Notice sur Msgr Alfonso Paleotti
dans
Notices sur les auteurs de Bologne
Giovanni Fantuzzi
1788
Fantuzzi, G. (1788). Paleotti Alfonso. In Notizie degli scrittori bolognesi raccolte da Giovanni Fantuzzi (Tomo VI, pp. 229–234). [ Notices sur les auteurs de Bologne ] Bologna: Nella Stamperia di S. Tommaso d’Aquino.
F.A.F.
Fils de Francesco, lui-même fils de Bonaventura, fils de Francesco, fils de Bertoluzzo 1, et cousin du cardinal Gabriele Paleotti, dont il sera davantage question plus loin, il naquit le 28 décembre 1531. Sa mère était Ginevra Paltroni, issue d’une famille noble et sénatoriale, de même rang que celle des Paleotti.
Alfonso accomplit dans sa patrie toutes ses études ; il obtint le doctorat en droit civil et canonique le 9 juin 1557 2, puis celui de théologie environ quinze ans plus tard.
Il obtint, le 11 avril 1579, 3 son agrégation au Collège des docteurs en droit 4, ainsi qu’à celui des juges et des avocats 5.
Il confesse lui-même, dans sa Vie manuscrite 6, qu’étant encore jeune il éprouvait un très vif désir d’accéder aux dignités ecclésiastiques. Dans cette intention, il se rendit à Rome en 1571, où il devint un très proche disciple de saint Philippe Néri, dont il reçut pour directeur spirituel Francesco da Bolsena, lequel était alors pénitent du saint.
Au cours de cette même année, à Rome, il fut ordonné prêtre, et peu de temps après, Leone Leonori, chanoine du métropolite de Bologne, mourut le 5 mars 1573. 7 Ce canonisme fut conféré à Alfonso, mais il y renonça plus tard à Lodovico Lambertini 5 en 1585. Alfonso reçut cette charge, mais il y renonça en faveur de Lodovico Lambertini en 1585 et devint la même année archidiacre du même métropolite. Durant toutes ces années, notre Monseigneur demeura vicaire de la Sainte Inquisition. 8
Entre-temps, le cardinal Paleotti résidait presque continuellement à Rome et, dans l’Église de Bologne, dont il était archevêque, il dut recourir aux évêques suffragants. C’est pourquoi, le 13 février 1591, Grégoire XIV 9 conféra l’archevêché de Corinthe à Monseigneur l’archidiacre Paleotti 10 et le nomma coadjuteur du cardinal susmentionné dans l’archiépiscopat de Bologne, avec possibilité de succession. 11
Le 21 mars suivant, Monseigneur l’archidiacre partit pour Ferrare, et le 24, il reçut l’Ordre épiscopal de Monseigneur Giovanni Fontana, évêque de cette illustre ville, et les deux autres évêques auxiliaires étaient Monseigneur Ercole Sacrati, évêque de Comacchio, et Monseigneur Gaspare Silingardi, évêque de Ripa Transona. 12
Le cardinal Paleotti mourut à Rome le 22 juillet 1597 et Monseigneur Alfonso, son coadjuteur à l’archevêché de Bologne, lui succéda, prenant solennellement possession du poste le 27 du même mois. Le Souverain Pontife Clément VIII ne tarda pas à envoyer le Pallium au nouvel archevêque, qui le reçut avec une grande pompe au Métropolitain le 8 septembre des mains de Monseigneur Lodovico Bentivogli, archidiacre de la même église, en présence de Monseigneur Vice-Légat, de tous les magistrats et du Régiment, à l’occasion de laquelle le Père Rafaello Argentini, Bolonais des Mineurs Observants, récita une prière qui, comme le dit Alidosi, était très belle. 13
Le pape lui-même accorda d’autres faveurs à Monseigneur Alfonso et à l’Église de Bologne ; l’une d’elles fut de déclarer l’archevêque assistant du Solio pontifical ; une autre, en 1614, par une bulle 14, confirma l’érection de l’Église bolonaise en archevêché, fixant les limites de la province et de l’archevêché lui-même, et restituant à l’Église archiépiscopale de Ravenne deux évêchés, à savoir celui d’Imola et celui de Cervia, et soumettant à la place de ceux-ci à l’archevêque de Bologne les évêques de Crema et de Borgo S. Donnino, nouvellement érigés par lui.
Il est tout à fait vrai ce qu’écrit Ughelli 15, à savoir que Monseigneur Alfonso Ecclesiam sibi creditam, domestico stimulatus exemplo zelantissimi Cardinalis Paleotti, egregie pieque administravit. Et Masini 16 ajoute avec la même raison qu’il était très dévoué à la Sainte Vierge et qu’il distribuait ses revenus en aumônes, aidant les familles pauvres, les religieux, les hôpitaux et les lieux pieux, assistant les mourants et accomplissant d’autres œuvres de grande charité.
Ailleurs 17, reprenant les propos susmentionnés, il ajouta une nouvelle phrase, qui ne tolère aucune opposition, nous disant qu’il était doté d’une très grande humilité. De toute la Vie qu’il a écrite sur lui-même, et que nous avons lue, il ressort clairement que si, jeune homme, il désirait les dignités ecclésiastiques, comme nous l’avons dit plus haut, avec l’âge et l’accroissement des vertus chrétiennes, il ne les accepta qu’avec une profonde répugnance. Et pour ne pas s’opposer aux volontés du Très-Haut, il vécut toujours dans la crainte constante de ne pas accomplir les grands devoirs de sa sublime vocation.
Une œuvre mémorable de cet archevêque fut la construction de la nouvelle église métropolitaine, dont il posa la première pierre le 25 mars 1605, avec cette inscription :
Alphonsus Paleotus Bononian, archevêque et prince métropolitain, posa solennellement cette pierre dans le même édifice étroit et presque détruit, sur le point d’être reconstruit à partir de ses fondations. An. Sal. M.DC.V. À l’occasion de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie, suite au décès de Clément VIII, le siège de Rome étant vacant.
On trouve également dans les fondations diverses médailles de différentes frappes, dont certaines sont visibles chez les amateurs d’antiquités. Parmi celles-ci, Alidosi, et après lui le comte Mazzuchelli 19, fit la mention suivante : l’avers de toutes ces médailles présente le portrait du même archevêque, accompagné de l’inscription : « Alphonsus Paleotus Archiepisc. Bonon. Sacri Romani Imperii Princeps » ; quant aux revers, ils sont de quatre sortes différentes.
L’un d’eux continue ainsi la légende de la droite : « D. Petro Apostolo dicatum hoc Templum præ Bonon. Civit ». Il agrandit l’église étroite et à moitié effondrée à partir de ses fondations en l’an de Sal. M.DC.V. Après Clément VIII, le siège romain était vacant.
Une autre porte l’image de la Vierge Marie tenant l’Enfant Jésus dans ses bras, et autour de ces lettres : « Funda nos in pace M.DC.V ».
Une troisième représente saint Pierre, et autour : « Super hanc petram M.DC.V ».
Une quatrième enfin arbore les armoiries des Paleotti 20 avec la croix et le pallium de l’archevêque, et autour : « Anno gratiae M.DC.V ».
Une autre œuvre très louable de Monseigneur Alfonso fut la construction d’une maison pour les femmes pauvres et malheureuses en ménage, qu’il fit bâtir Via delle Lame, près du monastère des Convertites, et où l’on peut lire cette plaque :
« MALE NVPTARVM DOMICILIVM AB ALPHONSO PALEOTO ARCHIEPISC. BONON. II. SACRA VIRGINE FAVENTE ERECTVM M.DC.VI. »
« Maison destinée aux femmes ayant contracté un mauvais mariage, élevée par Alfonso Paleotti, archevêque de Bologne, avec le secours de la Sainte Vierge, en l’an 1606. »
Nous dirons enfin en passant qu’en l’an 1599, le 9 mai, il introduisit les Clercs réguliers théatins 21 à Bologne et leur assigna l’église de S. Barthélémy ; et en 1600, aux Clercs réguliers bernabites, qui avaient déjà été introduits par le cardinal Paleotti, il assigna l’église de S. Michele Arcangiolo.
L’archevêché a aidé et promu de nombreuses autres constructions de monastères et de lieux pieux, jusqu’à ce que, déjà plein de vertus et de mérites, le 18 octobre de l’an 1610 22, il passe au Seigneur à l’âge de 79 ans, 9 mois et 20 jours et soit enterré dans la Confession de notre église métropolitaine à l’intérieur de la chapelle du Crucifix ; mais ses ossements furent ensuite transférés dans la partie haute de l’église, dans l’Arche de sa Maison, dans la chapelle Paleotti, appelée chapelle des Reliques, et située à droite du maître-autel.
Les œuvres imprimées et manuscrites de Monseigneur Alfonso Paleotti sont les suivantes :
I.
Explication du Saint Linceul dans lequel fut enveloppé le Seigneur, et des plaies qui y sont imprimées de son très précieux sang, confrontées avec la Sainte Écriture, les Prophètes et les Pères, accompagnée de plusieurs méditations sur les douleurs de la Bienheureuse Vierge, etc.
Imprimée à Bologne, chez les héritiers de Giovanni Rossi, en 1599, au format in-quarto.
Le Père Rabbi 23 écrit :
« Il composa un ouvrage remarquable, contenant l’explication des stigmates qui se voient imprimés sur la Sainte Sindone de Turin ; ouvrage rédigé avec non moins de science que de piété et de dévotion, comme l’exprime Clément VIII dans le privilège placé en tête du livre, et publié pour l’édification spirituelle du peuple de Bologne et des autres fidèles chrétiens. »
Cette Explication fut traduite en latin par le Père Daniele Mallonio, de la Congrégation de Saint-Jérôme de Fiesole, lecteur public dans notre Université de Bologne, et imprimée à Venise, chez Barezzi, en 1606, au format in-folio.
II.
Compendium des Ordonnances renouvelées et établies pour le bon gouvernement des monastères de religieuses.
Publié à Bologne, chez Benacci, en 1598, au format in-quarto.
III.
Instructions pour les prédicateurs.
Publié à Bologne, chez Benacci, en 1598, au format in-quarto.
IV.
Compendium des Ordonnances destinées au Clergé et au Peuple de Bologne.
Publié à Bologne, chez les héritiers de Giovanni Rossi, en 1601, au format in-quarto.
Je pense qu’il s’agit des Monita salutaria, que Gabriele Paleotti avait, à diverses reprises, souhaité voir réunis en un compendium par Alfonso, et proposés au clergé ainsi qu’au peuple, ouvrage dont parle le Père Rabbi déjà cité.
V.
Vie de moi, Alfonso Paleotti, archevêque de Bologne, décrite par moi de ma propre main pour les raisons qui y sont exposées, qui ne doit être ni vue ni lue avant ma mort, et doit être conservée avec les clés au monastère des nonnes des Anges de Nosadella.
J’ai commencé à écrire cette vie en l’an 1607 à la Maison de la Madonna sous le Mont, le jour de la Saint-Jacques-de-Compostelle. Masini 25 avait des informations à ce sujet et disait que Monseigneur l’avait écrite de sa propre main, à l’âge de 71 ans ; et après Masini, le Père Rabbi, cité à plusieurs reprises, a écrit la même chose :
« Fertur suam ipse vitam scripsisse, dum esset annorum septuaginta et unius, quam mihi videre non licuit. »
« On rapporte qu’il écrivit lui-même sa vie alors qu’il était âgé de soixante et onze ans ; quant à moi, il ne me fut pas permis de la voir. »
D’après le titre que nous lui avons donné, il apparaît que Monseigneur Paleotti a commencé à écrire en 1607, ce qui n’était pas la soixante-et-onzième année de son âge, mais la soixante-dix-septième, ayant déjà commencé sept mois plus tôt.
Il l’acheva très rapidement, bien qu’il fût composé de trois livres assez longs, et il le scella, l’associant ainsi à l’Apocalypse, dont nous parlerons dans le numéro suivant. Il fit reconnaître son sceau par sept notaires, qui l’apposèrent également et certifièrent cet acte.
Après la mort de l’archevêque, le manuscrit fut remis aux religieuses susmentionnées de l’Ordre des Anges, où il est toujours conservé, mais une copie en est également conservée dans la bibliothèque de ces Pères de l’Oratoire de Saint Philippe Néri.
Nous avions cet exemplaire sous les yeux, et nous avons trouvé la Vie pleine de Révélations, non pas faites à Monseigneur, mais plutôt à François de Bolsena, son serviteur et son pénitent, à qui presque quotidiennement, comme il est dit, un ange, un saint, et surtout la Très Sainte Vierge ont suggéré à l’archevêque ce qu’il devait faire ou dire dans le gouvernement de son diocèse et dans ses propres règlements, et ont également révélé beaucoup d’autres choses aux proches de l’archevêque lui-même, ou à d’autres personnes appartenant à la famille.
Parmi toutes ces apparitions, celle de saint Philippe Néri nous parut la plus remarquable. Directeur de Bolsena lors de son séjour à Rome, il avait manifesté des réserves quant à son esprit. Dans cette vision de Bologne, il lui révéla alors qu’il l’approuvait désormais pleinement et que, par la volonté divine et pour son plus grand bien, il ne l’avait pas approuvé à Rome.
VI.
Apocalypse de la Bienheureuse Vierge Marie
C’est-à-dire les Révélations faites à François de Bolsena et rapportées à Monseigneur Alfonso Paleotti, son maître et confesseur, archevêque de Bologne, est écrite de sa propre main. Le manuscrit autographe, au format folio, suit la Vie de l’archevêque et est conservé avec elle, comme mentionné précédemment, chez les Sœurs des Anges.
Dans l’exemplaire conservé à la Bibliothèque des Pères philippins, l’Apocalypse s’étend de la page 1 à la page 79. L’essentiel de cet ouvrage est que la Très Sainte Vierge, à laquelle Bolsena et Paleotti étaient tous deux profondément dévoués, révèle à Bolsena les Révélations qu’elle a eues, de son vivant, sur terre, concernant la Création du monde, la chute des anges, celle d’Adam et la future Réparation du genre humain et de tous les principaux dogmes contenus dans les Saintes Écritures, relatifs à la fondation de l’Église et à la gloire de la Divine Mère elle-même.
L’ouvrage est précédé d’une préface dans laquelle Monseigneur Alfonso ordonne qu’après sa mort, le livre soit présenté à Rome à la Congrégation du Saint-Office ; selon le jugement que cette dernière décidera, elle décide s’il doit être détruit ou s’il doit être imprimé.
Il faut dire que cet ordre de l’archevêque ne fut jamais exécuté, car jusqu’à présent l’Apocalypse n’a connu ni l’un ni l’autre destin ; et si par hasard le même ordre avait été exécuté, il faut dire que la Congrégation, entre les deux dispositions si résolues de Monseigneur, a jugé qu’elle pouvait embrasser sans désordre la voie médiane, qui consistait précisément à laisser l’Œuvre là où elle est, sans la déchirer ni l’imprimer.
En complément des numéros V et VI, précisons que la Bibliothèque des Pères philippins susmentionnée conserve un manuscrit autographe sur in-folio de Monseigneur Alfonso lui-même. On sait qu’il y consignait par intermittence les informations qu’il comptait utiliser pour la rédaction, qu’il fit plus tard, de sa propre biographie. Une vingtaine de pages sont vierges au début, puis figure ce titre :
« Casi Notabili di Rivelazioni occorsi per misericordia di Dio, e per intercessione della Sacra Vergine nella conversione di me Alfonso Paleotti, Arcivescovo di Bologna, che non si potendo far per scienza, sapienza, né ingegno humano, mostrano la potente mano della Sacra Vergine per la potestà conseguitale nella mia persona nella mia Vocazione. »
« Cas notables de révélations survenues par la miséricorde de Dieu et l’intercession de la Sainte Vierge lors de ma conversion, moi, Alfonso Paleotti, ancien archevêque de Bologne, qui, ne pouvant être réalisées par la science, la sagesse ou l’ingéniosité humaine, démontrent la puissante main de la Sainte Vierge à travers le pouvoir qui lui a été accordé en ma personne dans ma vocation. »
Ces cas se poursuivent longuement. Quatre autres cas notables peuvent être lus ensuite et un cinquième suit, qui a été commencé à être écrit mais n’est pas terminé.
Avec quelques erreurs de numérotation, les pages suivent avec les Révélations à insérer dans le Compendium de ma Vie, et grâces qui m’ont été accordées par la Sainte Vierge, ma Dame et Maîtresse. Suivent diverses pages, certaines vierges, d’autres pleines, d’où il semble que Monseigneur préparait un index alphabétique des révélations susmentionnées, et peut-être d’autres encore.
Après cet index, d’autres révélations sont relatées au verso. Elles commencent par ce titre :
« Choses remarquables révélées en vision à un Serviteur de Dieu, qui me les a rapportées sous le sceau de la confession, afin que je ne publie ni le nom de cette personne ni les visions, bien qu’il ne m’ait pas été interdit de les consigner par écrit et de les garder secrètes. »
On trouve également dans la même bibliothèque un autre manuscrit autographe sur in-folio, contenant l’Apocalypse de la Vierge Marie mentionnée plus haut, bien que moins abouti que l’autre autographe, qui aurait été achevé à Bologne le 10 octobre 1599, le 19e dimanche après la Pentecôte, pendant la procession du Rosaire. Alph. Arch. Bonon. Paleottus.
VII.
Raisonnement spirituel en l’honneur de Sa Divine Majesté et pour le salut de nos âmes, sur le mystère de la Très Sainte Trinité.
Ce manuscrit se trouve chez M. Co. Baldassarre Carrati, dans sa grande collection d’œuvres inédites.
Outre les auteurs déjà cités, Faleoni a rédigé une biographie de notre très pieux archevêque dans les Mémoires des évêques de Bologne, et Bumaldi le mentionne dans la Biblioth. Bononien. Le père Barelli a composé un grand éloge des clercs réguliers de Saint-Paul, communément appelés Barnabites, dans les Mémoires sur l’origine, la fondation, le développement, les succès et les hommes illustres de sa congrégation ; et le père Melloni en a écrit un autre éloge dans le volume II des Mémoires mémorables d’hommes illustres dans la sainteté, etc.
— Notes —- Dolfi, Cronologia delle Famiglie Nobili di Bologna.[↩]
- Galeotti, Trattato degli Uomini Illustri di Bologna.[↩]
- Galeotti, ouvrage cité.[↩]
- Aldrovandi, Dottori di Legge, etc. ; et Galeotti, ouvrage cité.[↩]
- Aldrovandi, ouvrage cité.[↩][↩]
- Vie de moi, Alfonso Paleotti, archevêque de Bologne, livre I. Fantuzzi renvoie ici au manuscrit autobiographique de Paleotti ; le numéro de page est malheureusement peu lisible sur cette reproduction.[↩]
- Aldrovandi, Canonici della Chiesa di Bologna.[↩]
- Dolfi, Aldrovandi et d’autres de nos auteurs.[↩]
- Dans la seconde partie de la Bologna Perlustrata de Masini, édition de 1666, il y a probablement une erreur d’impression : on y lit en effet que l’archevêque Paleotti fut nommé archevêque de Corinthe par le pape Grégoire XIII, alors que celui-ci était déjà mort depuis 1585.[↩]
- Dans la première édition de l’Italia Sacra d’Ughelli, il est dit que Monseigneur Alfonso fut nommé archevêque de Corfou (Arciepiscopus Corcyrensis). Cette erreur fut corrigée à juste titre dans la seconde édition de l’Italia Sacra de Coleti, tome I, grâce à une note marginale.[↩]
- Aldrovandi, Pontefici, Cardinali, Patriarchi, Arcivescovi e Vescovi Bolognesi.[↩]
- Masini, Bologna Perlustrata, au même endroit, affirme que le troisième de ces évêques était Filippo Sega, évêque de Ripa Trasone ; mais Filippo Sega était déjà évêque de Plaisance en 1591, ayant été transféré du siège de Ripa Trasone dès 1578.[↩]
- Aldrovandi, Pontefici, Cardinali, etc.[↩]
- Cette très longue bulle est reproduite fidèlement par Ughelli dans l’édition vénitienne de l’Italia Sacra, tome II.[↩]
- Italia Sacra, ouvrage cité.[↩]
- Bologna Perlustrata, deuxième partie.[↩]
- Vie, troisième impression.[↩]
- Nous rétablissons ici la lecture d’Ughelli dans le passage précédemment cité, et non celle d’Aldrovandi, ni des Pontefici, Cardinali, etc., qui donnent : restituturus, lecture que nous jugeons correcte d’Ughelli comme étant la plus fiable.[↩]
- Aldrovandi, ouvrage cité ; Museum Mazzuchellianum, tome I, planche XCIX, n° 2.[↩]
- Dolfi, dans la Cronologia delle Famiglie Nobili di Bologna, fait observer que les armes des Paleotti que j’ai décrites sont de cette manière : d’or, à une fasce d’azur, le tout chargé de trois lys d’or ; mais que la branche sénatoriale de cette famille portait les armes empruntées à celles des rois d’Angleterre, brisées par une fasce de sable, et que ces armes furent adoptées après 1570, ou vers cette époque, lorsque le marquis Andrea Paleotti épousa Donna Cristina de Würich, noble dame anglaise, et que cette dernière écartelure, employée seulement de façon accidentelle, fut ensuite adoptée par la branche sénatoriale. Le cardinal Gabriele, qui appartenait assurément à cette branche sénatoriale, n’employa toutefois jamais cette écartelure, comme on peut le voir chez Aldrovandi, dans les Pontefici, Cardinali, etc., dans l’Italia Sacra, ainsi que dans le Museum Mazzuchellianum.[↩]
- Sur ceci, ainsi que sur les œuvres pieuses suivantes de Monseigneur Alfonso, voir le tome III des Opere de Sigonio ; la Continuatio Historiae Episcoporum Bononiensium de Clarus Viro Carolus Constantius Rabbi Augustinien, dans la Familia Lombarda, lettre C ; voir encore le Ghirlacci, Historia di Bologna, dans la Tavola de’ Vescovi ed Arcivescovi di Bologna, en tête du tome II.[↩]
- Dolfi, dans sa Cronologia, probablement à la suite d’une erreur d’impression, indique qu’il mourut en 1619 ; cette erreur n’a été relevée ni par Orlandi, dans les Notizie degli Scrittori Bolognesi, ni par Mazzuchelli, dans le Museum Mazzuchellianum.[↩]
- Continuation de l’Histoire des évêques de Bologne.[↩]
- C’est là le nom de la rue dans laquelle est situé le monastère des religieuses de Sainte-Marie-des-Anges. Cette rue, selon le Livre des noms et surnoms des quartiers et des rues de Bologne, est appelée Nosadella, parce qu’autrefois il s’y trouvait des champs remplis de noyers, que l’on appelait les « champs des noyers ».[↩]
- Masini, Bologna Perlustrata, première partie.[↩]