Résumé Sylvain citations – 1902 – Vignon – similitudes

Dans Le Linceul du Christ : Étude scientifique (1902), Paul Vignon détaille son analyse scientifique des empreintes visibles et non visibles sur le Suaire de Turin, notamment à travers les photographies prises par Secondo Pia en 1898. Vignon commence par examiner la question des dimensions du linceul et l’apparition partielle des pieds dans l’image. Il précise que lors de l’ostension à Turin, le linceul a été replié en partie sous le cadre d’exposition, qui s’est avéré trop court pour contenir la totalité du tissu. Ainsi, les pieds de la silhouette antérieure n’apparaissent pas entièrement sur la photographie, cette partie ayant été repliée sous le cadre (Vignon, 1902, p. 4).

Aux pages 69 à 74, Vignon détaille les limites visibles de l’empreinte antérieure. En s’appuyant sur la figure 8 de son ouvrage, il montre comment la silhouette s’interrompt juste sous la cheville, à l’endroit où l’intensité de l’empreinte diminue. Vignon observe que cette intensité varie selon les parties en contact direct avec le tissu, expliquant que le contact immédiat, perdu autour des mollets, reprend progressivement jusqu’au pied, mais est néanmoins interrompu à cause des dimensions du cadre de Pia.

Pour la vue dorsale, Vignon décrit l’empreinte comme particulièrement précise au niveau de la tête et des cheveux, ces derniers apparaissant clairs et descendus jusqu’aux omoplates. Il note aussi des déformations mineures, probablement causées par la pression du corps contre le tissu, notamment aux épaules et aux omoplates. Il identifie des sections de l’image où l’empreinte s’atténue, comme dans la région axiale et lombaire, due à la courbure des vertèbres. Plus bas, les mollets et les tendons d’Achille apparaissent bien imprimés, Vignon expliquant que la position étendue des pieds autour des chevilles a rapproché les talons des mollets.

Pour confirmer ses observations, Vignon a effectué une expérience avec un modèle étendu sur une table pour simuler la posture de contact avec le Suaire, ce qui a révélé une corrélation avec l’empreinte dorsale de Turin. Il conclut que l’empreinte montre des proportions corporelles réalistes, ce qui réfute l’idée qu’il pourrait s’agir d’une peinture. Vignon insiste sur le fait que les images respectent les « exigences impérieuses de la loi des distances », laissant entendre que le Suaire présente les caractéristiques d’une empreinte réelle et non d’une œuvre picturale (Vignon, 1902, pp. 69-74).

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.