Jérôme Lejeune

Jérôme Lejeune, éminent généticien et membre actif du CIELT, a proposé de confirmer l’analyse génétique des taches de sang sur le Saint Suaire en développant des techniques adaptées à l’étude de matériel ancien, avec une méthodologie rigoureuse préalable sur d’autres artefacts.

Parcours scientifique et engagements Ethiques

Jérôme Lejeune, né en 1926 à Montrouge, est l’une des figures majeures de la génétique médicale. Il découvre en 1958 l’origine génétique de la trisomie 21, identifiant un chromosome surnuméraire sur la 21ᵉ paire. Cette avancée lui vaut en 1963 le Prix Kennedy. En 1964, il devient titulaire de la première chaire de génétique fondamentale à la faculté de médecine de Paris, et en 1965, chef de l’unité de cytogénétique à l’Hôpital Necker-Enfants Malades.

Tout au long de sa carrière, il s’engage activement dans la défense de la vie humaine et la bioéthique, devenant membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques) en 1982, puis de l’Académie nationale de médecine en 1983. En 1993, il est à l’origine de la création de l’Académie pontificale pour la vie, sur demande de Jean-Paul II. Il décède le jour de Pâques en 1994. Fidèle à ses convictions, il a milité pour la protection de la vie humaine dès la conception, devenant une figure centrale dans les débats bioéthiques contemporains. Son engagement total envers ces principes lui a valu une reconnaissance posthume : en 2007, son procès en béatification est ouvert, et en 2021, il est déclaré Vénérable par le Vatican, soulignant son rôle d’inspiration pour les défenseurs de la vie et de la foi.

Contribution au CIELT et au Saint Suaire

Jérôme Lejeune s’investit dans les recherches scientifiques sur le Saint Suaire de Turin au sein du Centre International d’Études sur le Linceul de Turin (CIELT). Il s’intéresse particulièrement aux traces de sang trouvées sur le linceul, en lien avec les études menées par Pier Luigi Baima Bollone, qui identifia le groupe sanguin AB, également retrouvé sur les reliques eucharistiques de Lanciano et d’Oviedo.

Lejeune, prudent face à ces résultats, estime nécessaire de confirmer cette identification. Il propose d’élaborer un programme scientifique visant à déterminer le caryotype (carte chromosomique) de l’homme du Linceul. Sa vision pour l’étude génétique inclut :

  • Le développement de techniques d’analyse génétique sur du sang ancien.
  • L’expérimentation préalable sur d’autres artefacts pour éprouver les méthodes, avant de les appliquer au Saint Suaire.
  • Sa vision est relayée par le docteur Marie Peeters et le docteur Bertrand Ludes, qui ont travaillé à définir les bases d’un plan de recherches futures. ( cf. Ludes, 1997)

Ces efforts témoignent de l’engagement de Lejeune pour mettre les avancées scientifiques au service de la compréhension de cette relique unique.

Contribution à la bio-éthique :

Jérôme Lejeune a laissé une empreinte indélébile dans le domaine de la bioéthique catholique. En 1993, il fonde l’Académie pontificale pour la vie à la demande de Jean-Paul II, avec pour mission de défendre la dignité humaine face aux défis posés par les progrès scientifiques, tout en s’assurant que ces derniers respectent l’éthique chrétienne.

Référence :

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