témoignage sur la photographie du Saint Suaire avant 1883
Saint Leonardo Murialdo
1897


Leonardo Murialdo (1828–1900), Carnet 13, page 16 . Écrits, vol. 6 : Discours religieux, Rome, Libreria Editrice Murialdo, 1999, p. 141–142. https://www.calameo.com/books/0018930393535b2fb445a?
témoignage sur la photographie du Saint Suaire avant 1883 – Murialdo
Saint Leonardo Murialdo
1897
La Sindone
Vendredi après le deuxième dimanche de Carême – le Suaire, le linceul. 1
Différents linceuls : saint Jean l’Évangéliste [S. Gio[vanni] Ev[angelista]] : linteamina [Jn 20,6] —
— [Anne Catherine ] Emmerich parle de plusieurs — de l’un disposé parmi différents prétendants jeté dans le feu, il s’éleva au-dessus des flammes.
Moi, je l’ai vu [Le Saint Suaire] dans la chapelle, lorsque la Reine Mère Thérèse et Adélaïde recousaient les déchirures 2
— Aujourd’hui, on les voit peu. 3
Monseigneur Gastaldi fit faire la photographie, 4 5 puis la peinture par le peintre [Enrico ] Reffo. 6
Dévotion à la précieuse relique : saint Charles [S. Carlo Borromeo], saint François de Sales [S. Franc[esco di] Sales] : les plaies de Jésus-Christ [G. C. = Gesù Cristo].
Relique en tant qu’elle touche les os d’un saint, et le corps de Jésus-Christ [G. C.].
Précieuse par le contact du Corps de Jésus-Christ [G. C.].
Précieuse par le souvenir des plaies de Notre Seigneur [N. S. = Nostro Signore].
Prophète Isaïe [Prof[eta] Isaia] : a planta pedis, ad summitatem capitis [de la plante du pied jusqu’au sommet de la tête ; cf. Isaïe 1,6].
Un témoignage édité à partir des carnets
et manuscrits de saint Leonardo Murialdo
L’extrait cité provient de l’édition moderne des écrits de saint Leonardo Murialdo (1828–1900), publiée sous le titre Scritti. Il s’agit ici d’un extrait du carnet 13 paru volume 6, intitulé Discorsi religiosi, paru à Rome en 1999 à la Libreria Editrice Murialdo, dans la collection du Centro Storico Giuseppini del Murialdo, “Fonti e studi”. Cette vaste entreprise éditoriale vise à mettre à disposition les textes manuscrits du fondateur des Giuseppini del Murialdo, en les classant, les transcrivant et les annotant de manière méthodique. L’édition repose sur les carnets, cahiers et autographes conservés dans les archives de la congrégation, classés selon la numérotation établie par don Francesco Gavioli.
La note rédactionnelle du volume précise que les éditeurs ont choisi de restituer les textes au plus près du manuscrit, en signalant les passages biffés, les ajouts postérieurs, les corrections, les développements d’abréviations et, lorsque nécessaire, les traductions de termes dialectaux. Cette méthode permet non seulement de lire le texte, mais aussi de suivre les reprises et retouches successives opérées par Murialdo lui-même.
La responsabilité éditoriale de cette publication est assurée par Fausto Masante, Giuseppe Fossati et Giovanni Boggio, avec la collaboration signalée de p. Aldo Marengo, remercié pour la révision des textes et les suggestions de corrections et de notes explicatives. Le tableau des volumes montre que cette édition s’inscrit dans un ensemble très ample de quarante volumes, répartissant sermons, conférences, instructions, textes spirituels, miscellanées et documents divers.
L’extrait des pages 141–142 est rattaché, d’après la fiche de classement reproduite dans le volume, au volume 13, position 524, sous la catégorie Discorsi, et daté de 1897. Il appartient à un ensemble de discours prononcés au Collegio Artigianelli et porte notamment sur la Passion, les plaies de Jésus, la Sindone et la lance de Longin. Le passage cité — « Moi, j’ai vu dans la chapelle, lorsque la reine mère Thérèse et Adélaïde cousaient les déchirures… Monseigneur Gastaldi fit faire la photographie, puis la peinture par le peintre Reffo » — revêt un intérêt particulier, car il se présente comme un témoignage personnel de Murialdo sur des interventions réalisées autour du Suaire de Turin, et sur la mémoire qu’il en conserve dans un cadre de prédication religieuse.
— Notes —- Le deuxième dimanche de Carême tombait le 7 mars 1897 et le vendredi suivant était donc le 12 mars 1897 [↩]
- Il s’agit de la reine Marie-Thérèse d’Autriche-Toscane (1801–1855) et de la reine Adélaïde de Habsbourg-Lorraine (1822–1855). Ces deux membres de la famille royale sont mortes à une semaine d’intervalle. [↩]
- A priori, les déchirures, S.B. [↩]
- Monseigneur Lorenzo Gastaldi (1815-1883) fut archevêque de Turin de 1871 jusqu’à sa mort en 1883. Prêtre piémontais, d’abord formé dans un contexte marqué par le catholicisme libéral, il évolua ensuite vers des positions plus fermes en matière de discipline ecclésiastique et d’autorité épiscopale. Son épiscopat à Turin fut important, mais souvent conflictuel : il est surtout connu pour ses tensions avec l’oratoire salésien et avec saint Jean Bosco (1815-1888), à propos de questions de juridiction, de formation du clergé et d’autonomie institutionnelle. [↩]
- Saint Leonardo Murialdo évoque donc une prise de vue photographique avant 1883, date de la mort de Gastaldi (1815-1883) S.B. [↩]
- De même, Saint Leonardo Murialdo évoque dont une reproduction artistique de Reffo entre 1871 et 1883, ce qui correspond à la littérature sur le sujet, notamment les déclarations de Leon Bouchage ( 1891 ) qui évoque une chromo-lithographie datant de 1873 : Le Saint Suaire que cette châsse a mission de conserver est de fin lin. Il a 4m10 de longueur sur 1m40 de largeur. La figure du corps du Christ a, d’une extrémité à l’autre, dans sa plus grande longueur, 1m78, ce qui donne à peu près la taille de Notre-Sauveur. Ces mesures ont été prises, avec une exactitude scrupuleuse, lors de la dernière exposition de 1868, par Mgr Gastaldi, alors évêque de Saluces, depuis archevêque de Turin, délégué par le Roi pour présider à cette solennité. Elles ont été reproduites sur la chromo-lithographie du Saint Suaire qui fut publiée en 1873 par les soins et aux frais du clergé turinois.. ( Bouchage, L. 1891, Le Saint Suaire de Chambéry à Sainte Claire en Ville – p 30 – 31 . S.B.[↩]