Robert H. Dinegar

Pierre tombale de Robert H. Dinegar – Find a grave ( 2024 )

Robert Hudson Dinegar (1921-2005) était un éminent chimiste américain et prêtre épiscopalien qui a apporté des contributions significatives à l’examen scientifique du Suaire de Turin.

Formation et début de carrière

Né le 18 décembre 1921 à New York, Robert Hudson Dinegar a suivi une formation poussée en chimie, ce qui l’a mené à une carrière au laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique. Expert en chimie physique, il a contribué à divers projets de recherche, notamment dans le domaine des matériaux explosifs

Contribution au Saint Suaire

En 1978, Dinegar a rejoint le Shroud of Turin Research Project (STURP), une équipe de scientifiques américains dédiée à l’étude approfondie du Saint Suaire.

Raymond Rogers et Robert Dinegar positionnent une bande collante en Mylar sur le Saint Suaire ( 1978 ) Barrie Schwortz.
Raymond Rodgers récupère une bande collante en Mylar sur le Saint Suaire ( 1978 – Barrie Schwortz )

Chargé avec Raymond Rogers de prélever des échantillons de particules sur le tissu, il a utilisé des bandes adhésives appliquées délicatement sur la surface pour récupérer des particules microscopiques sans endommager le Suaire. Cette méthode minutieuse a permis de fournir du matériel pour des analyses chimiques et microscopiques, enrichissant ainsi la compréhension de sa composition et des marques visibles

Méthodologie et Résultats

En collaboration avec Raymond Rogers, Dinegar a appliqué une approche rigoureuse en vérifiant chaque prélèvement avant et après l’application des bandes adhésives, s’assurant qu’aucune altération du tissu ne se produise. Ils ont pu collecter des échantillons provenant de diverses zones, incluant les brûlures, taches de sang, et autres marques, tout en préservant l’intégrité de la relique. Ces prélèvements se sont révélés essentiels pour les analyses chimiques conduites par l’équipe STURP.

Contribution à la Datation au Carbone 14 du Suaire de Turin ( 1982 )

Outre son rôle dans l’analyse chimique du Suaire, Robert Hudson Dinegar a été sollicité en 1982 pour une mission clé : évaluer la faisabilité d’une datation au carbone 14 du Suaire de Turin. Accompagné du physicien Harry E. Gove, un pionnier dans le développement de la datation par accélérateur de particules, Dinegar a été chargé de diriger une commission pour sélectionner les laboratoires les mieux équipés pour mener cette analyse. Leur tâche consistait à garantir que les échantillons prélevés, de taille extrêmement réduite, pourraient être datés avec précision, un défi technique en raison de la sensibilité et de la rareté du matériau.

Les préconisations méthodologiques de ce travail préparatoire de 1982 n’ont pas été entièrement suivies pour définir un protocole rigoureux de datation au radiocarbone, qui devait respecter les conditions de prélèvement et de traitement des échantillons afin de minimiser les risques de contamination. Néanmoins, les préconisations de la commission dirigée par Dinegar et Gove a servi de base de réflexion pour l’élaboration du protocole définitif lors de la campagne de datation réalisée en 1988

Approche Méthodologique pour la Détermination de la Provenance Géographique du Lin du Suaire de Turin par Analyse Isotopique ( 1989 )

L’article intitulé « Isotope Measurements and Provenance Studies of the Turin Shroud » de Robert H. Dinegar et Larry A. Schwalbe, publié en 1989 dans « Archaeological Chemistry IV » explore l’utilisation de mesures isotopiques pour déterminer l’origine géographique du Suaire de Turin. Les auteurs discutent des techniques de mesure des isotopes stables et de leur application potentielle à l’étude du Suaire, en particulier pour identifier la provenance du lin utilisé. Ils soulignent que des analyses isotopiques précises pourraient fournir des informations sur les conditions environnementales et géographiques dans lesquelles le lin a été cultivé, contribuant ainsi à retracer l’histoire et l’authenticité du Suaire. Cependant, l’article ne présente pas de résultats expérimentaux spécifiques, mais propose plutôt une méthodologie pour de futures recherches dans ce domaine.

Références :

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