Stephen Mattingly

Parcours Académique et Contributions Scientifiques

Stephen Mattingly est un microbiologiste américain, reconnu pour ses contributions en microbiologie médicale, notamment dans le cadre des infections bactériennes et des applications cliniques de la microbiologie. Après avoir obtenu son doctorat, il a exercé en tant que professeur de microbiologie à l’Université du Texas Health Science Center à San Antonio, où il a mené des recherches approfondies sur les streptocoques du groupe B et les maladies néonatales, contribuant significativement à ce domaine.

Contributions au Saint Suaire :

Mattingly est devenu un acteur notable dans l’étude du Suaire de Turin en raison de son hypothèse controversée de la « biocouche » ou couche microbienne recouvrant le tissu du Suaire développée avec son collègue Dr. Leoncio A. Garza-Valdes. Selon Mattingly et Garza-Valdes, des micro-organismes – notamment des bactéries et des champignons – auraient formé une couche protectrice sur le Suaire, affectant potentiellement la fiabilité des datations au radiocarbone de 1988, qui ont conclu à une origine médiévale de la relique.

Hypothèse de la « Biocouche » et Impact sur la Datation

En 1994, lors d’une table ronde à l’Université du Texas, Mattingly a affirmé qu’une contamination microbiologique substantielle, invisible à l’œil nu, pourrait rendre les résultats de la datation au carbone invalides. Pour soutenir son hypothèse, il a préparé des échantillons de lin recouverts d’une couche bactérienne représentant 60 % du poids sec du tissu, pour montrer que ce niveau de contamination pouvait rester invisible tout en ayant un impact important sur la datation.

Stephen Mattingly a transmis ces échantillons au professeur Harry Gove, mais n’a jamais reçu de retour sur cette expérience. Ce silence, que Ian Wilson relève dans ses écrits, laisse planer des questions quant aux enjeux et aux répercussions possibles de cette hypothèse sur la datation du Suaire.

The Jesus Microbiome ( 2021 )

Dans The Jesus Microbiome: An Instagram from the First Century, publié en 2021, Mattingly, en collaboration avec Roy Abraham Varghese, explore les implications de la présence microbienne sur le Suaire de Turin, affirmant que l’image de l’homme crucifié pourrait être le résultat de l’interaction biologique entre le tissu et les micro-organismes. Les auteurs avancent que le Suaire pourrait être une sorte de « cinquième évangile », documentant en temps réel des événements du Nouveau Testament.

Cet ouvrage met en lumière la notion de « microbiome » comme une preuve potentielle que l’image aurait été générée par la « chair et le sang du Christ ».

Bibliographie

  1. Garza-Valdes, L. A. , Mattingly, S. (1995) Communiqué de presse Les micro-organismes enveloppent le Suaire de Turin et les artefacts funéraires précolombiens dans une couche protectrice microbienne dans British Society for the Turin Shroud. Newsletter No. 40.
  2. Gove, H. E. (1996). Relic, Icon or Hoax? Carbon Dating and the Shroud of Turin. Institute of Physics Publishing.
  3. Mattingly, S. J., & Varghese, R. A. (2021). The Jesus Microbiome: An Instagram from the First Century. Institute for Metascientific Research.
  4. Wilson, I. (2009). Obituary – Professor Harry Gove. British Society for the Turin Shroud Newsletter, (69), June 2009.

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