des victimes ou à certaines circonstances du sac doivent être utilisées avec prudence, mais la capture de Zacharie et de la Croix est solidement attestée. Anthony, S. W., & Shoemaker, S. J. [2024]. The Capture of Jerusalem by the Persians in 614 CE by Strategius of Mar Saba.[↩]
  6. Le De locis sanctis précise qu’Arculf séjourna environ neuf mois à Jérusalem et visita quotidiennement les Lieux saints. Son témoignage constitue ainsi une source particulièrement précieuse sur la continuité du pèlerinage chrétien dans les premières décennies suivant la conquête musulmane. Adomnán d’Iona, De locis sanctis, prologue ; Meehan, 1958.[↩]
  7. L’importance de cet épisode tient au fait qu’il établit directement la capacité du patriarcat à faire parvenir jusqu’à la cour carolingienne des objets sacrés provenant des Lieux saints. Il ne s’agit donc plus ici d’une possibilité théorique de circulation : le transfert de reliques de Jérusalem vers Charlemagne est explicitement attesté par une source carolingienne. Kurze, F. [Éd.]. [1895]. Annales regni Francorum, a. 799 ; Graboïs, 1981, pp. 792-809.[↩]
  8. Kurze, F. [Éd.]. [1895]. Annales regni Francorum, a. 800, p. 112. Le terme vexillum désigne normalement une enseigne ou une bannière textile. Il ne peut être traduit par « suaire » et le passage ne décrit ni ses dimensions, ni son décor, ni une éventuelle effigie. L’intérêt documentaire de l’objet est donc de confirmer la circulation d’un objet textile symbolique avec les présents venus de Jérusalem, et non de permettre son identification à une copie du Saint Suaire.[↩]
  9. Sur les relations entre Charlemagne, Jérusalem et les chrétiens de Palestine, voir Runciman, 1935, pp. 606-619 et surtout Graboïs, 1981, pp. 792-809. Graboïs insiste sur la nécessité de replacer ces échanges dans les relations politiques et religieuses entre Rome, la cour carolingienne, Jérusalem et le monde abbasside, sans transformer automatiquement les présents de 799-800 en reconnaissance d’une souveraineté franque sur la Ville sainte.[↩]
  10. Il convient ici de distinguer trois niveaux de démonstration. Premier niveau, attesté : des reliques et traditions concernant des linges funéraires du Christ existent en Palestine et à Jérusalem avant 800. Deuxième niveau, attesté : en 799-800, le patriarcat de Jérusalem transmet effectivement à Charlemagne des reliques et objets associés aux Lieux saints. Troisième niveau, hypothétique : parmi les objets conservés ou susceptibles d’être reproduits à Jérusalem aurait pu exister un linge correspondant au Saint Suaire ou une copie de celui-ci. Les deux premiers niveaux rendent historiquement concevable le troisième, mais ne le démontrent aucunement.[↩]

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.