
Timothy W. Linick
(29 octobre 1946 – 4 juin 1989)
Parcours académique et scientifique
Timothy W. Linick était un physicien spécialisé dans l’analyse du radiocarbone, particulièrement dans les techniques de datation. Né à Los Angeles, Californie, en 1946, il a grandi dans le sud de la Californie, où il a terminé ses études secondaires à Palm Springs. Il a obtenu un baccalauréat en sciences (BA) en 1968 à l’Université de Californie, Riverside.
Il a ensuite poursuivi ses études de troisième cycle à la prestigieuse Scripps Institution of Oceanography sous la direction du professeur Hans Suess, pionnier de la datation par le radiocarbone. En 1975, il a obtenu son doctorat avec une thèse intitulée « The Uptake of Bomb Radiocarbon by the Pacific Ocean », une étude fondamentale sur le contenu en radiocarbone des océans, qui reste une référence majeure dans le domaine.
Après son doctorat, il a continué à collaborer avec Hans Suess jusqu’en 1982, avant de rejoindre l’Université de l’Arizona à Tucson. Là, il s’est concentré sur le comptage par scintillation liquide et, plus tard, sur la spectrométrie de masse par accélérateur (AMS), technologies essentielles pour affiner la datation radiocarbone.
Contribution au Saint Suaire :

En 1988, Linick faisait partie de l’équipe du laboratoire de l’Université de l’Arizona, l’un des trois laboratoires sélectionnés pour la datation au carbone 14 du Suaire de Turin. Ses collègues étaient notamment Douglas Donahue et Timothy Jull.
Timothy Linick était principalement chargé de l’analyse des données et de l’interprétation des résultats. Ce projet a conclu que le tissu datait du Moyen Âge (entre 1260 et 1390), une conclusion qui a suscité des débats et des controverses intenses.
Mort brutale & Suicide :
Malgré son rôle dans cette étude marquante, Linick n’a pas vécu pour participer aux discussions ultérieures sur les résultats, car il est décédé peu après, en juin 1989, dans des circonstances qui ont alimenté des spéculations, bien que son décès ait officiellement été déclaré comme un suicide. Timothy Linick était pourtant marié et était le père d’un fils de 8 ans à l’époque.
Les Spéculations problématiques de S. Jones au sujet de T. Linick :
Stephen E. Jones avance une hypothèse audacieuse et controversée qui remet en cause – post mortem – l’honnêteté de Timothy W. Linick, scientifique du laboratoire de Tucson impliqué dans la datation au radiocarbone de 1988, aurait joué un rôle central dans une fraude visant à altérer les résultats pour dater le Suaire de Turin comme étant médiéval (1260-1390). Selon Jones, cette fraude aurait été réalisée par hacking informatique, car il avance – sans aucune preuve ni indice documentaire – que Timothy Linick aurait été en lien avec le hacker Karl Koch, un Allemand ayant travaillé pour le KGB.
L’implication supposée de Timothy Linick :
- Rôle central de Linick : Jones postule que Linick, ayant accès aux ordinateurs utilisés dans le traitement des données de datation, aurait manipulé les résultats avant qu’ils ne soient finalisés. Sa position stratégique au sein du laboratoire d’Arizona le rendait théoriquement capable d’agir discrètement. Mais il n’apporte aucune preuve pour cela et produit donc une spéculation problématique.
- Contact avec le KGB via Karl Koch : L’hypothèse avance que Linick aurait collaboré avec Karl Koch, un hacker allemand ayant admis travailler pour le KGB avant sa mort. Et pourquoi le KGB aurait eu un intérêt idéologique ou politique à discréditer le Suaire en falsifiant les résultats pour soutenir la thèse d’un faux médiéval ?
- Motivations possibles : Jones ne fournit pas de preuve tangible reliant directement Linick au KGB ou à Koch, mais il suggère que Linick aurait pu être motivé par des convictions personnelles sans les préciser. Ce qui pose question sur de telles insinuations pour la mémoire de Linick. Il laisse implicitement planer le doute sur des motivations idéologique, sur des pressions externes( chantage ) ou des motivations prosaïques ( gains financiers), etc … sans aucune preuve.
Malgré les mérites de Stephen Jones pour étudier le Saint Suaire, sa théorie du piratage informatique conduit à de nombreuses exigences logiques sans aucune garantie, de même qu’il spécule au détriment de l’honneur d’une personne décédée.