
Maurilio Fossati (né le 24 mai 1876 à Arona, province de Novare, Piémont, et décédé le 30 mars 1965 à Turin) était un prélat italien, connu pour son rôle important en tant qu’archevêque de Turin et cardinal de l’Église catholique.
Fossati a été ordonné prêtre le 27 novembre 1898. Son père, simple employé de la Société de navigation du Lac Majeur, dispose de moyens très limités, mais parvient malgré tout à élever sa famille. Parmi tous les enfants, Maurilio est le seul à s’orienter vers la vie ecclésiastique. L’article suggère que l’influence d’un oncle prêtre a pu jouer un rôle dans cette vocation précoce.
Pendant sa formation, il se fait remarquer très tôt par ses supérieurs. L’évêque de Novare, Mgr Edoardo Pulciano, le distingue parmi les séminaristes et lui accorde rapidement sa confiance. Ses condisciples le surnomment déjà « père », tant son comportement leur paraît grave, posé et presque paternel. Il se distingue aussi par ses qualités intellectuelles : il aime l’étude, excelle en mathématiques et montre même une certaine aisance dans les petites représentations théâtrales du séminaire.
Ordonné prêtre en 1898, Fossati commence alors une carrière étroitement liée à Mgr Pulciano. Il enseigne la liturgie aux séminaristes et accompagne l’évêque dans ses visites pastorales. Lorsque Pulciano est transféré à Gênes, Fossati reste à son service comme secrétaire fidèle. Après la mort soudaine de son protecteur, en 1911, il revient dans son diocèse et entre chez les oblats avec l’appui bienveillant de Mgr Giuseppe Gamba.
Durant la guerre, il accomplit son service militaire à Turin, puis poursuit son activité à Varallo, où il acquiert une réputation d’homme prudent, ferme et bon administrateur. Son rôle dans les affaires du Sacro Monte de Varallo montre déjà ses capacités de gouvernement, à la fois sur le plan religieux et sur le plan institutionnel.
Sa carrière épiscopale prend ensuite de l’ampleur. Pie XI le nomme évêque de Galtellì et de Nuoro. Il exerce son ministère en Sardaigne avec un zèle remarqué. En 1924, il est nommé évêque de Nuoro, en Sardaigne. Il prend part activement au concile plénier d’Oristano et administre aussi, pendant un temps, le diocèse de l’Ogliastra. En 1929, il devient archevêque de Sassari, confirmant ainsi son ascension dans la hiérarchie ecclésiastique. L’année suivante, 11 décembre 1930, Maurilo Fossati est transféré à Turin où il occupera le poste d’archevêque jusque 30 mars 1965.
En 1933, il est créé cardinal par le pape Pie XI.
Fossati a participé au conclave de 1939 qui a élu le pape Pie XII.
À l’occasion de l’ostension de 1933, plusieurs spécialistes ont suggéré d’exposer la relique aux rayons ultraviolets ou infrarouges afin d’obtenir plus d’informations scientifiques sur son authenticité. Dans son récit, « Pius XI et le Saint Suaire« , le cardinal Maurilio Fossati met en avant l’intérêt du pape Pie XI pour une proposition jugée intéressante, mais le Pape Pie XI, se montrant prudent, a exprimé son désaccord, en raison des nombreux incidents auxquels le Suaire avait déjà été exposé, comme le feu et l’eau, ce qui aurait pu compromettre les résultats scientifiques. ( Fossati, 1939 )
Maurilio Fossati s’investit pour la création du Musée du Saint Suaire à Turin. En effet, a Confrérie du Saint Suaire fonde en 1937 l’ association Cultores Sanctae Sindonis , approuvée par le cardinal Maurilio Fossati.
le 16 décembre 1938 lui fut remis un rapport rendu sur le thème : « Certitudes nouvelles relatives au Saint Suaire » à l’issue de cinq conférences préparatoires pour la première conférence nationale sur le Saint Suaire . 1
En 1959, Hans Naber adresse un courrier à Jean XXIII en date du 26 février 1959 pour réclamer des examens du sang sur le Saint Suaire ainsi qu’une datation au carbone 14. En Juillet 1959, par l’intermédiaire Guido De Mestri, conseiller par intérim de la Nonciature d’Allemagne, le cardinal Fossati informe sèchement Hans Naber qu’il n’est pas disposé à accéder à sa requête, sans motiver cette décision.
Le 23 décembre 1959, suite à la démission de Bernard Bellardo, alors président du Cultores Sanctae Sindonis le cardinal Maurilio Fossati s’implique dans l’émergence du Centro Internazionale di studi sulla Sindone qui remplace l’association Cultores Sanctae Sindonis sous l’impulsion de Don Piero Coero Borga. Il approuve les statuts du centre dirigé alors par le professeur Giovanni Judica-Cordiglia. La revue « Sindon » émerge avec l’implication également de Monseigneur Aldolfo Barberis.
De 1962 à 1965, il a participé au Concile Vatican II, puis il a pris part au conclave de 1963, qui a élu le pape Paul VI.
Le cardinal Fossati est décédé d’une pneumonie le 30 mars 1965 à Turin à l’âge de 88 ans.
Référence :
- Fossati, M. (1939). Pius XI et le Saint Suaire. In Atti dei Convegno édités par Pietro Scotti, L.I.C.E. Torina, 1941, pp. 19-25.
- Il nuovo Arcivescovo mons. Fossati arriverà in gennaio – La Stampa – Venerdì 12 Dicembre 1930 – p 6.
- cf. Sindone – QUADERNO N. 14 -15 DICEMBRE 1970 [↩]