Samuel F. Pellicori

Samuel F. Pellicori, physicien et chercheur, a apporté une contribution importante à l’analyse scientifique du Suaire de Turin.

Membre du projet de recherche STURP (Shroud of Turin Research Project) en 1978, il s’est spécialisé dans l’examen des caractéristiques de l’image corporelle à l’aide de techniques avancées, telles que la spectroscopie de réflexion, un type de spectroscopie infrarouge permettant l’analyse de substances présentes en très petite quantité, souvent sous forme d’une monocouche, à l’interface air-solide ou air-liquide tout en filtrant les signaux parasites dus au support et aux gaz dans l’enceinte de détection.

Ses recherches ont aidé à établir que l’image n’était pas peinte et ont fourni des informations précieuses sur la présence de taches de sang.

Riggi, Pellicori, Gonnella – 1978


Théorie de l’Empreinte :

Hypothèse du contact corporel et dégradation Cellulosique :


L’ hypothèse, proposée par Samuel Pellicori, est connue sous le nom de théorie de la « formation d’image latente par dégradation de la cellulose ».

Selon cette théorie, « des substances naturelles présentes sur la peau ou des onguents funéraires appliqués ont été transférés sur le suaire par contact direct avec le corps. Ces matériaux auraient agi comme des catalyseurs, accélérant ainsi la dégradation de la cellulose aux points de contact. Avec le temps, une image s’est formée. Les substances d’origine ont disparu, soit par lavage, soit en étant consommées dans la réaction. »

Pellicori a renforcé sa théorie en imprégnant du lin avec diverses substances (transpiration, huiles, etc.) et en les vieillissant artificiellement dans un four pour simuler le vieillissement.

Les résultats obtenus sont spectroscopiquement très similaires à l’image corporelle du suaire. ( voir Pellicori, S.F. 1980)

John Heller explique dans son ouvrage 1 :

« Sam Pellicori, un défenseur de  l’hypothèse du contact corporel , avait fait quelques expériences intéressantes. Dans trois expériences distinctes, il avait placé de l’huile, du jus de citron et de la transpiration sur ses doigts. Puis il avait placé du linge sur le dessus de sa main et l’avait pressé doucement contre sa chair. Il avait ensuite placé les échantillons de tissu dans un four à basse température pour produire un effet de vieillissement accéléré. Dans chaque cas, il y avait effectivement un jaunissement de la zone de contact. Il avait apporté les échantillons de linge avec lui. L’équipe les a examinés et, bien qu’il y ait eu un effet de surface, plusieurs d’entre nous ont insisté sur le fait que nous pouvions voir une certaine capillarité dans plusieurs des fibrilles, ce qui n’est pas le cas sur le Suaire .

Nous étions tous d’accord avec Sam sur le fait que le torse de l’homme avait dû être en contact avec le Suaire, sinon le transfert des marques du fléau ne serait pas apparu comme il l’a fait. Par exemple, il y avait de nombreuses lésions de ce type qui étaient invisibles à la lumière blanche et ne pouvaient être vues qu’aux UV. L’hémoglobine et le suintement de sérum ne pouvaient provenir que d’un contact direct. Cependant, les zones en creux du visage n’auraient pas pu être en contact avec le tissu , comme le prouvent les images VP-8 et les données de distance entre le Suaire et le corps. Pellicori a convenu que cela posait toujours un problème pour son hypothèse.  Ce n’était pas un problème, mais plutôt  le problème . »

(John Heller, 1983, pp. 209-210. édition anglaise Souligné dans l’original).

Son travail continue d’influencer les études sindonologiques et notament les réflexions sur la théorie physique du Saint Suaire, en particulier la théorie de la formation de l’empreinte.

Références :

— Notes —
  1. citation mise en exergue par Stephen Jones [↩]

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.