Luigi Garlaschelli

Luigi Garlaschelli est un chimiste italien, né le 22 juin 1949 à Pavie. Professeur de chimie organique à l’Université de Pavie, il s’est spécialisé dans la reproduction de phénomènes prétendument paranormaux et l’analyse critique de reliques religieuses. Il a proposé une technique de reproduction du Saint Suaire par des procédés conformes aux connaissances médiévales, mais sans convaincre tous les spécialistes du domaine.

Formation et parcours professionnel :

Garlaschelli a obtenu son doctorat en chimie et a poursuivi une carrière académique à l’Université de Pavie. En tant que membre actif du Comité Italien pour le Contrôle des Affirmations sur le Pseudoscience (CICAP), il s’est engagé dans l’étude scientifique de phénomènes controversés. Sa chaîne Youtube respire un climat sarcastique avec probablement des références kryptées. Il a publié aux éditions Dédalo, la même maison d’édition que feu le Dr. Vittorio Pesce Delfino

Contributions au sujet du Suaire de Turin :

En 2009, Luigi Garlaschelli a entrepris de reproduire le Suaire de Turin en utilisant uniquement des matériaux et des techniques disponibles au Moyen Âge.

traitement de la toile à l’ocre rouge avant vieillissement. Garlaschelli (2009)

Il a appliqué un pigment d’ocre rouge sur un drap de lin recouvrant un volontaire vivant ( température corporelle à 37 ° C ), suivi d’un processus de vieillissement pour simuler l’apparence jaunâtre du Suaire.

Cette reproduction visait à démontrer que l’image du Suaire pouvait être le résultat d’une fabrication médiévale, mais on peut s’interroger encore : Les résultats ne sont pas vraiment spectaculaires de précision mais semblent combler ( et amuser ) le professeur Garlaschelli :

Critiques et débats :

Les travaux de Garlaschelli ont suscité des critiques de la part de chercheurs et de partisans de l’authenticité du Suaire. Certains ont contesté la fidélité de sa reproduction aux caractéristiques uniques de l’image originale, notamment en ce qui concerne la tridimensionnalité et l’absence de pigments détectables sur le Suaire authentique, mais aussi les caractéristiques de dégradé sur les bords de l’empreinte.

Par exemple, Petrus Soons ( 2009 ) a souligné que l’image de Garlaschelli ne reproduisait pas fidèlement les propriétés tridimensionnelles de l’original et que l’absence de traces ( quantitative ) de pigments sur le Suaire authentique n’était pas expliquée par la méthode de Garlaschelli.

Critique par Petrus Soons :

Petrus Soons, un chercheur réputé pour ses travaux sur les images tridimensionnelles du Suaire de Turin, a formulé une réponse critique en 2009 à la tentative de reproduction du Suaire réalisée par Luigi Garlaschelli. Soons souligne que Garlaschelli, en utilisant des matériaux et des techniques médiévales pour recréer l’image, a répété des hypothèses déjà émises par Walter McCrone en 1979. Cependant, ces théories avaient été réfutées par l’équipe de recherche STURP, qui démontrait l’absence d’oxyde de fer comme pigment sur le Suaire.

Soons critique aussi l’affirmation de Garlaschelli selon laquelle le pigment d’oxyde de fer aurait « naturellement disparu » au fil des siècles, considérant cela comme une explication non scientifique. Il rappelle que les analyses spectroscopiques menées par STURP en 1978 auraient détecté même les plus infimes traces de l’oxyde de fer utilisé comme pigment. ( il existe cependant des traces infimes d’oxyde de fer selon Mc Crone (1980) mais aussi Fanti et Zaggato (2017 )

Enfin, Soons met en évidence des propriétés uniques du Suaire, notamment les informations tridimensionnelles de l’image, ainsi que la séparation de sérum visible autour des taches de sang, indiquant une exsudation post-mortem. Selon lui, ces caractéristiques ne sont pas présentes dans la reproduction de Garlaschelli, remettant ainsi en question la validité scientifique de sa démarche, en tout cas la valeur intrinsèque de ses reproductions.

Références :

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