Paul C. Maloney

Paul C. Maloney (1936-2018) était un spécialiste américain en archéologie et en anthropologie, reconnu pour sa contribution significative à l’étude scientifique du Saint Suaire de Turin.

Ses travaux incluaient des correspondances étroites avec les autorités religieuses de Turin et des experts de la datation par le carbone 14, dont il critiqua les méthodes employées en 1988, anticipant des résultats controversés.

Maloney était réputé pour son approche méticuleuse et complète et sa rigueur scientifique, lui valant le titre de « pilier de la sindonologie américaine » selon Joseph Marino (2022).

Formation :

Titulaire d’une maîtrise en études du Proche-Orient de l’Université du Michigan, où il étudia sous la direction de George Mendenhall, Maloney a enseigné pendant plusieurs décennies des matières variées, notamment la science linguistique, l’hébreu, le grec, ainsi que l’anthropologie et les études bibliques. Il a exercé en tant que professeur au Vennard College dans l’Iowa et au Penn Wesleyan College à Allentown en Pennsylvanie​. Il s’intéressait particulièrement à l’archéologie de façon scientifique.

Vice président d’ASSIST :

En 1983, il rejoint l’Association of Scientists and Scholars International for the Shroud of Turin (ASSIST), où il occupait le poste de directeur des projets généraux, se consacrant particulièrement à la recherche sur les pollens et particules présents sur le Suaire, notamment en analysant les échantillons de bandes adhésives prélevées par le Dr. Max Frei lors de l’examen de 1978.

Il collabora avec d’autres chercheurs de renom, comme le Dr. Alan Whanger et le Dr. Walter McCrone, et fut souvent sollicité pour ses connaissances approfondies sur la sindonologie. Son expertise et ses recherches ont contribué à jeter un regard critique sur la validité des méthodes de datation du Suaire et à élargir le champ d’études scientifiques autour de cette relique controversée​

Critique de la datation au carbone 14 en 1988.

Dans son article de 2008, What Went Wrong With the Shroud’s Radiocarbon Date? Setting It All In Context, Paul Maloney a analysé les causes possibles des résultats déconcertants de la datation médiévale.

Cette consternation a engendré plusieurs hypothèses explicatives :

Hypothèse de fraude : Le père Werner Bulst et Bruno Bonnet-Eymard avancèrent que des échantillons auraient été frauduleusement échangés.

Inexactitude de la méthode C14 dans ce contexte : Marie-Claire Van Oosterwyck-Gastuche suggéra que l’humidité pourrait fausser la fiabilité des tests C14, rendant le Suaire inapte à ce type de datation.

Effets de l’incendie de 1532 : Dimitri Kouznetsov proposa que la chaleur et l’humidité auraient modifié le taux de carbone isotopique du Suaire, le rendant plus « jeune ».

Bio-plastique et enrobage microbien : Leoncio Garza-Valdes suggéra qu’un film microbien sur les fibres aurait introduit du carbone moderne, faussant ainsi les résultats de datation.

Hypothèse de flux de neutrons : Jean-Baptiste Rinaudo et d’autres chercheurs proposèrent qu’une radiation ou un « flux de neutrons » lors de la résurrection aurait altéré la proportion de carbone.

Théorie du tissage invisible : Sue Benford et Joseph Marino, renforcés par les recherches de Ray Rogers, suggèrent que le coin Raes est un mélange de fils anciens et modernes, résultant d’une réparation non détectable.

Archives :

Schwortz, B. (2019, November 6). News From STERA, Inc.: Archiving the Paul Maloney Collection. STERA, Inc. Récupéré de https://www.shroud.com/late19.htm.

Résumé :

À la suite du décès de l’archéologue et spécialiste du Saint Suaire Paul Maloney en 2018, Barrie Schwortz de STERA, Inc. a entrepris l’archivage de la collection de Maloney, qui comprenait plus de 5 000 photomicrographies de rubans adhésifs du Suaire de Turin prélevés par Max Frei en 1978. Ces images, sur diapositives 35 mm, ont une valeur exceptionnelle, car elles capturent les échantillons de rubans dans un état plus « frais » qu’aujourd’hui. Le processus d’archivage a commencé en 2020 après la collecte des matériaux en Pennsylvanie, et comprend la numérisation des diapositives pour faciliter l’accès aux chercheurs tout en préservant les échantillons originaux

Sources :

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