Cette copie est conservée au Monastère de San Lorenzo del Escorial

Description :
On peut distinguer deux vues de face du corps, sans traces de blessures, contrairement à d’autres copies du Suaire.
Les brûlures dues à l’incendie de Chambéry en 1532 sont reproduites avec des motifs symétriques. On peut voir les pieds de Jésus des deux côtés.
Une inscription en latin, aux parties supérieure et inférieure porterait « Sindonis ad tactum rubet ignis et inquit amarunt quam aeraque et fellus, ignis, amare neget » qu’on pourrait traduire par « Au toucher, le linceul rougit du feu et dit : ils ont aimé plus que l’air et le fiel ; le feu refuse d’aimer. » (?)
Cette mention fait référence à l’incendie de Chambéry de 1532 qui aurait laissé le Saint Suaire indemne.
Histoire :

Cette copie est conservée au Monastère de San Lorenzo del Escorial qui est un haut lieu du Royaume d’Espagne depuis l’époque de Philippe II. Le monastère contient une des plus grandes bibliothèques de son temps. C’est aussi un sanctuaire qui contient l’une des plus grandes collections de reliques du monde catholique : on y trouve quelque 7 500 reliques abritées dans 570 reliquaires répartis dans tout le monastère, mais spécialement dans la basilique Saint-Laurent.