Luigi Gedda

Luigi Gedda ( 1902 – 2000 ) vers 1957

Luigi Gedda (1902–2000) n’est pas d’abord connu, dans l’histoire intellectuelle italienne, comme un sindonologue de profession, mais comme médecin, généticien, spécialiste de la gémellologie et figure importante du catholicisme italien.

Il enseigna à l’université de Rome, publia dans le domaine de la génétique médicale et fonda des institutions scientifiques durables. Scientifique de haut niveau dès les années 1930, il a été au centre de polémiques au sujet de son idéologie scientifique marqué par l’idéologie racialiste.

Il fut président central de la Jeunesse italienne de l’Action catholique (GIAC) de 1934 à 1946, puis président des Hommes de l’Action catholique de 1946 à 1949. En 1952, Gedda devint président de l’ Action catholique italienne.

Contributions au Saint Suaire :

Dans le dossier du Saint Suaire, Gedda apparaît surtout comme un médecin-anthropométriste. Son apport principal ne concerne ni l’histoire médiévale de la relique, ni l’exégèse, ni la chimie des fibres, mais l’étude des proportions corporelles de l’homme de la Sindone, autrement dit la tentative de déduire, à partir de l’image, des données sur la stature, le biotype et l’harmonie morphologique du supplicié. Il répond aux hypothèses de Paul Vignon, de Pierre Barbet, etc …

Le cœur de son raisonnement est la question de la taille du Christ et, plus largement, du type constitutionnel révélé par les empreintes. Gedda conclut que la stature paraîtrait se situer autour de 183 cm, tout en formulant des réserves dues aux altérations possibles du mécanisme de formation de l’image et à l’impossibilité de connaître certains diamètres corporels à partir des empreintes.

Il décrit ainsi l’homme du Suaire comme un sujet de structure normotypique harmonieuse, avec certains traits secondaires plus allongés.

présence à l’ostension de Montevergine de 1946

Un élément souvent négligé, mais historiquement très important, est la participation de Luigi Gedda à l’ostension exceptionnelle du Saint Suaire à Montevergine en 1946, dans le contexte troublé de l’après-guerre. Il accompagne Monseigneur Fossati pour rapatrier la relique éloignée de Turin dans le contexte des risques de bombardements de la Seconde Guerre Mondiale.

Gedda publie peu après un compte rendu intitulé L’ostensione della Sindone a Montevergine, paru en 1947 dans la revue Tabor. Ce texte atteste non seulement sa présence, mais aussi son implication directe dans l’observation du Suaire lors de cette ostension particulière.

Commission Pellegrino – 1969 :

À cela s’ajoute un second rôle, plus institutionnel mais très important, lors de la commission de 1969, où il intervient non seulement comme expert, mais aussi comme représentant personnel d’Umberto II de Savoie, alors propriétaire de la relique. Le procès-verbal des conclusions et propositions des experts, daté du 17 juin 1969, confirme sa présence active au sein de cette commission aux côtés de personnalités notamment comme Giorgio Frache, Noemi Gabrielli, Giovanni Judica Cordiglia, Camillo Lenti et Enrico Medi.

présidence scientifique du congrès de Syracuse – 1987

Un autre jalon tardif, mais significatif, est la participation de Gedda au IVe Congrès National de Sindonologie, intitulé La Sindone e la Scienza, tenu à Syracuse les 17–18 octobre 1987.

Selon le compte rendu publié, Gedda y occupe une position éminente : Il est président d’honneur du congrès et il préside également le comité scientifique, aux côtés de chercheurs majeurs tels que Pierluigi Baima Bollone ou encore Vittorio Marcozzi et Giuseppe Ghiberti

Le congrès lui-même s’inscrit dans la continuité des rencontres précédentes (Trani 1984), sous l’impulsion de Sebastiano Rodante, et réunit un nombre important de contributions (23 communications).

Références :

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