https://www.shroud.com/pdfs/Soran%20transcript%201979.pdf
SHROUD OF TURIN RESEARCH PROJECT
ESPAÑOLA, NOUVEAU-MEXIQUE
28 AVRIL 1979
(L’introduction est brouillée par le bruit de l’enregistreur.)
Diane Soran :
… à propos de ses recherches. J’aimerais examiner avec vous trois aspects de cette fabrication, car deux d’entre eux sont pertinents (bruit).
Pour commencer, les fils de chaîne, lors du montage du métier à tisser, étaient recouverts d’une solution d’amidon. Cela servait à les rigidifier. Ray pense qu’il s’agissait probablement d’un amidon faible. Mais c’est assez logique : on raidit les fils de chaîne…
Ray Rogers :
Walter McCrone a parlé de la découverte de grains d’amidon sur le Suaire à partir de nos prélèvements sur bande adhésive. Cela correspond tout à fait.
Diane Soran :
On raidissait donc les fils de chaîne afin de faciliter le tissage. La deuxième étape, après le tissage, consistait en un blanchiment, probablement avec de la cendre végétale, probablement une solution de carbonate de sodium ou de potassium. Et enfin, pour enlever cette rigidité du tissu, on le lavait. Et on le lavait avec une solution savonneuse et mousseuse.
Or, Ray a trouvé une indication dans la littérature historique selon laquelle cette solution savonneuse provenait des racines d’un arbre particulier de la région, dont le nom est Saponaria officinalis.

Les racines de la Saponaria officinalis – l’« arbre à savon » – provoquent ce moussage caractéristique dans l’eau lorsqu’on agite. Ce qui se produit réellement, c’est qu’un composé chimique, connu sous le nom général de saponoside glycosidique, est lessivé de la racine et passe dans la solution aqueuse. Et c’est cela qui provoque la mousse, le « savon » dans l’eau.
Mon hypothèse est que, puisque ce lavage savonneux était la dernière étape du procédé, il restait du saponoside glycosidique sur le tissu lui-même. Et c’est là le cœur du problème. Quelles sont les caractéristiques chimiques du saponoside glycosidique, et comment cela coïncide-t-il avec la formation de l’image ?
Je n’ai aucune intention d’aborder la Résurrection, la source de vie, ou ce qu’a pu être l’énergie. Tout ce que je veux dire est ceci : étant donné une poussée d’énergie – Larry et moi avons travaillé avec le laser CO₂ au MIT, et nous ferons d’autres expériences avec cela –, quelle qu’elle soit, cette énergie provoque la formation de l’image par hydrolyse du saponoside glycosidique.
C’est raisonnable, car nous avons hydrolysé des saponosides glycosidiques. Le simple chauffage d’une solution de saponoside glycosidique provoque l’hydrolyse. Un glycoside – si je puis digresser un instant – est en quelque sorte un éther. En fait, vous avez un alcool et vous avez une molécule de sucre, et vous condensez ces deux molécules. Vous éliminez une molécule d’eau de condensation, et vous obtenez donc un éther.

STURP MEETING, ESPANOLA – page 2 – 28 avril 1979
Diane Soran :
Ceci est facilement hydrolysable, ce qui signifie qu’il suffit simplement de rajouter cette eau dans la molécule pour séparer la partie sucre de la partie sapogénine (ou aglycone, comme nous l’appelons). Donc, l’hydrolyse pour séparer les deux, ou la condensation, sont des processus chimiques tout à fait raisonnables.

Bon, revenons au Suaire.
Le Suaire est placé sur le corps, après qu’il a été retiré de la Croix, si vous voulez, et le Suaire entre alors en contact avec les taches de sang du corps. Or, un saponoside glycosidique est hémolytique. Que veux-je dire par hémolytique ? Je veux dire que lorsque le sang humide entre en contact avec le saponoside glycosidique présent sur le tissu, cela provoque l’hydrolyse du saponoside glycosidique dans la zone de contact, car le sang est humide, si vous voulez.
Donc, vous hydrolysez le composé. Il reste alors la moitié sapogénine de la molécule, la moitié aglycone de la molécule, et le sucre. La partie aglycone de la molécule est hémolytique. Par là, je veux dire qu’elle fait éclater les globules rouges.
Ce que fait un agent hémolytique, c’est qu’il provoque, par pression osmotique, l’entrée d’eau supplémentaire dans le globule rouge, et celui-ci éclate ; la membrane cellulaire se rompt. [ et libère alors l’hémoglobine ] 3

Cela fixe l’hémoglobine, et c’est cela votre couleur rouge sang. C’est donc, je crois, la première réaction chimique qui a eu lieu après que le Suaire a touché le corps.
[…]
(S’ensuit la description des expériences de Diane Soran et Larry, utilisant des échantillons de lin non traité, trempé dans des solutions de saponosides hydrolysés ou non, puis au contact du sang. Dialogue avec Ron London, Eric Jumper, etc. pour commenter la couleur rouge persistante et les réactions observées.)
STURP MEETING, ESPANOLA – page 3 – 28 avril 1979
Diane Soran :
Nous avons donc obtenu quelques échantillons, que Larry et moi avons préparés — est-ce que nous avons finalement eu le microscope ?
Ron London :
Oui. Je ne sais pas à quel point il sera bon, toutefois, car nous n’avons pas… c’est strictement en transmission, pas en réflexion. Mais on pourra peut-être le faire fonctionner.
Diane Soran :
Voici ce que nous avons : un morceau de lin que Ray a eu la gentillesse de nous procurer, je ne sais d’où.
Ray Rogers :
Nous devrions écrire un petit mot, sur papier à en-tête du Suaire, aux personnes qui nous ont aidés. Dans ce cas-ci, c’est une petite dame au fin fond de l’Oklahoma qui avait gardé du lin pendant 50 ans, non coupé, jamais utilisé, jamais lavé. Elle m’a donné tout le rouleau, environ un tiers de pièce, presque.
Diane Soran :
L’essentiel, c’est que ce lin n’a pas été traité avec des azurants optiques ni tous ces agents de blanchiment modernes au chlore. Donc, c’est aussi proche de l’authentique que possible pour nos mains aujourd’hui.
Nous avons déposé du sang dessus, et j’ai procédé de la manière suivante : (1) un morceau de lin a été recouvert de saponoside glycosidique déjà hydrolysé ; autrement dit, j’ai chauffé la solution de saponoside glycosidique, puis j’y ai plongé le tissu. Ainsi, la molécule était déjà scindée. Et vous remarquerez que c’est un excellent hémolytique. Le sang reste très rouge sang, vous pouvez faire passer l’échantillon.
( 2 ) Voici un échantillon trempé dans une solution froide de saponoside glycosidique. Autrement dit, ici l’hydrolyse doit se produire directement sur le tissu, elle ne s’est pas faite dans le bécher. Le saponoside appliqué n’était pas hydrolysé. Si l’hémolyse a eu lieu, il a fallu que l’hydrolyse ait lieu en premier. Et j’ai trouvé une référence qui va en ce sens…
(bruit, interruptions) … croyez-le ou non, cela vient de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Donc, l’hydrolyse s’est produite sur ce tissu, et ensuite l’hémolyse. Et vous voyez que la couleur rouge sang est encore fixée. Eric a gratté un peu de mon sang, mais la tache est toujours bien visible.
Eric Jumper :
Est-ce que c’est encore rouge ? Ce premier échantillon ? Mais il n’y a pas eu hémolyse dessus ?
Diane Soran :
Si, c’est cela. Celui-ci contenait déjà le saponoside hydrolysé.
Eric Jumper :
D’accord. Mais comment as-tu fait… tu as chauffé après avoir mis le sang dessus ?
Diane Soran :
Non. Vous n’avez pas besoin de chauffer. Il suffit d’humidifier. La réaction d’hydrolyse signifie simplement l’addition d’eau à une molécule. Voilà ce que veut dire hydrolyse.
Eric Jumper :
Et cela a fixé la tache ?
Diane Soran :
En ajoutant de l’eau à la molécule, on provoque l’hydrolyse, puis ensuite se produit la réaction d’hémolyse du sang. Mon but, en procédant de deux manières distinctes, était de montrer :
- Oui, lorsqu’il est hydrolysé, cela fonctionne, car c’est conforme à la littérature.
- Mais aussi : l’hydrolyse peut avoir lieu directement sur le tissu et fixer le sang. La réponse est oui, comme vous le voyez.
Eric Jumper :
J’ai l’impression que les deux ont exactement la même couleur.
Diane Soran :
Tous les échantillons « A »…
Ray Rogers :
Rappelez-vous, c’était une des choses qui nous inquiétait : si c’était du vrai sang, comment pouvait-il rester rouge ? On pensait que ce n’était pas possible. Mais en fait, c’est possible.
John Jackson :
Une question : tu dis que le premier, tu l’as hydrolysé avant de le mettre sur le tissu…
Diane Soran :
Oui.
John Jackson :
Hydrolysé, pardon, avant de le mettre sur le tissu ; et dans le deuxième cas, c’est le tissu qui l’a fait… ?
Diane Soran :
Non, ce n’est pas le tissu qui l’a fait, mais cela s’est produit sur le tissu.
John Jackson :
Mais le tissu avait été traité avec la Saponaria ?
Diane Soran :
Oui.
Ray Rogers :
Si le tissu a été lavé avec la Saponaria, il hémolyse le sang directement sur le lin sec. C’est ce qu’elle a démontré.
John Jackson :
D’accord. Donc, bien sûr, si on ne le fait pas…
Question (voix non identifiée) :
Est-ce le sang ( .. ? ) qui fournit l’eau… ?
Diane Soran :
Oui, le sang fournit l’eau nécessaire pour hydrolyser le saponoside glycosidique. Et ensuite…
Question :
Je me demandais si tu te basais sur l’humidité de Los Alamos…
Diane Soran :
Non, simplement sur le sang frais.
Ron London :
Quel pourcentage du sang est constitué d’eau pure ? C’est un grand pourcentage.
Diane Soran :
Je ne peux pas répondre avec exactitude, mais c’est un grand pourcentage.
Ron London :
C’est quoi, environ 70 % ?
STURP MEETING, ESPANOLA – page 5 – 28 avril 1979
Ray Rogers :
Beaucoup plus, environ 98 %.
Eric Jumper :
Et si l’on prenait un caillot de sang déjà formé et brunâtre, disons un jour ou deux après, et qu’on posait dessus un tissu imprégné de cette Saponaria, humide mais pas trempé ? Est-ce que cela donnerait une tache rouge ?
Diane Soran :
Nous n’avons trouvé personne prêt à nous fournir un caillot de ce type, jusqu’à présent. Personne n’est disposé à saigner autant. Le fait est que nous n’avons pas encore testé cela. Mais nous le ferons. Ensuite, je veux aussi l’exposer au laser… (elle désigne Larry)… Non, nous ne l’avons pas encore fait.
Je peux aussi vous montrer ici des échantillons qui datent d’environ deux semaines et demie, peut-être trois. Ce sont des échantillons de sang hydrolysé. Ignorez ces deux-là : nous les avons « zappés » avec le laser, un peu trop fort. Mais au centre, vous voyez encore des taches de sang, toujours rouges. Cela fait deux semaines et demie.
Je précise : c’est avec du saponoside glycosidique déjà hydrolysé. L’échantillon sans lettre est celui traité avec saponoside hydrolysé. Et chaque fois que vous voyez un « A » ajouté, cela signifie qu’on avait appliqué du non-hydrolysé.
Question (voix non identifiée) :
Comment as-tu appliqué cela sur le tissu ?
Diane Soran :
Tout simplement comme on aurait pu le faire à l’époque ancienne : j’ai plongé le tissu dedans. Lavage, agitation. Celui-ci a trempé 20 ou 30 minutes, pendant que je faisais autre chose. Pour [ l’échantillon déjà ] l’hydrolysé, je l’avais simplement chauffé sur une plaque chauffante afin de provoquer d’abord l’hydrolyse, puis j’ai mis le tissu dedans.
Eric Jumper :
Ray, regarde celui que j’ai gratté, avec du sang en surface.
Ray Rogers :
Si seulement on avait un peu plus de lumière… si on allait près de la fenêtre…
Diane Soran :
Je m’excuse de ne pas être mieux préparée du point de vue du microscope.
Pour récapituler, mon hypothèse est la suivante : vous avez ce saponoside glycosidique froid sur le tissu. Je dis « froid » parce que cela simplifiait le procédé, voilà tout. Imaginez : vous travaillez avec 14 pieds de tissu [correspondant à la taille du Saint suaire ]. Si vous pouvez éliminer l’amidon sans chauffage, c’est probablement ce que vous faites. C’était plus facile, voilà pourquoi je suppose cela.
Donc : le tissu couvert de saponoside froid non hydrolysé rencontre le caillot sanguin → l’hydrolyse se produit directement sur le tissu → ensuite l’hémolyse. Et la tache de sang se fixe. Voilà le sang.
Question :
Donc l’hémolyse fixe la couleur rougeâtre, rosée ?
Diane Soran :
Exact, l’hémoglobine. Cela fait éclater la cellule et libère l’hémoglobine, qui apparaît rouge.
Bob Dinegar :
Maintenant, tu as utilisé le mot « fixer » ; Ray et moi en avons beaucoup discuté hier soir. Que veux-tu dire exactement par « fixer » ?
Diane Soran :
Que cela reste inchangé.
Bob Dinegar :
Cest cela. Donc tu veux dire que l’hémoglobine elle-même est rouge, et si tu ne provoques pas l’hémolyse, tu ne vois pas ce rouge, car la membrane cellulaire rend le tout opaque. C’est bien ça ?
Diane Soran :
Je n’ai pas poussé mes recherches jusque-là, mais ta première phrase est tout à fait correcte.
Bob Dinegar :
D’accord. On m’a expliqué que « fixer le rouge » signifie que la membrane entourant l’hémoglobine est détruite, ce qui permet au rouge de rester visible en permanence. En d’autres termes, un échantillon de sang brun — si l’on retirait la cellule — apparaîtrait rouge.
Joe Accetta :
C’est ce que je voulais demander : la différence entre le sang brun qu’on connaît tous et le sang rouge…
Bob Dinegar :
Et, selon ce que disait Ray hier soir, c’est bien la membrane cellulaire, intacte dans le sang non hémolysé, qui donne la couleur brune plutôt que rouge.
Ron London :
Je pense que ce n’est pas nécessaire d’enlever complètement la membrane, mais qu’elle soit fracturée.
Bob Dinegar :
Tu as raison. En fait, le processus est plus compliqué : c’est le dessèchement, et si la cellule contient de l’eau, en séchant elle se rétracte sans éclater. Tandis que, lorsqu’il y a osmose et pression, l’eau entre, la cellule éclate, et là le rouge apparaît.
Diane Soran :
C’est exactement cela : par pression osmotique, l’eau entre dans la cellule, qui gonfle et éclate. C’est l’hémolyse. Ensuite, il reste l’hémoglobine.
Ray Rogers :
Il existe aussi, apparemment, une enzyme dans le sang qui attaque la paroi cellulaire. Elle serait activée par l’agent hémolytique. Donc, deux choses se produisent : la pression osmotique et une action enzymatique. 4
Diane Soran :
C’est bien noté.
Bob Dinegar :
Certaines sources disent que les saponines attaquent directement la paroi cellulaire [ du globule rouge ], en réagissant avec le ( ? ) sur les protéines.
Ray Rogers :
Oui, il existe des études sur la façon dont la saponine se fixe à la paroi cellulaire, modifie sa perméabilité et sa résistance. C’est un processus complexe.
Bob Dinegar :
Mais c’est supposer fragilise et rompt la cellule. [ globule rouge ]
Ray Rogers :
Exactement : la paroi éclate et l’hémoglobine sort.
Bob Dinegar :
Donc peu importe la façon dont cela fait éclater cette paroi.
Diane Soran :
Et c’est bien mon point : la paroi est rompue, et l’hémoglobine reste fixée comme rouge.
STURP MEETING, ESPANOLA – page 7 – 28 avril 1979
Bob Dinegar :
Mais, le point troublant pour moi, c’est ce terme de « fixation » du sang. En réalité, rien n’est « fixé », chimiquement parlant.
Commentaire (voix non identifiée) :
« Fixation » est un terme impropre, parce que…
Bob Dinegar :
Voilà, c’est ce que je veux dire.
Diane Soran :
Peut-être que c’est un mauvais choix de mots.
Bob Dinegar :
Non, Diane, tu ne fais que répéter ce que disent les textes. Je ne te critique pas.
Don Janney :
Mais pour nous, simples chimistes amateurs, « fixer » évoque un procédé photographique…
(mélange de commentaires indistincts)
Joe Accetta :
… « fixer » renvoie aussi à empêcher toute réaction ultérieure.
Diane Soran :
Oui, c’est exactement cela.
Bob Dinegar :
En fait, ce qui se passe, c’est simplement que l’hémoglobine garde sa couleur normale ; on ne l’a pas transformée.
Commentaire (voix non identifiée) :
Ce qui permet de rendre visible l’hémoglobine.
Diane Soran :
« Avant de pouvoir avoir une hémolyse, il faut d’abord avoir une hydrolyse, et c’est pourquoi il était si important de montrer que, sur un tissu traité avec du glycoside saponinique non hydrolysé, on pouvait provoquer la réaction d’hémolyse. C’est pour cela que nous l’avons fait, parce que, pour provoquer l’hémolyse, il faut d’abord l’hydrolyser. Il faut d’abord se débarrasser de ce sucre, séparer ce sucre, et ne laisser que la partie aglycone de la molécule. Et c’est cela qui provoque l’effet d’hémolyse : la partie aglycone de la molécule. »
STURP MEETING, ESPANOLA – page 9 – 28 avril 1979
Diane Soran :
Par « aglycone », j’entends la partie non-sucre de la molécule, souvent un alcool stéroïdien ou triterpénique, de taille très grande (C-30 ou davantage). Bref, une grosse molécule, mais fondamentalement un alcool.
Question :
Donc, si l’on testait ces échantillons au sucre, on trouverait du glycogène ? 5
Diane Soran :
Ah, merci d’avoir posé la question.
(interventions indistinctes)
Diane Soran :
C’est juste. Larry et moi avons déjà discuté de cela.
Le raisonnement est le suivant : si l’on a déjà hydrolysé le saponoside glycosidique, alors oui, il y aura du sucre présent sur le tissu. Mais si l’on ne l’a pas hydrolysé, aucun sucre ne devrait être détecté.
Donc, nous avons pris trois échantillons de tissu :
- Un avec saponoside hydrolysé ;
- Un avec saponoside non hydrolysé ;
- Un simple lin, sans saponoside.
Pour tester, j’ai utilisé un agent appelé analynthiolate (?) comme réactif. Un test positif au sucre produit une coloration brun-gris. Par exemple, avec du saccharose déposé sur du papier filtre, on obtient ce brun-gris en présence de ce réactif. 6
Eh bien, voici un échantillon de tissu traité avec du saponoside hydrolysé : vous voyez nettement du sucre.
Voici maintenant l’échantillon avec du [saponoside] non-hydrolysé : il y a une légère décoloration, mais rien de concluant. Et le tissu témoin [ sans saponoside], lui, ne montre rien.
Question :
Donc, sur le second, il n’y a pas vraiment de sucre ?
Diane Soran :
Exact. La décoloration est seulement due à la quantité de réactif [ anthrone ] aspergé, pas au sucre.
STURP MEETING, ESPANOLA – page 10– 28 avril 1979
Question :
Et le troisième, 19-B, as-tu mis du réactif dessus?
Diane Soran :
Il n’y a rien sur le 19-B,. 19-B, c’est simplement un échantillon de lin fourni par Raes. Sans aucun saponoside, et sans réactif non plus.
Question :
Et pâs de réactif pour le sucre ?
Diane Soran :
Aucun. Donc, conclusion : si vous avez [ un échantillon avec saponoside glycosidique hydrolysé ], alors le sucre est présent [ détecté ]. [ Si non hydrolysé → pas de sucre ].
Mon hypothèse pour la formation de l’image sur le Suaire est la suivante : l’image n’est rien d’autre que du sucre caramélisé.
Ray Rogers :
Et le sucre caramélise beaucoup plus facilement que… (s’excuse de couper la parole).
Diane Soran :
Ne me vole pas mes effets dramatiques !
Question :
Mais ce sucre ne se laverait-il pas facilement à l’eau ?
(mélange de commentaires et plaisanteries)
[ THÉORISATION AU SUJET DE L’EMPREINTE ]
« Diane Soran : Je vous ai fait avancer d’un pas supplémentaire. Je pensais vous avoir convaincu au sujet du sang. Maintenant, je veux parler de l’image.
Pour préparer mon exposé sur l’image, je dois d’abord vous convaincre du fait que, si j’ai du glycoside saponinique hydrolysé, il y a du sucre, d’accord ? Et c’est pour cela que je l’ai testé. Et si je n’ai pas de glycoside saponinique hydrolysé, je n’ai pas de sucre, et c’est pour cela que nous avons fait cela.
Mon hypothèse est la suivante : vous avez déjà vos taches de sang sur le Suaire. Maintenant, nous avons une sorte de source d’énergie — sans discuter de ce qu’elle est. Cette source d’énergie procède à l’hydrolyse du glycoside saponinique immédiatement au-dessus du corps, le scindant en un sapogénine, partie aglycone de la molécule, et un sucre. Mais cette source d’énergie est si intense qu’elle ne se contente pas de laisser le sucre tel quel. Elle caramélise le sucre, vous donnant ainsi cette jolie tache brune. »
STURP MEETING, ESPANOLA – page 10 – 28 avril 1979
Commentaire :
On pourrait hydrolyser non seulement par addition d’eau, mais aussi par apport d’énergie.
Diane Soran :
Exact. Dans l’atmosphère confinée qu’il y avait, il y avait quand même de l’humidité.
Ray Rogers :
« Il y a aussi une autre chose. Feigel (?) avait un terme pour cela, et je ne me souviens plus lequel, mais c’est quelque chose comme de l’eau hyperactive. Si vous chauffez un saccharide comme celui-ci, il commence à se déshydrater et il produit des molécules d’eau qui sont dans un état activé, et elles sont alors très __ actives dans cet état. Si vous produisez l’eau par réaction, c’est de l’eau monomoléculaire, et elle est très chimiquement réactive, et elle hydrolysera les choses instantanément. »
Question :
Et cette eau provient de quoi ?
Ray Rogers :
De la dégradation initiale d’un polysaccharide.
Question :
Quel polysaccharide ?
Ray Rogers :
Votre sucre.
Diane Soran :
Oui. Le sucre est un polysaccharide comme dit Ray, fait de chaînes de pentoses (sucres à cinq carbones). La structure exacte est encore à préciser, et c’est ce que je dois étudier davantage
Question : (Inaudible) hydrolyse pour commencer ?
Diane Soran : Non, mais ce que vous avez ••• laissez-moi vous •••
Ray Rogers : La molécule [ de sucre ] est là dès le départ.
STURP MEETING, ESPANOLA – page 12 – 28 avril 1979
John Jackson :
Que fait la saponine ••• quand on la lave, pénètre-t-elle à l’intérieur de la fibre, ou reste-t-elle à la surface de la fibre ?
Diane Soran :
Nous pensons que c’est seulement un phénomène de surface.
John Jackson :
Donc, dites-vous qu’elle serait à la surface, et qu’à la surface la plupart des fibres seraient imprégnées ou recouvertes de cette saponine, et que cela expliquerait donc ce qui se trouve à la surface ?
Diane Soran :
C’est l’hypothèse, oui.
Joe Accetta :
C’est en quelque sorte une question orientée. Est-ce un fait expérimental, en réalité, que le glycoside ne pénètre pas ••• ?
Diane Soran :
Ce n’est pas le cas. Je ne peux pas faire cette affirmation, d’accord ? C’est ce que nous pensons ••• Mais cela pourrait être testé.
Eric Jumper :
Oui, mais l’une des choses — n’est-il pas vrai qu’une fois que les sucres commencent à disparaître, la fibre elle-même commence à absorber beaucoup plus facilement ? Rayonnement. Au départ, c’est assez ••• »
Plusieurs voix :
Oui
Eric Jumper :
Alors ce serait que la fibre elle-même pourrait alors être [ irradiée ] ? …
STURP MEETING, ESPANOLA – page 13 – 28 avril 1979
John Jackson : ( Inaudible )
Ray Rogers :
« D’après l’observation microscopique du Suaire, cela ne paraissait pas être le cas, parce que ••• Vous avez remarqué, en regardant au microscope, que la densité de l’image semblait être davantage une fonction du nombre de petits fibrilles dans le fil qui étaient colorés, plutôt que de l’intensité de la couleur d’un fibrille particulier ou de la profondeur de pénétration de la couleur.
John Jackson :
Comme dans cet échantillon-ci : cela ressemble exactement à cela … .
Ray Rogers :
Voici la traduction fidèle en français :
« D’accord, eh bien, c’était davantage un effet d’impression par tramage (halftone comme en imprimerie/photo) qu’une question de profondeur de couleur. Cela pourrait s’expliquer par l’existence d’une concentration limitée de saponine sur l’ensemble des fibres, et l’on ne pouvait les colorer qu’à un certain degré seulement, par pyrolyse de la saponine présente sur la fibre. »
Voici la traduction fidèle en français :
Eric Jumper : Maintenant, la chose, je crois, vers laquelle John voulait en venir — au cas où vous l’auriez laissé finir sa question — c’est qu’il y a des endroits sur le Suaire où l’image elle-même ne semblait pas s’imprimer aussi bien, par exemple sur les côtés du visage. Et cette saponine enroberait certaines fibres mieux que d’autres, peut-être selon la manière dont les fils sont plus ou moins serrés ?
Diane Soran : Probable.
Ray Rogers : Et selon ce qu’est le revêtement résiduel de surface du fibrille, ou du fil. Parce que nous savions qu’il y avait une variation de densité à travers ••• en raison de ces différents lots de fil qui avaient été utilisés pour le tissage. Et on peut les voir partout, tout du long. Si vous aviez plus d’hémicellulose, ou plus de lignine dans un lot, la saponine, vous pourriez penser, s’absorberait plus fortement ou moins fortement, selon le traitement de surface.
Joe Accetta : Cela implique qu’il devrait y avoir une variation linéaire de densité — la densité de l’image étant proportionnelle au serrage des fibres.
Ray Rogers : Pas tellement au serrage qu’au traitement chimique de surface de la fibre. Chaque lot de fil était traité séparément.
Joe Accetta : Oh, d’accord. Oui.
Diane Soran : Nous pensons qu’il s’agit d’un lavage uniforme, mais les fils que vous lavez, eux, ne sont pas uniformes. C’est ça, le point.
STURP MEETING, ESPANOLA – page 14 – 28 avril 1979
Bob Dinegar : C’est cela, parce que cela explique aussi pourquoi on pouvait mieux le voir quand on s’éloigne, car on regarde alors un plus grand nombre de fibres en même temps.
Eric Jumper : En outre, je pense au point que Ray a mentionné, à savoir que les fibres prennent un aspect satiné plutôt qu’un aspect brillant, donc il peut s’agir d’une diffusion de l’image autant que d’une couleur visible. Et donc, quand vous vous éloignez, davantage est diffusé hors de votre ligne de vision. Et quand vous vous rapprochez, cela est diffusé dans votre ligne de vision, et disparaît.
Bob Dinegar : Moi, je l’ai vu dans l’autre sens, diffusé dans et hors de votre ligne de vision.
Eric Jumper : Oui. En d’autres termes, si je tombe sur quelque chose qui diffuse la lumière de façon spectrale plutôt que diffuse, en me rapprochant de celui qui diffuse de manière diffuse, cela ressemble davantage à une réflexion spectrale, donc cela se confond avec ce que fait le fil. Mais, quand je m’éloigne, ce qui est diffusé sort de la collecte de mon œil.
Joe Accetta : de façon spéculaire, pas spectrale.
Eric Jumper : Spéculaire.
Diane Soran : D’accord, le postulat maintenant est que nous pouvons rendre compte du sang, de l’hémolyse, de la tache rouge de sang. Nous pouvons dire que le Suaire, la tache sur le Suaire lui-même, est du sucre caramélisé. Essayons de voir si nous pouvons éventuellement reproduire cela et montrer que c’est une image de surface. Ce que nous avons fait ici, encore une fois 13 maintenant, c’est la saponine hydrolysée, et 13-A est la non hydrolysée. C’est un peu plus difficile à voir, et c’est pourquoi j’aurais dû apporter le microscope. Dans la saponine hydrolysée — celles-ci ont toutes deux, soit dit en passant, été « exposées à une décharge » (zapped ) trois fois. Je n’ai pas encore trouvé le mot juste.
Ray Rogers : « exposées à une décharge » (zapped ) ? Vous aviez dit que c’était correct.
Diane Soran : Je ne sais pas quel est le bon mot.
Commentaire : Irradiées. ( irradiated )
STURP MEETING, ESPANOLA – page 15 – 28 avril 1979
Diane Soran : Irradiées. ?
Commentaire : c’est pareil que exposées à une décharge » (zapped )
Diane Soran
Enfin bref, [ils ont été] frappés trois fois par le même laser, trois fois chacun.
Or, celui-ci est l’échantillon saponoside glycosidique hydrolysé, donc le sucre est déjà disponible. Après trois tirs ( shots) , on voit vraiment une brûlure, on voit vraiment une trace de chauffe. Il y avait du sucre dès le départ, parce qu’il avait été hydrolysé.
Voici maintenant l’échantillon saponoside glycosidique non hydrolysé. Je ne sais pas si vous allez pouvoir le voir… je vais le faire passer. C’est le même traitement, trois tirs ( shots) ; mais ici, le sucre n’était pas présent au départ. Donc une partie de ces trois impulsions a d’abord servi à hydrolyser, puis à caraméliser.
Ainsi, on constate qu’avec la même série de tirs ( selon saponoside glycosidique hydrolysé ou non), le résultat est différent. »
John Jackson :
Mais le tissu de base était identique ?
Diane Soran :
Oui, exactement le même. La différence vient uniquement du traitement préalable (hydrolysé ou non).
STURP MEETING, ESPANOLA – page 16 – 28 avril 1979
John Jackson :
De toute façon, on s’attendrait à ce que ce soit un phénomène de surface, simplement à cause de la durée de l’impulsion.
Diane Soran :
Exact.
Ray Rogers :
Et c’est certainement le cas.
John Jackson :
Mais ce n’est pas nécessairement un phénomène de surface à cause du traitement qu’il a reçu.
Commentaire :
Ce que l’on pourrait essayer, c’est une sorte de source longue, à plus faible énergie, comme quelque chose de chauffant, pour voir si l’on obtient encore un phénomène de surface.
Diane Soran :
Voilà aussi des choses qu’il nous reste à explorer.
Ray Rogers :
Nous en avons fait quelques-uns avec une torche, et on peut réellement balayer avec une torche oxacétylénique ou une torche à oxygène-gaz. Et après avoir vu à quoi ressemblait l’image, on passe une torche dessus, puis on frotte un petit moment pour enlever les extrémités noirâtres. Et cela ressemble exactement à l’image.
Diane Soran :
Voici la torche ; c’est un bec Meeker. Je l’ai passée encore une fois sur l’échantillon « A », qui est le non hydrolysé, et ici encore, sur celui contenant le sucre. Vous pouvez voir qu’il est nettement plus sombre… Bon, je l’ai fait passer, donc bien sûr… je n’ai peut-être pas été uniforme dans les deux cas. Mais même avec cela, on voit clairement que l’échantillon contenant déjà du sucre est beaucoup plus sombre que celui qui n’en contient pas.
Eric Jumper :
Quand on prend un tissu ordinaire et qu’on le porte à une température, disons, équivalente à celle du fer incandescent sur une cuisinière, un brûleur électrique…
Ray Rogers :
625, 650 °C.
Eric Jumper :
… qu’on le met d’un fer à un brûleur électrique, et qu’on le laisse assez longtemps, en supposant que le tissu n’est pas humide, l’image traverse complètement le tissu.
STURP MEETING, ESPANOLA – page 17 – 28 avril 1979
Voici la traduction en français, avec retour à la ligne pour chaque intervenant :
Ray Rogers :
On commence à avoir beaucoup de pénétration.
Eric Jumper :
Oui. Et la seule façon d’éviter cette pénétration, comme je vous l’ai déjà dit, c’est de tremper le tissu, de le poser sur le brûleur, et alors il dégage de la vapeur. Puis, finalement, quand il sèche, une zone commence à brûler le tissu.
Diane Soran :
Si vous retournez ceux-ci, vous verrez…
John Jackson :
Oui, il n’y a pas d’image.
Commentaire :
Mais même alors, je pense que l’eau plus la chaleur déclencheraient la réaction et produiraient quand même une brûlure pénétrante. Je ne sais pas, nous ne l’avons pas encore essayé.
Diane Soran :
Il y a encore beaucoup de choses que nous voulons tester, mais pour l’instant nous lançons cela un peu à la discussion et aux suggestions.
Ray Rogers :
Il est assez difficile de brûler à la vapeur, sur un… (inaudible).
Commentaire :
Non, il dit : après que ça a séché.
Eric Jumper :
Ça dégage de la vapeur…
Commentaire :
Le fait est que…
Ray Rogers :
Et ce n’est que sur la surface.
Commentaire :
Exact, mais vous n’avez pas non plus l’ensemble complètement imprégné de sucre absorbant fortement dans l’infrarouge. Je veux dire… je soutiens que si cette expérience était faite avec un tissu prétraité à la saponine, vous verriez une brûlure pénétrante.
Commentaire :
Ces brûlures étaient bien plus noires que…
STURP MEETING, ESPANOLA – page 18 – 28 avril 1979
Voici la traduction fidèle, avec retour à la ligne pour chaque intervenant et en gardant le style de transcription :
Commentaire :
Pas de saponine.
John Jackson :
Pourquoi cela pénétrerait-il… bien sûr, si tout est en surface…
Commentaire :
Parce que c’est partout ; vous auriez une forte absorption sur toute l’épaisseur du tissu…
John Jackson :
Vous ne faites qu’augmenter votre coefficient d’absorption par…
Commentaire (suite) :
…parce que vous avez modifié la réflectivité du tissu dans son ensemble.
Eric Jumper :
C’est très convaincant, ce (inaudible).
Ray Rogers :
… je n’ai rien… , vous savez, il faut bien qu’il y ait deux hypothèses ici.
Soit ce n’est pas du sang, c’était peint… c’était un pigment rouge appliqué dans un milieu liquide, de sorte qu’il a traversé le tissu ou a contourné les fils ;
soit c’était du vrai sang qui est resté rouge.
Si c’est du vrai sang qui est resté rouge, alors il doit y avoir une raison pour cela. Et la seule explication que nous avons pour le moment, c’est celle-ci, qui permet de le cerner pour un certain temps, à peu près…
Question :
La saponine vous dit-elle le… ?
(Fin de la face 1)
(Début de la face 2)
Diane Soran :
… [on a] frappé ça au laser, et je ne me souviens plus du numéro de celui-là. Et encore une fois, vous pouvez voir le même type de brûlure. Mais cela ne semble pas concerner précisément le… Je veux dire, nous avons même utilisé de l’huile ; je ne retrouve pas celui-là maintenant.
Ray Rogers :
Je ne sais pas, je pourrais discuter un peu avec vous pour savoir si ces [substances] avaient été (enveloppées ?) ou frottées dessus…
Diane Soran :
C’est seulement une référence que j’ai. Maintenant, d’autres indiquaient qu’elles avaient été saupoudrées dessus. Là encore, ce sont toutes des traductions. Certains disent « saupoudrées ». Souvenez-vous de celui que j’ai trouvé et qui disait qu’ils avaient jeté des olives sur le corps ? Mais c’était probablement de l’huile d’olive. Ou bien le corps avait été entouré, embaumé dedans. Vous savez, c’est… oui, des aloès ont été utilisés, et j’ai … mais je ne peux pas…
19
Commentaire :
… lisant à propos d’une autre possibilité, pas la vôtre (?).
Diane Soran :
Bien sûr que non. Mais ce que nous allons faire, c’est utiliser de l’aloès. Nous avons de l’aloès. Ray a obtenu de l’aloès. Et nous avons de la myrrhe, et nous allons l’appliquer avec comme support de l’huile d’olive.
Ray Rogers :
Mais nous n’avons pas d’encens ni d’or, par contre.
Question :
Deux questions : 1) [ Qu’est ce que …vous .. )] et 2 ) Existe-t-il des tests chimiques spécifiques pour le glycoside ?
Diane Soran :
Laissez-moi vous donner encore une raison pour laquelle je pense que c’est bien cela, et ensuite je parlerai de la manière dont nous allons le caractériser.
Ray a commencé à mentionner la fluorescence [ ultraviolet]. La fluorescence de fond du Suaire est bleue. Je ne l’ai pas vue ; mais Ray m’assure qu’elle est bleue. Et j’ai lu ce qu’a écrit Roger Gilbert, à 450 [nm]. Dans la citation suivante, Roger Gilbert a utilisé 366 [nm]. et des pics à 450 [nm]. … 365 [nm].. Nous avons utilisé 366 [nm]. dans notre petite boîte, et nous voyons le même type de fluorescence avec le glycoside saponinique hydrolysé. Donc, ce que nous supposons, c’est que vous avez du glycoside saponinique hydrolysé, qui fluoresce dans la région appropriée.
Et ensuite, bien sûr… (*excitation ?).
Ray Rogers :
Diane (inaudible), dis-leur ce qui se passe si tu l’irradies [ zap]…
Diane Soran :
Ça éteint la fluorescence.
Commentaire :
Exactement !
Diane Soran :
Tu prends toujours mes meilleures répliques.
John Jackson :
C’est, je pense, la seule façon d’interpréter ces spectrographes [ ultraviolet ? ] , que cela éteint.
Diane Soran :
Ce que vous avez, c’est cette fluorescence de fond et le sucre caramélisé qui éteint cette fluorescence, ce qui est attendu. Si vous avez du sucre, c’est…
Eric Jumper :
C’est exactement ce que Roger a dit à Santa Barbara… 7
20
Joe Accetta :
Alors, l’image ne devrait pas fluorescer, puisqu’elle éteint (quench) la fluorescence de fond…
Commentaires divers :
Comment tester cette substance sur les fibres ? Est-ce votre prochain point ?
Diane Soran :
Ça éteint l’image, d’accord, parce que vous avez le sucre caramélisé.
Mais je m’attendrais à ce qu’il y ait encore une légère fluorescence, sous l’image.
Je ne sais pas si vous pouvez la voir ou non, parce qu’il reste toujours cette moitié de la molécule.
Donc, je dirais que ça l’éteint, mais qu’il y a une fluorescence résiduelle.
À quel point elle est visible, je ne saurais le dire.
Eric Jumper :
Du sucre.
Maintenant, l’aglycone pourrait… Il y a un peu de fluorescence ; mais l’image elle-même, partout où il y a de l’image, tend à éteindre la fluorescence.
Il en reste encore un peu.
Joe Accetta :
N’est-ce pas un point de controverse ? Savoir s’il y a vraiment un peu de fluorescence sur l’image ou non ?
Eric Jumper :
Ce qu’ils disent, c’est que l’image fluoresce, mais moins que le fond.
Donc, c’est bien une extinction (quenching).
Diane Soran :
Ce serait mon…
Joe Accetta :
Ça se tient ; mais Devan a dit : « Nous ne voyons absolument aucune fluorescence. » (inaudible) malentendu…
Ray Rogers :
Roger Gilbert est celui qui a fait le spectre là-dessus, et il a étudié les surfaces de contrôle : un grand nombre de zones sans image, un grand nombre de zones avec image, des zones avec du sang, tout le lot.
Il a obtenu un spectre pour la zone sans image ; il a obtenu un spectre pour la zone avec image.
La zone avec image présentait une fluorescence plus faible que la zone sans image.
Joe Accetta :
Mais elle n’était pas distinctement fluorescente.
Commentaires divers :
(inaudible)
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Diane Soran :
Cela dépendrait de l’intensité de l’image dans cette zone.
Plus il y a de sucre caramélisé, moins la fluorescence pourrait être présente.
Joe Accetta :
Ce que je veux dire, c’est que la fluorescence que nous voyons est statistiquement significative.
D’accord, il n’y a aucun doute que ce qu’il observe dans les spectres est bien de la fluorescence.
C’est le seul point que je souligne.
Eric Jumper :
Et sa déclaration était qu’il pensait que la fluorescence qu’il voyait provenait du tissu, et que l’image l’éteignait (quenching) d’une certaine manière…
Joe Accetta :
C’est logique.
Eric Jumper :
… parce que la fluorescence dans l’image était plus faible que celle du fond.
Don Janney :
Maintenant, quand nous utilisons le mot « éteindre » (quench), voulez-vous vraiment dire quench au sens d’inhiber la fluorescence, ou bien voulez-vous simplement dire une couche opaque ?
Diane Soran :
Cela veut simplement dire qu’il y a quelque chose dessus ; il y a quelque chose là.
Ce n’est pas de la fluorescence.
Commentaires divers :
(inaudible)
John Jackson :
Voici les spectrogrammes, juste ici.
Commentaire :
« Atténuation », je pense, est le mot.
Ray Rogers :
« Atténuation » est mieux.
Diane Soran :
D’accord, « atténuer ».
22
John Jackson :
Voici les spectrogrammes, maintenant.
Ce sont des spectrogrammes de fluorescence pris dans des zones claires.
Puis, en voici pris dans les zones avec image, ici.
Et ils présentent une fluorescence caractéristiquement plus faible, simplement diminuée.
Question :
Mais, y a-t-il un décalage ? Aucun décalage… ?
John Jackson :
Non.
Diane Soran :
Les pics semblent toujours être à 450 ( nm).
Cela paraît toujours identique.
Joe Accetta :
(inaudible) ce serait une expérience intéressante, mesurer l’atténuation ou l’effet de masquage de ce sucre caramélisé.
Commentaires divers :
(inaudible)
Diane Soran :
Exactement, c’est précisément une des choses que nous voulons faire.
Commentaire :
Maintenant, la fluorescence est le résultat de l’hydrolyse.
Diane Soran :
La fluorescence est le résultat de l’aglycone hydrolysé, oui.
Question :
Y avait-il une zone… J’imagine que, sur le Suaire, vers les bords ou loin de l’image, il pourrait y avoir moins de dépôt d’énergie — en supposant, par exemple, que ce soit le mécanisme pour produire l’image — donc dépôt et pas d’hydrolyse ?
Diane Soran :
Là, vous rencontrez un problème.
Il y a eu l’incendie de 1532.
Là, vous avez eu la chaleur ; et de l’eau a été versée dessus.
Quelle part de cette hydrolyse dans les zones sans image est due à l’incendie ?
Quelle part au résidu d’énergie de la Résurrection ?
Ray Rogers :
(inaudible) fluorescence autour des zones de brûlure que Roger avait observée dans ses spectres.
23
Diane Soran :
Il (Roger Gilbert) voit du vert autour des zones de brûlure.
Honnêtement, nous, nous ne l’avons pas vu, mais Larry et moi avons encore beaucoup d’expériences plus précises à réaliser, pour essayer de reproduire la sévérité des brûlures.
En d’autres termes, il faut que nous affinions cela.
Ray Rogers :
… aglycone hydrolysé, l’aglycone est un alcool.
Autour des zones brûlées, il y a eu beaucoup d’aldéhydes.
Les aldéhydes vont former des acétals, des formals, des composés de ce type, avec les alcools.
Ils déplaceraient le spectre, le spectre de fluorescence.
Eric Jumper :
L’une des choses que Roger disait à propos des brûlures, c’est qu’elles ressemblent au corps en tout, sauf pour la fluorescence.
Et, dans la fluorescence, il semblait que les parties brûlées par l’incendie de 1532 faisaient davantage — si je peux appeler ça — de quenching.
Quel était le mot que vous aviez retenu ?
Réponse :
« Atténuation. » « Masque », « atténuation ».
Eric Jumper :
… faisaient davantage cela que les images d’intensité de réflectance équivalente dans les zones du corps.
Mais, encore une fois, si vous regardez ces zones au microscope, ces choses traversent entièrement le tissu.
Donc, on s’attendrait à beaucoup plus d’atténuation, je suppose.
Ron London :
Permettez-moi de poser une question.
Nous avons supposé que ces taches d’eau sont des dépôts de minéraux contenus dans l’eau.
Est-il possible qu’il s’agisse en réalité de concentrations de sucre ?
Diane Soran :
Il est presque possible que ces taches d’eau soient des concentrations de solution de glycoside de saponine.
Si vous regardez certains de ces échantillons — je n’en ai pas un grand ici — regardez le bord : le bord est beaucoup plus brun ?
Là où cela a séché ; pouvez-vous voir les bords ici ?
Il y a un flux ?
Commentaire :
D’accord, nous allons radiographier une partie de cela.
Commentaire :
Je pense que c’est la chaleur.
Ron London :
Je n’en suis pas convaincu, parce que ce que je veux dire, c’est que — et cela me tracasse depuis le début — nous ne devrions pas voir les concentrations de minéraux d’eau autour de ces taches d’eau comme nous le faisons.
Question :
Pourquoi pas ?
24
Ron London :
Parce que cette eau aurait dû se tenir toute seule, Rodgers…
Commentaire :
Il faut que ce soit extrêmement chaud.
Ron London :
Oui.
Joe Accetta :
Il aurait fallu une énorme quantité de carbonate de calcium dans cette eau.
Eh bien, à l’époque, ils n’avaient pas d’adoucisseur d’eau.
Commentaires divers :
(inaudible)
Commentaire :
Il y a eu une autre suggestion qui a été faite, si cela avait été de la poussière et des matériaux dans le… (inaudible).
Ron London :
Voilà ce que je voulais ; voilà ce que je demandais à ce sujet — cela pourrait être la concentration de… (recouvert par des voix).
Commentaire :
On aurait pu verser de l’eau de pluie dessus et obtenir le même résultat.
Joe Accetta :
Donc nous ne savons pas, mais il y a la possibilité qu’il y ait eu cet effet.
Ray Rogers :
Il y avait toute une série de substances qui percolaient à travers le tissu au moment de l’incendie.
Rappelez-vous, il était dans ce coffre ; il n’y avait pas d’oxygène dans l’atmosphère.
Et il y a eu du formaldéhyde — de grandes quantités de formaldéhyde —, de grandes quantités de furfural, d’hydroxyméthylfurfural, tout un ensemble d’autres choses, y compris de l’acide formique.
Ils sont produits et diffusent à travers le tissu.
Vous versez de l’eau là-dessus, vous les mettez en solution, puis ils migrent vers l’extérieur, et cela va… rien que le furfural lui-même se (— inaudible : pyrolyse ?) en une matière qui ressemble à du carbone vitreux sous la surface sombre.
J’ai obtenu le même résultat dans ces expériences — j’aurais aimé avoir apporté ici quelques-unes de ces diapositives, de mes expériences de pyrolyse de tissus avec tous les pigments et résidus autour.
Joe Accetta :
D’ailleurs, cela fait surgir une autre question que j’allais poser.
Comment — ou si cela se produit — comment la température attendue dans le coffre au moment de l’incendie aurait-elle influencé l’extinction (quenching, au sens strict du terme) de la fluorescence du glycoside ?
25
Ray Rogers :
Cela devrait le rendre plus fluorescent.
Joe Accetta :
Est-ce que l’effet de la température, en lui-même, en prenant un tissu traité au glycoside et en l’élevant à haute température, inhibe d’une quelconque manière la fluorescence ?
Ray Rogers :
Cela devrait le rendre plus fluorescent.
Diane Soran :
Nos échantillons de tissu sont beaucoup plus fluorescents que le Suaire.
Si l’on prend juste un échantillon hydrolysé…
Question :
Est-ce que c’est le cas ?
Diane Soran :
Je ne l’ai pas vu, d’accord ?
Mais c’est plus fluorescent, c’est presque plus évident, du moins selon Ray.
Moi, je n’ai pas…
Quand on applique… si l’on applique de la saponine non hydrolysée et qu’on l’observe sous une excitation à 366 nm, c’est rouge-bleu, comme un bleu violacé.
Souvenez-vous, c’était ce qui m’inquiétait.
Mais si l’on applique de la saponine hydrolysée, c’est bleu-blanc ; il y a un décalage.
D’accord, maintenant je comprends que le Suaire paraît plus bleu-blanc que violet, rouge-bleu.
Ceci sous une excitation à 366 nm.
Donc, votre non-hydrolysé apparaît rouge-bleu à l’œil.
Et votre échantillon hydrolysé apparaît bleu-blanc.
Et Ray me dit que le Suaire est plus proche du bleu-blanc que du rouge-bleu, ce qui indique la présence de glycoside de saponine hydrolysé.
Ray Rogers :
C’est ce qu’il m’a semblé, mais il était très difficile de l’affirmer…
Joe Accetta :
Ce que je veux dire, c’est : prenez une saponine hydrolysée donnée, portez-la à une température de 200 ou 300 degrés, laissez-la refroidir, puis mesurez de nouveau sa fluorescence.
Ray Rogers :
Très peu de tissu a atteint ce genre de température.
Nous avons fait les calculs…
Joe Accetta :
Eh bien, quelle que soit la température que vous supposez.
Ray Rogers :
La plupart est restée, essentiellement, à température ambiante.
26
Commentaire :
Ce que je pense que Joe essaie de dire, c’est : « Regardez, qu’est-ce que c’est ? Que faudrait-il attendre, si vous compariez la fluorescence de l’arrière-plan avec celle d’une zone brûlée, en présence du glycoside ? »
Ray Rogers :
Je m’attendrais à observer une forte fluorescence là où la brûlure n’avait pas été assez chaude pour détruire le composé, mais suffisante pour le casser.
Et c’est ce que l’on voit autour des bords de la brûlure.
Puis la température chute très rapidement ; il y a un gradient (ou rayonnement ?) très abrupt autour des brûlures sur le tissu.
Question :
Y avait-il des photographies qui pouvaient simuler cela, les fluorescence de Gilbert, autrement dit, excitation … ?
Eric Jumper :
Oui, nous les avons. Elles ont été exposées là-haut, dans la salle.
Commentaires divers.
Question :
(Inaudible)… telle ou telle radiation, et la photo prise ?
Eric Jumper :
Elles ont été exposées sur le panneau, et vous pouvez les commander. Samuel Pellicori a déroulé cette longue bande…
Commentaire :
Oui, j’ai vu ça ; mais je m’inquiète du (inaudible)…
Eric Jumper :
Nous connaissons l’excitation exacte.
Question :
Parmi celles-là, correspondent-elles à ce qu’a utilisé Gilbert dans son expérience ? Est-ce qu’il y a une excitation ( ? )
Eric Jumper :
Je ne sais pas exactement à quel point elles étaient proches, mais c’était une très épaisse lentille de verre sombre, scotchée sur les flashs, et c’était un bleu très, très foncé, vous voyez, ce genre de chose. Donc cela devait se situer quelque part autour de cette longueur d’onde.
Joe Accetta :
Et l’expérience de Roger était beaucoup plus sélective (inaudible).
27
Question :
Je me demande s’il existe, dans tout ce qui a été fait en photographie, un moyen d’observer la fluorescence en fonction de la température, par exemple ?
Ray Rogers :
Je pense que oui.
Je crois que l’excitation UV… celles-là, je pensais qu’elles avaient été faites avec une source UV, pas avec les flashs.
Celles, complètement à droite… celles à l’avant étaient avec la lumière visible…
Commentaire :
… oui, le rouge (inaudible).
Ray Rogers :
… puis il y en avait une sur le mur de gauche qui…
Joe Accetta :
Ils n’avaient pas de source UV, n’est-ce pas ? (inaudible) au-dessus des flashs.
Commentaire :
N’avaient-ils pas pris des photographies à travers un…[ filtre ? ] où il y avait du rouge et…
Commentaires divers.
John Jackson :
Tout ce que vous avez à faire, c’est de vous situer au-dessus, et quel que soit le processus en cascade, il aura lieu, que vous soyez un peu au-dessus ou beaucoup au-dessus.
Commentaires divers.
John Jackson :
Si vous excitez quelque chose par ultraviolet à une certaine longueur d’onde, mais que ce que vous observez est une émission dans le visible, c’est un processus en cascade, un écoulement graduel.
Ensuite, quand vous entrez dans le visible, vous obtenez ce qui sortira (bruit)…
Joe Accetta :
Oui, mais, John, il existe une petite dépendance vis-à-vis de la longueur d’onde d’excitation. (inaudible) fonction de la longueur d’onde de la source d’excitation.
Commentaires divers.
Ron London :
Ils n’étaient pas là le matin. Samuel Pellicori a mis…
John Jackson :
Pas la longueur d’onde.
28
Joe Accetta :
Eh bien, il pourrait y avoir un petit effet sur les fréquences ; je ne sais pas.
Ron London :
Sam les a mises après.
Commentaire :
Quand on l’excite très haut dans la bande, ensuite cela redescend par petits sauts vers le bord de bande.
Ce seront toutes des émissions infrarouges, ou des émissions de basse énergie.
Et puis on obtient cette grande transition, où l’on émet du rouge, ou autre, selon les caractéristiques…
John Jackson :
Ce que je demande, c’est : la longueur d’onde émise dépend-elle de ce qui a servi à l’exciter, du moment que l’excitation est au-dessus ?
Voix mêlées.
Commentaire :
… l’énergie est, je veux dire, si l’intensité est…
Eric Jumper :
La photo a été prise… en couleurs visibles.
Et c’est ( ? ) discriminer cela consiste à superposer deux couleurs et essayer de déterminer laquelle est la plus brillante.
On ne peut pas le faire parfaitement, mais assez correctement ; on peut le voir visuellement (inaudible).
Commentaire (venant d’une conversation parallèle, non en réponse à ce qui précède) :
Oui, c’est vrai aussi.
C’est une possibilité, mais alors il faut regarder l’énergie.
Si vous parlez de 10 volts ou quelque chose comme ça, c’est déjà beaucoup de…
Commentaire :
Réponse : (inaudible). Non, je sais que ce n’est pas ça, parce que… quelque chose comme 10.
Ce n’est pas visible, mais c’est de l’ultraviolet.
Question :
Quelle partie (?) est-ce donc ?
Eric Jumper :
C’est un « gap » de bande dans mon diamant, ou quelque chose de ce genre.
Et c’est complètement transparent… donc je ne sais pas quel type d’excitation ils avaient.
Nous savons ce que c’est ; nous ne le savons juste pas pour l’instant.
Ray Rogers :
Eh bien, Roger a utilisé deux longueurs d’onde d’excitation différentes pour la fluorescence.
L’une était autour de 250, et l’autre la normale, 365.
29
Voici la traduction fidèle et découpée :
Bob Dinegar :
Ai-je bien entendu, il y a quelque temps, que l’aloès était aussi un glycoside ?
Diane Soran :
Oui, c’en est un.
Bob Dinegar :
Alors, pourquoi devrions-nous avoir de la Saponaria officinalis sur le Suaire, si nous acceptons l’ensevelissement, avec l’empilement pour la sépulture, d’aloès ?
Diane Soran :
- Historiquement, nous savons qu’il a été lavé ; il existe des sources historiques qui disent qu’il a été lavé avec du glycoside de saponine.
- En ce qui concerne l’usage de l’aloès, là encore, c’est incertain et vraiment ouvert à interprétation.
Le corps a-t-il été emballé dedans ? Était-il couvert avec ? En était-il enduit ? Ce genre de choses.
Alors, on ne peut pas obtenir une uniformité sur tout le Suaire…
Bob Dinegar :
Je comprends tous ces petits détails, mais…
Ray Rogers :
En plus de cela, il n’y avait pas d’aloès là.
(Rires, commentaires divers.)
Bob Dinegar :
Attendez une minute. Il n’y avait pas d’aloès là ? Où est ce « là » ?
Ray Rogers :
L’anthraquinone [ composé de l’aloe vera] a un spectre de fluorescence très, très spécifique…
Bob Dinegar :
Vous voulez dire sur le Suaire ?
Ray Rogers :
… Et en ce qui concerne « maintenant », on n’observe aucun aloès sur le Suaire.
Bob Dinegar :
Cela répond à ma question de savoir si l’aloès aurait pu produire cet effet.
Ron London :
De plus, Bob, ils… le moment — si vous croyez à tout cela — n’était pas le bon. On approchait du début du Sabbat.
30
Voici la traduction fidèle et découpée :
Bob Dinegar :
Oui, mais maintenant c’est devenu de l’Écriture Sainte. C’est la question…
Ma question initiale était la suivante : simplement d’un point de vue de chimiste, l’aloès aurait-il pu donner la même réaction chimique, dans votre test, que la Saponaria officinalis ? Est-ce exact ?
Diane Soran :
Ils étaient glycosidiques ; ils auraient certainement pu agir comme agent hémolytique.
Mais je ne… je n’ai rien fait avec l’aloès, donc je ne dirais pas cela.
Ray Rogers :
Hé, Diane, je ne pense pas que l’aloès soit un agent hémolytique, de la même façon que…
Diane Soran :
… pas de la même manière que le gypsogénine. 8
Bob Dinegar :
Ça, c’est un agent hémolytique connu, prouvé ; il n’y a aucun doute là-dessus.
Ray Rogers :
C’est un composé encore utilisé en médecine…
Diane Soran :
C’est un composé qui était encore utilisé en 1974.
Bob Dinegar :
Absolument. Vous le trouverez dans n’importe quel ouvrage que vous ouvrez, comme je le pensais.
Donc, l’aloès n’aurait probablement pas réagi de…
Diane Soran :
… à ce degré. L’aloès va se décomposer.
Question :
Est-ce que l’une de ces substances présente des modes actifs Raman tels que, disons, si nous obtenions un petit échantillon, je pourrais l’apporter à un tel ou un tel et faire un Raman dessus ?
Voix diverses.
Question (poursuivant) :
Eh bien, ce n’est pas un problème. Elle a des fioles de ce produit, n’est-ce pas ? On peut les apporter là-bas et…
Ray Rogers :
Vous touchez là un nerf très sensible, bien sûr, parce que c’est exactement ce que j’attends depuis le 6 décembre, pour que McCrone fasse (propos noyés par les voix).
Nous pourrions faire du Raman sur les échantillons.
31
Voici la traduction fidèle et découpée :
Question :
L’autre question est : quels tests spécifiques existe-t-il pour les glycosides ?
Diane Soran (28 avril 1979) :
Ils sont du même type (inaudible), ils possèdent une liaison glycosidique.
Ray Rogers :
Il n’existe pas de test spécifique pour tous les glycosides ; il y en a certains spécifiques à certains glycosides.
Mais il n’y a aucun moyen, sans isoler (inaudible) et analyser la partie sucre dans les aglycones, de déterminer quel est exactement le glycoside.
Question :
Donc, il n’y a aucun moyen de regarder le tissu et de dire : « C’est (inaudible) et, en toute probabilité, un glycoside (inaudible) ? »
Je ne sais pas, je demande.
Ray Rogers :
Si nous pouvons…
Ron London :
Ce sang, quand il a été exposées à une décharge » (zapped) avec… je viens de calculer grossièrement : pour créer cette brûlure, il faut environ 135 joules.
Savez-vous ce qui arrive au fer dans l’hémoglobine quand il est exposé à une telle déchaerge ?
Ray Rogers :
Vous abordez exactement le même problème que Diane et moi discutions.
Et il me semble qu’il y a une forte probabilité que vous puissiez faire exactement ce que vous pensez.
Joe Accetta :
Vous voulez dire…
Diane Soran :
… oxyder le fer de l’hémoglobine, juste en surface ?
Commentaire :
Je pourrais probablement « zapper » assez de fer pour (inaudible).
Question :
Quelle est la couleur de l’oxyde de fer Fe₂O₃ ?
Question :
Donc, nous regardons maintenant l’oxyde de Fer Fe₂O₃ ?
Réponse :
Exact. C’est rouge.
32
Question :
D’accord, c’est juste une couleur que nous avons vue.
Une autre question, et c’est pourquoi, à la fois pour le sucre et pour le Fe₂O₃… à quel point est-ce fixé ? Fixé physiquement sur le tissu ? Et le sucre caramélisé ?
Ray Rogers :
Ce qui m’interpelle, c’est que, au microscope, quand on l’examine, et d’après les photomicrographies que Mark Evans m’a envoyées, on peut voir que ce sang a coulé comme un liquide visqueux.
Il n’y a aucun doute là-dessus.
On peut voir des marques de ménisque, tout l’ensemble.
Maintenant, McCrone disait qu’on aurait pu l’appliquer avec le pouce. Mais ça n’a pas été fait de cette façon, car, si vous le faites avec le pouce, vous obtenez ces motifs de stries très distincts, avec du pigment d’un côté de la fibre et pas de l’autre.
Eric Jumper :
Oui, mais il parlait de cela en réponse directe à la question que je lui avais posée.
Je lui avais dit : « Vous savez, c’est étonnant, parce que nous avons vu des marques de sang très, très subtiles, ou une “image de sang”, sur le bout du nez, sur la moustache et la barbe ; et elles semblaient si subtiles qu’il fallait vraiment les distinguer. C’était comme si, vous savez, si quelqu’un l’avait forgé, il ne se serait pas donné la peine de mettre cela. Pourquoi faire ? »
Et il a répondu : « Oh, ça, je pourrais facilement, et si je… » (inaudible, recouvert par des voix).
Ray Rogers :
Il faut l’appliquer dans un milieu liquide.
Joe Accetta :
Mais il y a d’autres méthodes d’application, à part utiliser son doigt, non, Ray ?
On pourrait utiliser un médium quelconque pour déposer l’oxyde de fer dessus ?
Ray Rogers :
Bien sûr. Mais alors il faudrait enlever le médium à la surface pour obtenir uniquement le Fe₂O₃, tel que Walter l’a observé.
Il disait qu’il n’y avait pas de médium présent.
Joe Accetta :
Il existe des suspensions colloïdales de Fe₂O₃ qui peuvent être utilisées ?
Ray Rogers :
Oui, mais…
Joe Accetta :
Alors pourquoi faudrait-il enlever quoi que ce soit ? Je ne comprends pas.
Diane Soran :
On le verrait.
33
Eric Jumper :
Attendez, pourtant. Il y a un point que nous évitons complètement : si vous regardez la rouille provenant d’une punaise (ou d’un clou), elle a une couleur très différente de celle du sang.
John Jackson :
Réponse : Quoi ? De la rouille d’une punaise ?
Commentaires divers.
Ray Rogers :
Voici ton Fe₂O₃. Diane en a quelques-uns ; j’aurais dû…
Voix mêlées.
Eric Jumper :
Donc, ça changerait la couleur ?
Diane Soran :
Je l’ai appliqué avec (inaudible), avec de l’eau.
Vous pouvez voir la marque d’eau autour, là où cela a séché.
Commentaire :
(Inaudible)… un peu de jaune à l’extrémité.
Joe Accetta :
L’un des grands obstacles concernant cette hémolyse de l’hémoglobine, et cela (inaudible) les couleurs, c’est le fait que nous ne voyons toujours pas de potassium ni de calcium dans la tache de sang, alors que nous devrions en voir.
Je fais référence à l’expérience de Roger.
Le calcium… le potassium n’est pas là, ou du moins il ne semble pas l’être.
Je suis désolé, je parle du potassium.
Il est absent.
Maintenant, qu’arriverait-il au potassium ?
Commentaire :
Ne pourrait-il pas avoir été lessivé ?
Joe Accetta :
C’est une question moléculaire.
Ray Rogers :
Avez-vous regardé dans l’une des zones de taches d’eau, ou dans l’une des zones sèches ?
Commentaire :
J’ai cherché le potassium ?
Ray Rogers :
Oui.
Ron London :
… Il n’y a pas beaucoup de potassium dans la partie initiale de la tache d’eau.
Voulez-vous une copie de votre article ?
34
Réponse :
J’ai une copie.
Eric Jumper (28 avril 1979) :
Bien sûr, vous réalisez qu’il y a un historique.
Il y a des suggestions selon lesquelles le tissu lui-même aurait été lavé et, à plusieurs reprises, épongé.
Ray Rogers :
Je sais que, dans la zone du visage, il avait été épongé.
Apparemment, il existe de bonnes preuves que, durant la période à Constantinople, ils avaient l’habitude de l’éponger et de conserver l’eau comme eau bénite.
Joe Accetta :
Quelle combinaison moléculaire (inaudible) du potassium (inaudible) dans la structure de l’hémoglobine ?
Ray Rogers :
C’est présent sous forme d’ion potassium.
Bob Dinegar :
J’allais dire que, si ce linge avait été mouillé, il se pourrait que (inaudible).
Si cela avait été mouillé, il n’y aurait plus de potassium. [ composé très solude dans l’eau )]
Quels étaient certains des autres ions que vous cherchiez, et que vous n’avez pas (inaudible) ?
Ray Rogers :
Le calcium, vous pourriez en trouver, parce qu’il pourrait être présent sous forme de carbonate ou (inaudible).
Commentaires divers.
Bob Dinegar :
Et la solubilité de la migration sera totalement différente (inaudible) pour le potassium.
Diane Soran :
Exact.
Eric Jumper :
Mais est-ce que la couleur rouge des éclats (?) autour de l’hémoglobine reste exactement la même, quoi qu’il arrive au potassium ?
Ray Rogers :
Oh, oui.
Diane Soran :
Le potassium est en solution.
Le potassium serait dans le sérum du sang ; il ne serait pas dans l’hémoglobine.
C’est un ion K⁺ ; c’est un sel hautement soluble, tout comme le chlorure de sodium ; exactement comme un sel, qui partirait dans l’eau.
Commentaires divers.
Eric Jumper :
Messieurs, nous essayons d’enregistrer cette session.
35
John Jackson (28 avril 1979) :
Mais si vous pensez que cela a été lavé, que l’image a été lavée, mouillée par l’incendie de 1532, en réalité, la majeure partie n’a pas été mouillée.
Bill Mottern :
Oui, mais cela aurait pu être lavé auparavant.
John Jackson :
Oui, c’est exact. Cela aurait pu l’être par d’autres interventions.
Mais je ne pense pas que l’incendie de 1532, ni l’eau qui l’a éteint, puissent servir d’argument pour dire que, eh bien, c’est à cause du potassium…
Bob Dinegar :
Non, ma première idée, c’était d’en rejeter la cause sur 1532…
Non, je ferais mieux de dire simplement : « un lavage », parce que j’ai du mal à croire que ce linge n’ait jamais été lavé en 2 000 ans.
Eric Jumper :
Le professeur Byron (?) a une référence qui dit — je crois que le nom de cette princesse était Élisabeth, ou quelque chose comme ça…
Commentaire :
Clotilde, n’était-ce pas ?
Eric Jumper :
Vous vous souvenez ?
Elle disait qu’il y a un cas documenté où elle a obtenu la permission, et que le Suaire devenait très sale, et qu’elle l’a très soigneusement lavé.
Bob Dinegar :
Et elle a très soigneusement éliminé des particules (de fer ?) et des ions sodium et potassium…
Eric Jumper :
Et puis elle l’a lavé très soigneusement, et cela s’est fait sous la supervision de cette princesse.
C’était quand ils étaient à…
Commentaire :
J’ai demandé à Heller, à Santa Barbara, au sujet de l’absence de potassium dans mes données, et il m’a répondu que cela ne le gênait absolument pas.
Bob Dinegar :
Mais pourquoi ?
Eric Jumper :
C’est la chose la plus facile à perdre.
Il a dit que c’est soluble.
Joe Accetta :
Je pense que nous avons besoin d’une petite expérience pour vérifier cela (conversation mêlée ici), le lavage du fer hors de la tache de sang.
36
Ray Rogers (28 avril 1979) :
C’est exactement ce que j’aimerais voir ; essayons-le.
John Jackson :
Quand j’observais, il y a une petite traînée de sang bien nette le long des cheveux, très fine et très délicate.
Et je penserais que, si cela avait été lavé, cela l’aurait forcément altérée d’une manière ou d’une autre.
Commentaire :
(Inaudible)… on découvre que ce type…
Don Janney :
Vous voulez dire la victime ? Cortisone ?
Bob Dinegar :
(… ?) cortisone. (Inaudible) le potassium sort de votre organisme.
Vous devenez fou si vous ne prenez pas de potassium…
Commentaires divers.
John Jackson :
Ou bien qu’en est-il d’une flagellation / torture sévère, ou autre ? Est-ce que cela… ?
Bob Dinegar :
La transpiration fait perdre du potassium, mais pas la totalité.
Ron London :
C’est l’un des problèmes avec quelqu’un à qui l’on administre un diurétique : cela fait sortir tout le potassium…
Bob Dinegar :
Le potassium est très facile à perdre de l’organisme.
Cela perturbe le système, et vous commencez à avoir des…
Commentaires divers.
Bill Mottern :
(Inaudible)… à moins que le Suaire, autrefois, n’ait été lavé avec de la cendre et de l’eau — (bouillie ? eau dure ?) — et bouilli dans de l’huile.
Eric Jumper :
Je pense que cela est totalement fallacieux.
Bill Mottern :
Je ne sais pas. Maintenant, Sœur Elizabeth a mentionné pratiquement la même chose.
Elle dit qu’à un certain moment dans le passé — il y a de la documentation — il aurait été lavé avec un savon très fort…
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Eric Jumper (28 avril 1979) :
Tout ce qui vient de Riggi n’est pas très fiable.
Maintenant, ce que Vima disait…
Bill Mottern :
Même ainsi, s’il y a quelqu’un qui fouille et trouve beaucoup de documentation…
Eric Jumper :
Eh bien, Vima a sorti ce document.
C’était un récit de cette supervision par une princesse lavant très soigneusement — très soigneusement, et cela sous la stricte supervision de cette femme — et le linge avait été lavé avec beaucoup de soin.
Ray Rogers :
Ils l’ont mis sur « délicat » et l’ont essoré.
Bob Dinegar :
Je crois que le point ici, c’est que nous sommes plus ou moins d’accord, ou que nous commençons à conclure que peut-être la perte des ions potassium n’est pas aussi grave qu’il me l’avait semblé au cours du mois dernier.
Commentaire :
… ou en l’identifiant avec les « taches de sang » comme du vrai sang ?
Commentaires mêlés :
Exact.
Question :
Encore une fois, à quel point ce sucre caramélisé est-il fixé sur le tissu, physiquement ?
Peut-il être frotté et disparaître ?
Sur 2 000 ans, 1 000 ans, est-ce possible ?
Diane Soran :
Je ne pense pas. C’est seulement subjectif.
Joe Accetta :
Je penserais que les liaisons seraient extrêmement fortes.
Diane Soran :
Mais vous avez de la cellulose là ; vous avez du sucre caramélisé adhérant à la cellulose.
Je ne pense pas…
Bob Dinegar :
Eh bien, vous savez parfaitement que c’est bien collé dessus (inaudible).
Diane Soran :
Avez-vous déjà brûlé de l’eau sucrée dans une casserole ?
Vous savez comme il est difficile de l’enlever ?
38
Réponse :
Oui.
Diane Soran (28 avril 1979) :
Mais ce genre de chose, oui, c’est très difficile.
En frottant ou en roulant, vous n’allez pas l’enlever du fond de la casserole.
Vous ne l’enlèverez pas à moins de gratter vigoureusement.
Bob Dinegar :
La caramélisation signifie bien qu’il est difficile de l’enlever.
Commentaire :
Oui, mais ici il s’agit de sucre caramélisé, pas de cellulose caramélisée.
Dans quelle mesure le sucre est-il lié à la cellulose ? (fin de phrase incertaine).
Ray Rogers :
Il se recondense, et on obtient à nouveau des molécules de sucre libres (trois ?).
Elles commencent à se déshydrater et à se coupler.
Cela doit être diaboliquement difficile à… (fin recouverte par des voix).
Bob Dinegar :
(Inaudible)… voyez ces lignes là-bas, qui bougent.
Commentaires mêlés.
Joe Accetta :
Cela pourrait être très facilement vérifié.
Eric Jumper :
Roger, souviens-toi que nous avons réellement retiré l’image avec un morceau de ruban adhésif.
Donc, si nous avons pu faire cela avec un simple adhésif, en arrachant des fibres…
Le tissu n’a pas été gravement endommagé.
Les gens ne sont pas assis avec un tampon à récurer.
Question :
Était-ce les fibres ou l’image que vous avez enlevées ?
John Jackson :
Nous avons bien enlevé des fibres, n’est-ce pas ?
Eric Jumper :
Il est très facile d’enlever quelque chose du tissu.
Diane Soran :
Si vous emportez le tissu avec, alors vous emportez le tissu.
(Fin de la face 2)
— Notes —
- Rai, S., Acharya-Siwakoti, E., Kafle, A., Devkota, H. P., & Bhattarai, A. (2021). Plant-Derived Saponins: A Review of Their Surfactant Properties and Applications. Sci, 3(4), 44. https://doi.org/10.3390/sci3040044 [↩]
- Hu, Q.; Chen, Y.-Y.; Jiao, Q.-Y.; Khan, A.; Li, F.; Han, D.-F.; Cao, G.-D.; Lou, H.-X. Saponines triterpénoïdes de la pulpe de Sapindus mukorossi et leurs activités antifongiques. Phytochemistry 2018 , 147 , 1–8. [↩]
- Normalement, la membrane du globule rouge maintient un équilibre entre l’intérieur et l’extérieur grâce à la pression osmotique (c’est-à-dire la force qui régule le passage de l’eau à travers la membrane en fonction de la différence de concentration en solutés). Quand une molécule hémolytique, comme une sapogénine (la partie aglycone des saponosides, lipophile et capable d’interagir avec les lipides membranaires), s’insère dans la membrane, elle modifie son intégrité et entraîne plusieurs conséquences : la membrane devient plus perméable (les échanges hydriques et ioniques ne sont plus contrôlés), l’eau entre massivement par osmose (mouvement spontané de l’eau du milieu le moins concentré vers le plus concentré), et le globule rouge gonfle puis éclate, phénomène appelé lyse (rupture de la membrane et destruction de la cellule).[↩]
- Il s’agit des enzymes hémolysines. les hémolysines désignent des immunoglobulines (anticorps) dirigées contre les érythrocytes (hématies. ). Mais Le dessèchement réduit très fortement, voire annule, l’action de l’hémolysine (enzyme protéique capable de dégrader la membrane des globules rouges). En effet, l’hémolysine est une enzyme de nature protéique (c’est-à-dire une macromolécule constituée d’acides aminés) dont l’activité dépend de sa conformation tridimensionnelle (repliement spatial qui conditionne son site actif). Pour rester fonctionnelle, elle doit se trouver dans un milieu aqueux (l’eau permet de stabiliser cette structure). Lors d’un dessèchement (perte d’eau), l’enzyme se dénature (perd sa forme active et devient inopérante). De plus, la membrane des globules rouges — cible de l’hémolysine — nécessite elle aussi d’être hydratée et intacte pour être attaquée ; une membrane sèche est effondrée et n’offre plus de support lipidique exploitable. Ainsi, le dessèchement supprime à la fois l’activité enzymatique et la susceptibilité de la cellule cible, ce qui rend impossible l’hémolyse dans un sang sec (celle-ci ne se produit que dans un milieu liquide vivant ou fraîchement prélevé).[↩]
-
Test à l’iode ( réaction de Lugol) : on prépare « réactif de Lugol » en …on prépare le réactif de Lugol en dissolvant de l’iode moléculaire (I₂) en présence d’iodure de potassium (KI), ce qui forme des ions polyiodures (I₃⁻) solubles. Ces polyiodures s’insèrent dans les cavités hélicoïdales de certains polysaccharides (comme l’amidon ou le glycogène). Cette inclusion modifie l’absorption de la lumière par les molécules et entraîne une coloration caractéristique : bleu foncé avec l’amidon, brun-rouge avec le glycogène. Mais ce test reste général : il ne distingue pas l’origine du polysaccharide et signale seulement la présence d’une structure glucidique capable de fixer l’iode.
- Test à l’acide périodique (HIO₄) : cet oxydant coupe les liaisons entre deux carbones porteurs de groupements hydroxyles voisins, libérant des aldéhydes. Ceux-ci peuvent ensuite être révélés par des colorants (comme le réactif de Schiff, qui donne une teinte rouge-violette). Là encore, la réaction est générale : elle concerne toute molécule glucidique (mono-, oligo- ou polysaccharide) possédant ces groupements, et pas spécifiquement le glycogène.
ces tests signalent simplement la présence de sucres ou polysaccharides, mais ne permettent pas de dire s’il s’agit de glycogène d’origine cellulaire, d’amidon végétal, ou encore de la partie sucrée d’un saponoside. [↩]
- Le terme transcrit est inccorect et doit faire référence à l’ » anthronate » pour le réactif à l’anthrone : utilisé classiquement pour la détection des glucides. On prépare une solution d’anthrone (C₁₄H₁₀O) dans de l’acide sulfurique concentré (H₂SO₄).
Au contact de sucres (monosaccharides comme le glucose C₆H₁₂O₆, ou disaccharides comme le saccharose C₁₂H₂₂O₁₁), l’acide catalyse une déshydratation des sucres :
- les hexoses (ex. glucose, fructose) se transforment en 5-hydroxyméthylfurfural (C₆H₆O₃),
- les pentoses (ex. ribose, xylose) en furfural (C₅H₄O₂).
Ces dérivés furfuriques classiques de la chimie des sucres réagissent ensuite avec l’anthrone (C₁₄H₁₀O) pour donner un complexe coloré allant du vert au brun-gris selon le type de dérivés furfuriques présents du fait de la nature et la concentration du sucre.
Exemple pratique : si l’on dépose du saccharose (C₁₂H₂₂O₁₁) sur du papier filtre et qu’on applique le réactif anthrone–H₂SO₄, on observe une coloration brun-gris, indiquant la présence de sucres.[↩]
-
Réunion du STURP au Brooks Institute of Photography (Santa Barbara, 24–25 mars 1979), dite First Data Analysis Workshop, consacrée à l’examen initial des résultats de la campagne de Turin d’octobre 1978.[↩]
- la gypsogénine est l’aglycone de la saponine de Saponaria officinalis, connue pour son activité hémolytique[↩]