
Umberto Ier d’Italie (1844-1900), est un monarque important dans l’histoire de l’Italie. Bien que son règne n’ait pas été directement lié à la recherche scientifique sur le Saint Suaire de Turin, il a eu un rôle indirect significatif dans la préservation et la popularisation de cette relique en autorisant la prise de vue par Secondo Pia en 1898.
Parcours et formation d’Umberto Ier
Umberto Ier, né à Turin en 1844, est le fils de Victor-Emmanuel II, le premier roi de l’Italie unifiée, et de Marie-Adélaïde d’Autriche. En tant que prince héritier, il est éduqué pour assumer le rôle de roi, avec une formation militaire solide. Umberto participe activement à la Troisième Guerre d’Indépendance italienne en 1866, renforçant ainsi son image de monarque guerrier et courageux.
En 1878, à la mort de Victor-Emmanuel II, Umberto devient roi d’Italie. Son règne est marqué par une politique de renforcement de la monarchie italienne et de modernisation du pays, tout en soutenant la dimension religieuse et spirituelle de la nation, malgré les tensions avec l’Église suite à l’annexion des États pontificaux en 1870.
Contribution d’Umberto Ier au Saint Suaire
Le Saint Suaire de Turin a été exposé publiquement en 1868 à l’occasion du mariage du prince héritier Umberto de Savoie avec sa cousine, la princesse Marguerite de Savoie. Cette ostension faisait partie des traditions de la maison de Savoie, qui présentait le linceul lors d’événements marquants, tels que des mariages ou des baptêmes royaux.

Photographie du Saint Suaire :
En 1898, sous son règne, Secondo Pia, un photographe amateur, est autorisé par la Maison de Savoie à photographier le Saint Suaire pour la première fois. ( Voir Noguier de Malijay et Baron Antonio Manno )

Le Massacre de Milan – 6 et 7 Mai 1898
Le règne d’Umberto Ier, qui a débuté en 1878, a été marqué par plusieurs épisodes de répression contre les soulèvements ouvriers et populaires.

L’événement le plus marquant, qui a conduit à son assassinat, est le massacre de Bava Beccaris les 6 et 7 mai 1898, lorsque le général Fiorenzo Bava Beccaris, avec l’approbation tacite du roi, a ordonné l’usage de canons contre une manifestation de travailleurs à Milan, causant de nombreuses victimes. Une partie de la population de Milan débutait une insurrection potentiellement révolutionnaire pour protester contre les conditions de travail et l’augmentation du prix du pain au cours des mois précédents, comme cela s’est également produit dans d’autres villes italiennes
au cours de la même période

Cette répression violente s’est déroulée quelques semaines avant l’exposition générale italienne de 1898 à Turin. Selon le gouvernement, il y aurait eut 118 morts et 450 blessés. L’opposition décompte 400 morts et plus de 2 000 blessés.
Cette répression brutale des émeutes, déclenchées par la faim et la misère, a provoqué une vive indignation. Umberto Ier a non seulement félicité Bava Beccaris pour son action, mais lui a également décerné une médaille. Ce geste a attisé encore davantage la colère des militants anarchistes, pour qui le roi était perçu comme un symbole d’oppression et de violence contre les plus démunis.
assassinat du Roi Umberto Ier – 1900
Umberto Ier, roi d’Italie, a été assassiné le 29 juillet 1900 à Monza par l’anarchiste italien Gaetano Bresci. Cet événement tragique est survenu dans un contexte de tensions sociales et politiques marquées par des inégalités économiques et des répressions violentes de mouvements populaires.

L’assassinat d’Umberto I° par Gaetano Bresci :
Gaetano Bresci, un anarchiste italien émigré aux États-Unis, décide de revenir en Italie pour venger les victimes du massacre de Milan.

Il attend Umberto Ier lors d’un événement public à Monza le 29 juillet 1900. Profitant d’un moment où le roi saluait la foule depuis une voiture découverte, Bresci tire plusieurs coups de feu, touchant mortellement le souverain.
Conséquences de l’assassinat
L’assassinat d’Umberto Ier a eu un impact profond en Italie. Il a mis en lumière les tensions sociales croissantes et l’hostilité envers la monarchie. Son fils, Victor-Emmanuel III, lui succède et adopte une approche plus prudente, tentant d’apaiser certaines des tensions en modernisant le pays et en soutenant certaines réformes sociales, bien qu’il reste lui-même en désaccord avec de nombreux mouvements progressiste
Sources :
- Giudici, P. (1930). Storia d’Italia. Illustration de Tancredi Scarpelli.
- Wikipedia contributors. (n.d.). Moti di Milano. In Wikipedia, L’enciclopedia libera.