Summit – 1624

Cette copie est conservée depuis 1924 par les religieuses dominicaines du Monastère de Notre-Dame du Rosaire à Summit, aux Etats Unis.

Holy Shroud Guild – citée Freeman, C. (2013 )

Description

Pliée dans un cadre, cette copie du Suaire mesure environ 1,62 m de hauteur dans un cadre de 2,13 m par 0,91 m. ( ce sont nos informations sur la taille )

La Vraie Copie du Suaire montre une image effacée d’un homme avec une plaie au côté est encadrée dans un cadre orné en acajou et en laiton, mesurant sept pieds ( 2,13 mètres environ ) sur trois. ( 0,91 mètres environ )

Mais cette copie n’est pas présentée dans sa totalité au public du fait du cadre utilisé. En comparant avec l’image de la Copie de Summit fournie par le détracteur du Saint Suaire Charles Freeman, C. (2014 ) 1 , il semble même que la copie du Saint Suaire Summit soit repliée sur les bords puisque certains motifs extérieurs sous les pieds n’apparaissent pas. Ce choix suscite des interrogations sur la stratégie de conservation de la relique du XVI ° siècle. Une prise de vue de bonne qualité et une mesure précise dépliée seraient très utiles pour documenter les dimensions

On peut supposer qu’en ajoutant environ 15 cm sur chaque bord, on obtienne des dimensions de l’ordre de 2 * ( 1,62 + 0.15 ) ≈ 2 * ( 1,77 ) ≈ 3,54 cm. De toutes les façons, la copie de Summit ne serait pas vraiment une copie grandeur nature du Saint Suaire.

Réalisée en lin et peinte en tons sépia, cette copie reproduit les empreintes du Saint Suaire de Turin, avec des marques rouges simulant les blessures, notamment au niveau de la blessure au flanc.

Sur la copie figure l’inscription « CAVATO DAL ORIGINALE IN TVRINO L’ANNO 1624 » ( « Tiré de l’original à Turin, l’année 1624. » ) , attestant de sa provenance et de la date de production.

Par ailleurs, l’écriture est tronquée par le bord supérieur du cadre quand présentée dans le cadre.

Histoire

La copie a été offerte aux religieuses de Summit le 6 avril 1924 par les dominicaines du Monastère des Saints Dominique et Sixte à Rome.

Elle fut commandée en avril 1624 par Marie-Madeleine d’Autriche, grande-duchesse de Toscane et épouse de Cosme de Médicis.

D’après une publication des Soeurs Dominicaines en 1932, ce qui rendrait la réplique particulièrement précieuse est un phénomène mystérieux qui s’est produit lorsqu’elle est entrée en contact avec le Suaire original, en particulier au niveau de la plaie sur le côté du Christ. Une effusion de sang aurait alors taché la copie. 2

authentification :

Les recherches du Père Caterini ont identifié cette copie grâce à un document transcrit par Giammaria Sanno Solaro, S.J. :

« La Sérénissime Infante Marie-Madeleine d’Autriche, Grande-duchesse de Toscane, dans une lettre datée d’avril 1624, demande à Marguerite de Savoie, duchesse de Mantoue, fille de Charles-Emmanuel I, d’obtenir que deux copies de la Sainte-Suaire soient réalisées pour elle. Ces deux copies ont non seulement été exécutées fidèlement par un bon peintre sur du lin, dans une texture, des dimensions et une peinture similaires à celles du véritable Suaire, mais pour leur conférer une plus grande valeur, elles ont été toutes deux posées pendant un certain temps sur la véritable relique. »

( in. Sanna Solaro G-M,  1901 )

Visage – Partie faciale
Pieds – Partie dorsale ( non documentée intégralement )

Par ailleurs, entre juin 1924 et mars 1926, de nombreuses recherches furent menées pour réaffirmer l’authenticité de la relique. Le procureur général de l’Ordre des Prêcheurs, le révérend père Philip Caterini, OP, put rétablir l’authenticité de la copie grâce à des documents retrouvés aux Archives d’État de Turin. ( Monastère dominicain de Summit – 2024 )

Trajectoire :

La réplique a été offerte par la grande-duchesse Marie-Madeleine aux sœurs du monastère de Sainte-Catherine à Rome, où elle fut vénérée pendant près de 300 ans. Après la Première Guerre mondiale, en 1924, ces religieuses ont fait don de la copie aux sœurs du New Jersey en signe de gratitude pour leur aide généreuse après la guerre. ( voir Insinger 1986 )

Initialement conservée dans un coffret sur mesure, la réplique était stockée sur des rouleaux, de sorte qu’une petite partie seulement pouvait être exposée.

Summit.

Conservation

En 1987, des scientifiques américains du groupe ASSIST auraient confirmé que la tache provenait de sang humain, du même groupe sanguin que celui présent sur le Suaire original. Ces scientifiques ont recommandé de ne plus rouler la réplique en raison de son ancienneté.
Pourtant la relique est présentée pliée dans un cadre, sans doute faute de place dans la chapelle publique de Notre-Dame du Rosaire.

Depuis octobre 2011, une copie presque vieille de 400 ans du Suaire de Turin est exposée pour la vénération publique dans le monastère de Notre-Dame du Rosaire à Summit, dans le New Jersey.

Crédit Photo :
Monastère Dominicain de Notre Dame du Rosaire

Référence :

— Notes —
  1. remarque : nous ne souscrivons en aucune façon aux thèses de Charles Freeman sur le Saint Suaire bien que la discussion savante de ses hypothèses soit sans doute nécessaire à la recherche de la vérité [↩]
  2. Est-ce qu’il existe une source documentaire plus ancienne pour cette interprétation surnaturelle ? [↩]

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