William Meacham

William Meacham est né en 1949 aux États-Unis.

Archéologue de formation, il a étudié l’anthropologie et l’archéologie à l’Université de l’Arizona, où il a obtenu un Master en anthropologie. Il a poursuivi sa carrière à Hong Kong, où il s’est installé en 1970 et a mené de nombreuses fouilles archéologiques en Asie, notamment à Hong Kong et Macao.

Ses recherches se sont concentrées sur la préhistoire de l’Asie du Sud-Est et les origines des Austronésiens, devenant une figure importante dans ce domaine également.

Carrière et contributions à la Sindonologie :


Meacham est un spécialiste reconnu de la Sindonologie, la science consacrée à l’étude du Saint Suaire de Turin. Il s’y intéresse depuis les années 1980 et est l’un des rares experts en archéologie à s’être penché sur les aspects scientifiques et historiques de cette relique controversée.

En 1983, il publie un article influent sur le Suaire dans la revue Current Anthropology, ce qui lui vaut une reconnaissance internationale dans le domaine.

En 1986, il est invité par l’Académie Pontificale des Sciences à faire partie d’une commission consultative pour l’analyse du Suaire par datation au carbone 14, marquant ainsi sa première implication officielle dans la recherche scientifique sur le linceul.

controverse de la datation 1988


Meacham a vivement critiqué les résultats de la datation au carbone effectuée en 1988, qui avait daté le Suaire du Moyen Âge. Il a émis des réserves sur la méthodologie et sur les prélèvements effectués, estimant que des facteurs environnementaux pourraient avoir faussé les résultats.

Controverse de la Restauration 2002 :

En 2002, il dénonce avec véhémence la restauration du Suaire de Turin par l’équipe de Mechthild Flury-Lemberg, la qualifiant de « désastre » pour la conservation et la science.

Il reproche aux responsables de cette restauration une absence de consultation avec les experts et des méthodes inadéquates qui, selon lui, ont entraîné la perte de données scientifiques cruciales et endommagé des éléments historiques de la relique.

Voir notre article sur la polémique sur la restauration de 2002

Publications et impact :


Meacham a publié de nombreux articles et ouvrages sur le Saint Suaire, dont The Rape of the Turin Shroud (2005), où il examine les échecs et les controverses entourant la datation au carbone 14 de 1988 et la restauration de 2002.

Il est également l’auteur d’articles dans des revues spécialisées en conservation et a contribué à la littérature sindonologique par son analyse critique et son expertise en archéologie.

Aujourd’hui, bien que résidant toujours à Hong Kong, Meacham reste une voix influente dans le débat sur le Saint Suaire, plaidant pour des approches plus rigoureuses et collaboratives dans l’étude des reliques religieuses.

Sa contribution continue à la sindonologie fait de lui une figure clé pour ceux qui cherchent à comprendre les implications scientifiques et historiques du Suaire de Turin.

Publications :

This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.