STURP II

Après la campagne d’analyses menée en 1978 par le Shroud of Turin Research Project (STURP), l’équipe envisageait une seconde série de tests, désignée sous le nom de « STURP II ». En 1984, des propositions détaillées furent élaborées, incluant vingt-six tests supplémentaires, parmi lesquels la datation au carbone 14 (C14) occupait une place centrale. L’objectif était d’approfondir les connaissances sur la formation de l’image, l’âge du tissu et d’identifier les meilleures méthodes de conservation du Suaire.

Cependant, des divergences apparurent quant à la mise en œuvre de la datation au C14. Le STURP souhaitait participer à l’ensemble des examens, incluant le C14, après la réalisation d’autres analyses.

En 1986, un protocole, souvent appelé « protocole de Turin », fut établi, prévoyant la participation de sept laboratoires pour la datation au C14. Cependant, des modifications ultérieures réduisirent ce nombre à trois : les universités d’Oxford, d’Arizona et l’Institut de physique de Zurich. Cette réduction suscita des critiques, certains estimant que la diminution du nombre de laboratoires pouvait affecter la crédibilité des résultats.

Parallèlement, les propositions initiales du STURP pour « STURP II » évoluèrent. En 1987, une version révisée mettait moins l’accent sur la datation au C14 et sur les tests d’authenticité, privilégiant des objectifs axés sur la conservation. Cette orientation fut critiquée par certains membres du STURP, tels que William Meacham, qui plaidait pour maintenir les analyses d’authenticité au cœur des recherches.

En 1988, alors que des rumeurs circulaient sur des résultats médiévaux de la datation au C14, une nouvelle série de propositions fut élaborée. Malheureusement, la gestion controversée des résultats du C14 par les autorités ecclésiastiques et scientifiques conduisit à une vive polémique en Italie. Cette situation entraîna l’abandon des tests supplémentaires proposés par le STURP et, finalement, la dissolution de l’organisation quelques années plus tard.

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Depuis 1988, aucun nouvel échantillonnage pour la datation au C14 ou d’autres analyses n’a été autorisé sur le Suaire de Turin, laissant en suspens de nombreuses questions scientifiques.

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